Henri d'Almayne

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Henri d'Almayne
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri d'Almayne dans une miniature du XIVe siècle.
Biographie
Dynastie Plantagenêt
Naissance
Abbaye de Hailes, Angleterre
Décès
Viterbe, Italie
Père Richard de Cornouailles
Mère Isabelle le Maréchal
Conjoint Constance de Moncade
Description de l'image Arms of Richard of Cornwall, Earl of Cornwall.svg.

Henri d'Almayne (anglais : Henry of Almain), né le 2 novembre 1235, mort le 13 mars 1271, est le fils de Richard de Cornouailles, comte de Cornouailles, puis roi des Romains, et d'Isabelle le Maréchal.

Son surnom était une déformation d'Allemagne, qu'il portait en raison des prétentions de son père au trône du Saint-Empire romain germanique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sceau d'Henri d'Almayne.
L'église Saint-Sylvestre (San Silvestro) où Henri d'Almayne fut assassiné.

Neveu du roi Henri III d'Angleterre et de Simon de Montfort, il hésita entre les deux camps lors de la révolte des barons, mais opta finalement pour le parti royal. Il fut fait prisonnier par Montfort en 1264 à Lewes, et libéré plus tard.

En 1268, il se croisa avec son cousin Édouard Ier, qui l'envoya de Sicile pour pacifier la province de Gascogne. Il suivit ensuite la route terrestre avec les rois Saint-Louis et Charles Ier de Sicile. Alors qu'ils attendent le reste des troupes à Viterbe, il fut attaqué dans l'église Saint-Sylvestre par ses cousins Guy de Montfort, comte de Nola, et Simon VI de Montfort (en), qui le tuèrent pour venger leur père et leur frère tués à la bataille d'Evesham. Selon le chroniqueur Giovanni Villani, le corps d'Henri fut transféré à Londres et son cœur fut mis dans une coupe d'or que l'on plaça sur une colonne élevée en tête du pont de la Tamise pour rappeler aux Anglais ce sanglant outrage. Son corps est enterré en l'abbaye de Hailes située près de Gloucester.

Henri d'Almayne avait épousé à Windsor, en 1269, Constance de Moncade († 1310), vicomtesse de Marsan et une comtesse titulaire de Bigorre[1]. Cette union ne donne pas de descendance.

Postérité[modifier | modifier le code]

Sa mort est mentionnée par Dante Alighieri dans la Divine Comédie, qui place le meurtrier Guido di Monforte dans le septième cercle des Enfers.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 190-191.