Hallyuwood

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Séoul, cœur de Hallyuwood, l'industrie cinématographique sud-coréenne, peut-être la plus dynamique d'Asie.

Hallyuwood est le surnom donné à l'industrie cinématographique de Corée du Sud. Le terme « hallyu » est utilisé pour désigner le phénomène culturel coréen dans le cinéma, la musique pop et les séries TV, qui touche aujourd'hui tous les pays d'Asie orientale, et même au-delà. L'expression est prononcée pour la première fois en 2010 sur CNN[1].

Hallyuwood (Corée du Sud), Hollywood (États-Unis), et Bollywood (Inde) sont actuellement considérés comme les trois industries cinématographiques les plus influentes du monde [2],[3]. Le terme « Hallyuwood » est maintenant utilisé dans divers articles de presse, journaux[4],[5],[6],[7], livres[8],[9],[10],[11],[12] et congrès culturel[13] pour désigner les personnes, lieux et événements liés à la vague coréenne[14] tel qu'une « Allée des célébrités de Hallyuwood » prévue dans le quartier chic de Gangnam à Séoul[15] ou un plat bibimbap baptisé Bibigo : L'espoir de Hallyuwood[16].

Certains réalisateurs de Hallyuwood, dont les plus notables sont Park Chan-wook, Kim Jee-woon et Bong Joon-ho, ont fait un passage à Hollywood en réalisant chacun un film en anglais : Le Dernier Rempart (2013) avec Arnold Schwarzenegger pour Kim Jee-woon, Stoker (2013) avec Nicole Kidman pour Park Chan-wook, et Le Transperceneige (2013) avec Chris Evans pour Bong Joon-ho[17].

La chaîne Discovery Channel a diffusé un documentaire intitulé À la recherche de Hallyuwood[18],[19] avec l'acteur Sean Richard Dulake (en) rencontrant des chanteurs, acteurs, réalisateurs, et producteurs sud-coréens pour comprendre ce qui est particulier dans la musique, les films et les séries TV coréennes, et comment ils ont trouvé le succès chez un public étranger[20].

À l'exception possible de Bollywood en Inde, l'industrie cinématographique coréenne semble être la plus dynamique d'Asie, grâce au soutien du gouvernement qui s'est révélé crucial dans les années 1990. Cela illustre les relations particulières du gouvernement et du secteur privé avec la production de films coréens[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lara Farrar, « 'Korean Wave' of pop culture sweeps across Asia », CNN,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Pankaj Mohan, « Tracing ancient roots of hallyu », Korea Times,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Seong-kon Kim, « Between Hollywood and Hallyuwood », The Korea Herald,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Theodore Hughes, « Planet Hallyuwood: Imaging the Korean War », Acta Koreana, vol. 14, no 1,‎ , p. 197
  5. (en) Brian Yecies et Ae-Gyung Shim, « Hallyuwood Down Under: the new Korean cinema and Australia, 1996-2007 », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Brian Yecies, « Inroads for cultural traffic: breeding Korea’s cinematiger », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Brian Yecies et Ae-Gyung Shim, « Contemporary Korean Cinema: Challenges and the Transformation of ‘Planet Hallyuwood’ », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  8. Brian Yecies et Ae-Gyung Shim, Korea’s Occupied Cinemas, 1893-1948: The Untold History of the Film Industry, Routledge, , 21– p. (ISBN 978-1-136-67473-0, lire en ligne)
  9. Stephen Teo, The Asian Cinematic Experience, Routledge, , 177– p. (ISBN 978-1-136-29608-6, lire en ligne)
  10. Marie Soderberg, Changing Power Relations in Northeast Asia: Implications for Relations Between Japan and South Korea, Taylor & Francis, , 114– p. (ISBN 978-1-136-84330-3, lire en ligne)
  11. Jonathan Hopfner, Moon Living Abroad in South Korea, Avalon Travel, , 45– p. (ISBN 978-1-59880-524-6, lire en ligne)
  12. Bryan S. Turner, The Routledge International Handbook of Globalization Studies, Routledge, , 461– p. (ISBN 978-1-135-87883-2, lire en ligne)
  13. (en) Puzhong Hu, « Hallyuwood: Korean Screen Culture Goes Global »
  14. (en) Na-rim Byun, « Right Here, It’s HallyuWood! », The KNU Times,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Jennifer Cox, « The Guardian », The Guardian, London,‎ (lire en ligne)
  16. (en) « Seoul's 5 best bibimbap », CNN,‎ (lire en ligne)
  17. (en) Phoebe Eaton, « The Reincarnation of Seoul », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « Finding Hallyuwood », ibuzzkorea
  19. (en) « Korea Next » [archive du ], Discovery Channel
  20. (en) « K-pop, kimchi, k-dramas and everything in between », The Philippine Star,‎ (lire en ligne)
  21. (en) Bayani, Jr. San Diego, « Hurrah for Korea’s ‘Hallyu’-wood wave », Philippine Daily Inquirer,‎ (lire en ligne)