Henri-Joseph de Forestier

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Henri-Joseph de Forestier[1], né en 1787 dans la partie espagnole de Saint-Domingue, Puerto Hincado, mort à Paris 10e le 23 décembre 1872 [2],[3], est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint Pierre délivré de sa prison par un ange, 1828, cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

Henri-Joseph de Forestier est le fils d'un riche planteur français installé dans la partie espagnole de l'île de Saint-Domingue.

Il s'installe à Paris en 1809, peut-être à la suite de la bataille de Palo Hincado et de la défaite des troupes françaises, pour apprendre la peinture auprès de François-André Vincent et de Jacques-Louis David à l’École des beaux-arts de Paris. En 1812 il obtient le 2e prix de Rome pour Ulysse et Télémaque massacrant les poursuivants de Pénélope, et il est lauréat du premier prix de Rome de 1813 pour La Mort de Jacob. Il séjourne au moins deux ans à Rome où il rencontre Théodore Géricault.

Sa production se ralenti à la suite de ses engagements politiques. Lors de l'attentat du 28 juillet 1835 perpétré par Giuseppe Fieschi, il est arrêté et traduit devant la cour des Pairs. Des témoins l'avaient accusé d'avoir dit le 27 juillet 1835 pendant le service funèbre des victimes de juillet 1830 auquel il assistait en tant que garde national : « Une personne à qui le Roi aurait retiré ses moyens d'existence pourrait l'assassiner : ce ne serait point un crime ; ce serait un acte de courage ; mais il faudrait faire le sacrifice de sa vie ». Il répondit qu'il n'avait pas tenu de tels propos et les témoins qui l'avaient entendu dirent qu'il était incapable de prêter main-forte à un crime[4].

Après la révolution de 1848, Henri-Joseph de Forestier est élu colonel de la 6e légion de la Garde nationale. Patriote engagé, il participe à la journée du 13 juin 1849, est arrêté au Conservatoire national des arts et métiers et est envoyé avec ses camarades devant la haute cour siégeant à Versailles. Il est acquitté le 14 novembre 1849[5].

Henri-Joseph de Forestier est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 15 janvier 1832.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Mort de Jacob, 1813, musée de Cahors Henri-Martin
  • Torse d'homme, 1813, musée de Cahors Henri-Martin
  • Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, 1817, musée de Cahors Henri-Martin
  • Colère de Saül contre David, vers 1817, Baltimore Museum of Art
  • Ecce Homo, Salon de 1819
  • Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, Salon de 1827, réexposé en 1855, musée de Cahors Henri-Martin
  • Saint Pierre délivré de sa prison par un ange, Salon de 1827, cathédrale Saint-Pierre de Rennes
  • Saint Front, Salon de 1827
  • Saint Front va prêcher le christianisme, il invoque le saint Esprit, Salon de 1831
  • Le Samaritaine, Salon de 1835
  • Les funérailles de Guillaume le Conquérant, Salon de 1841, musée des beaux-arts de Caen (œuvre détruite)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, p. 565, Librairie Renouard, Paris, 1882 Gallica

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Henri-Joseph de Forestier, décède le 23 décembre 1872, il habite rue de Lancry, n° 34, il est inhumé au Père-Lachaise, son enterrement[6] ne cite aucun parents. Il n’est pas marié, mais il a une fille naturelle, Lucie Laouenan, qu’il protège par testament. Par ses testaments et le procès[7] qui suivit (voir aussi Gazette des Tribunaux 12 juin 1875, page 1) nous avons des informations sur ses origines familiales. Dans son testament il cite Damonville, son seul parent qu’il connaisse, et qui habite Versailles, rue d’Anjou, n° 78, il s’agit de Raoul-Ernest D’Amonville des Nots, qui décède le 17 février 1898 à Versailles,[8] qui est le fils de Benjamin D’Amonville et le petit-fils de Thérèse-Euphrasie Leforestier  épouse de Frédéric-Jérôme Damonville, mariés en 1750. Thérèse-Euphrasie Leforestier étant la fille d’Henri-François le Forestier de la Haye-le-Comte, garde du corps du roi, (Source : Nobiliaire de Normandie par de Magny)[9]. Henri-Joseph de Forestier serait donc un descendant (ou un petit-neveu) d’Henri-François le Forestier de la Haye-le-Comte, garde du corps du roi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve aussi Henri Joseph Forestier, Henri Joseph Le Forestier, Joseph-Henri Deforestier, etc., sur son dossier comme client du notaire Gauthier (étude XCIV des Archives nationales) on trouve cependant "Joseph Henry de Forestier", né le 18 février 1785. À noter aussi que sur le même dossier, conservé aux Archives nationales, son père se nomme "Henry Joseph de Forestier" (il était capitaine des carabiniers à Port-au-Prince en 1784).
  2. Acte de décès de Joseph-Henri de Forestier sur le site des Archives de Paris 10e, vue 17/26, acte n° 4725
  3. Mort d'Henri-Joseph Forestier « Le Rappel » 28 décembre 1872
  4. Comte de Portalis, Rapport fait à la Cour des Pairs - Attentat du 28 juillet 1835, p. 422, Imprimerie royale, Paris, 1835 Texte
  5. Procès des accusés du 13 juin 1849 devant la Haute-Cour de justice, Paris, 1849 Texte
  6. « Etat civil d'artistes français; billets d'enterrement ou de décès depuis 1823 jusqu'à nos jours ; Hubert Lavigne ; 1881 » pages 111 et 112
  7. « Bulletin de la Cour impériale de Paris 1877» pages 652 à 656
  8. Archives départementales des Yvelines, comune de Versailles, acte n° 196
  9. « Nobiliaire de Normandie. Tome 2 ; de Magny » page 412

Liens externes[modifier | modifier le code]