Gyropode

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Gyropode
Gyropode
Gyropodes Segway « i2 » stationnés.

Utilisation
Utilisation transport personnel
Années Depuis 2001
Caractéristiques
Énergie électrique
Poids à vide Environ 50 kg

Un gyropode ou transporteur personnel est un « véhicule électrique monoplace, constitué d’une plateforme munie de deux roues parallèles sur laquelle l’utilisateur se tient debout, d’un système de stabilisation gyroscopique et souvent d’un manche de maintien et de conduite »[1].

Origine du terme[modifier | modifier le code]

Dean Kamen
Dean Kamen, un des inventeurs du gyropode[2].

Le terme « gyropode », du grec γῦρος / gỹros, « cercle » et ποδός / podos, « pied », est issu de discussions de François Coenen et Bertrand de La Tour d'Auvergne le et a été utilisé la première fois dans les Cahiers de la Ligue urbaine et rurale du 2e trimestre 2007.[réf. nécessaire]

Il a été repris en France par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel le [3].

L'appellation anglaise est dicycle.

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le système est équipé d'une batterie lui permettant d'avancer, et dont la durée de déchargement conditionne la capacité d'autonomie du gyropode. Un gyropode détecte l’inclinaison du corps, son déplacement vers l’avant ou l’arrière et celui de gauche à droite grâce à des capteurs, des gyroscopes qui permettent la stabilisation, des Microprocesseurs et des logiciels qui servent au traitement des informations. Ainsi, le gyropode peut se rééquilibrer et adapter sa vitesse et sa direction en fonction du mouvement de son utilisateur.[4]

Les accélérations trop rapides ou non anticipées, ainsi que les irrégularités du sol, sont un facteur de risque de chute[5].

Aspects juridiques et techniques[modifier | modifier le code]

En France, l'utilisation d'un gyropode sur les trottoirs n’est pas totalement interdite, il suffit que les maires le tolèrent à une vitesse de 6 km/h, vitesse d’un piéton. Certaines municipalités la refusent comme celle de Paris car les trottoirs sont trop petits pour accueillir, les nouveaux engins de déplacements personnels motorisés ainsi que les piétons.

Depuis le , la loi a intégré dans le code de la route les EDPM « engins de déplacement personnel motorisés », ce dernier vient mettre un terme au flou juridique et vise principalement les trottinettes beaucoup trop visibles et dérangeantes.

Les pistes cyclables offrent un maximum de garantie en termes de sécurité par rapport aux bandes cyclables qui restent majoritairement les plus nombreuses car elles sont directement intégrées sur les voies routières. L’utilisation des routes est donc acceptés, le port du casque est obligatoire hors agglomération. En ville l'utilisation des sas devant les feux rouges leur sont réservés et fortement conseillés.

Le gyropode peut être utilisé pour les plus de 14 ans, ainsi Gyrozone - Big Basques proposent des initiations et formations sur des modèles adaptés aux moins de 14 ans INMOTION R1ex, R2, E2 et E3 pour des poids de 20 kg.

Les équipements de sécurité tels que les casques, genouillères, coudières, lumière avant / arrière et avertisseur sonore sont obligatoires ainsi que son utilisation pour une seule personne uniquement sous peine d’une amende de première et deuxième classe.

Ce type de véhicule permet de se déplacer trois fois plus vite qu’un piéton. Avec 18 km/h, cet engin silencieux et sans émission de polluant est un atout pour cette société en perpétuelle évolution de mobilité.

L’enjeu de notre époque sera de cohabiter tous ensemble sur les domaines publics.

Développement[modifier | modifier le code]

Policières de Chicago à gyropode.

Le premier gyropode est le Segway TPi167[6]. Ce type de véhicule électrique est issu de la technologie d’équilibre dynamique sur deux roues parallèles et coaxiales inventée par Dean L. Kamen, Susan D Dastous, Robert Duggan et G. Michael Guay en 2000[2], technologie qui a notamment permis la mise en place sur le marché du premier fauteuil roulant électrique à six roues, le IBot, sorti en collaboration entre la marque Toyota et Dean Kamen[6]. Ce fauteuil a la particularité de permettre de monter des escaliers et de pouvoir circuler sur tout type de terrain.

En 2010, Chris Krohne, un industriel allemand, met au point un gyropode au nom d'« Ewee ». La marque Segway a à ce jour commercialisé neuf modèles de gyropodes. Les sept premiers modèles sont sortis entre 2001 et 2006. Après 2006, sortent le TPi2 et le TPx2, deux modèles de Segway basés sur des nouvelles technologies directionnelles et de commandes à distance avec l'instauration du système Bluetooth[6].

Depuis 2011, à la firme chinoise Robstep fabrique le gyropode Robin-M1, pesant 18,5 kg, avec une autonomie de 20 km[7], et qui trouve sa place dans le coffre d'une voiture. Une gamme ultérieure commercialisée en 2013 affiche une autonomie de 30 km avec une vitesse de 18 km/h[8].[pertinence contestée]

En 2014 apparaissent des gyropodes de nouvelle génération, plus compacts, au design plus travaillé, enrichis de nouvelles fonctionnalités.

D'autres marques comme Honda et Toyota s’intéressent à cette technologie et se positionnent sur ce marché, via des concepts tel que le Winglet (gamme de gyropodes plus légers), dont l'utilisation est testée expérimentalement au Japon par Toyota de 2016 à 2017 sur les voies piétonnes, après autorisation par le gouvernement japonais[9].

En France[modifier | modifier le code]

Le gyropode est considéré par la réglementation européenne[10] comme un véhicule non motorisé s'il est conduit par un piéton ou s'il est limité par construction à 6 km/h. Jusqu'au , seule une note du ministère des Transports indique que le gyropode ne peut être utilisé en agglomération que sur les trottoirs et aires piétonnes, sous réserve d'une vitesse maximale de 6 km/h[11]. A partir du , le gyropode est classé dans la catégorie des EDPM - engins de déplacement personnel motorisés. Ses caractéristiques techniques et ses conditions de circulation sont régies par le décret n° 2019-1082 du (paru au Journal Officiel de la République Française le ), relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel.[12]


Utilisation spécifique[modifier | modifier le code]

En France, le gyropode se démocratise de plus en plus pouvant même atteindre le secteur des services publics, en particulier au sein des forces de l’ordre nationales ou municipales. En effet cet appareil est adapté à l'environnement urbain dense de part sa maniabilité et l'image positive auprès du public de l'appareil et car l'appareil s'accorde avec les besoins des forces de police, tout en étant silencieux et écologique. C'est la ville de Nice qui fut la première à avoir officiellement une brigade de police municipale en gyropode (segway). En 2008, la ville avait procédé aux premières expérimentation par rapport à cette brigade et ces test fut concluant. Ils avaient notamment été testé pour: patrouilles, surveillance des foules, sécurité des personnes, renseignements d'usagers ou circulation. Pour cette nouvelle brigade, la marque Segway a même crée une version spéciale de son gyropode, baptisée " Patroller ", et dont la ville de Nice sera la première équipée dans le monde. Ce nouveau gyroscope possède par exemple des éclairages avant et arrière, des gyrophares et une sacoche pour facilité le travail des force de l'ordre.

Dans le monde, plus de 1000 brigades de police utilisent déjà couramment les gyropodes.[13]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie et publié au Journal officiel de la République française le 26 mai 2009 ; cf. portail FranceTerme.
  2. a et b (en) « Fault tolerant architecture for a personal vehicle » (consulté le 24 juin 2016).
  3. JORF no 0120, 26 mai 2009, p. 8729, texte no 110.
  4. http://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/juniors/lactu-des-juniors/de-droles-dengins-pour-rouler-smart/
  5. « Gyropodes et autres engins électriques sont-ils menacés ? », sur transportshaker-wavestone.com,
  6. a b et c « Définition de gyropode : terminologie et chronologie du 1er NVEI », Gyropodus.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2018).
  7. « Robstep Specification », sur robstep.co.uk (consulté le 23 novembre 2016)
  8. « Wind Rover Off-Road », sur wind-rover.com (consulté le 23 novembre 2016)
  9. « Toyota déploie ses gyropodes Winglet parmi les piétons », sur automobile-entreprise.com, .
  10. « EUR-Lex - 32002L0024 - FR », sur eur-lex.europa.eu (consulté le 5 juillet 2017)
  11. Courrier du ministère des Transports, sur ninebot-france.com (consulté le 5 mai 2016).
  12. « Décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel » (consulté le 25 octobre 2019)
  13. « Nice : première brigade de police municipale en Segway », sur Génération-NT (consulté le 14 mai 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]