Gyroroue

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Gyroroue vu de face.

La gyroroue ou monocycle électrique ou mono-roue électrique est un engin individuel de déplacement urbain.

Historique[modifier | modifier le code]

Le monocycle électrique a été inventé par deux Francais, Janick et Marc Simeray en 2005. Ils ont accordé une licence de leur brevet américain US8616313 sous contrat à la société Inventist en 2011, qui l'a exploité sous la marque Solowheel[1],[2],[3].

Depuis, des marques concurrentes sont apparues, dont Ninebot, GotWay, Kingsong, Inmotion[4],[5] ou encore Rockwheel[6].

Description[modifier | modifier le code]

Un exemple d'utilisation de la gyroroue dans Paris.

La gyroroue est composée d'une roue carénée dotée de capteurs et d'un moteur gyroscopique, de deux marchepieds escamotables, et d'une batterie rechargeable sur secteur. Il fonctionne sur le même principe technique que le gyropode, dont il se distingue par l'absence de guidon et par une roue unique : lorsque l'utilisateur se penche en avant, le moteur se met en marche afin de compenser le déséquilibre, ce qui fait avancer la roue. La vitesse est d'autant plus grande que l'inclinaison est prononcée.

La direction de la trajectoire est assurée par des pressions des mollets sur la roue[7]. Initialement, sa vitesse était limitée à 16 km/h[réf. souhaitée]. En 2016, certains modèles de roues sont capables de dépasser les 40 km/h (et jusqu'à 55 km/h max avec la Monster[8]) par construction (tel que les marques Inmotion et Gotway) et circulent sur voie publique, bien souvent en l'absence d'une législation claire concernant cette catégorie d'engins dans la plupart des pays. Certains constructeurs tel que Ninebot expliquent avoir bridé leurs produits par construction en dessous de 25 km/h, ceux-ci n'étant pas clairement considérés en France comme des véhicules terrestres motorisés[9].

Législation[modifier | modifier le code]

Législation en Belgique :

Depuis le  :

Sur la route, la loi autorise les usagers des gyroroues à rouler jusqu'à 18 km/h (considéré comme cyclistes). Sur le trottoir, les usagers ne peuvent pas dépasser les 6 km/h (considéré comme piétons)[10].

Législation en France :

Malgré une vitesse maximum de 24 km/h imposée aux fabricants, les gyroroues ne peuvent pas circuler sur les routes : Articles R. 412-(34 à 43)[11]. Sur le trottoir, les usagers ne peuvent pas dépasser les 6 km/h (considéré comme piétons)[12].

Législation en Suisse :

Les gyroroues ne peuvent pas circuler sur la voie publique[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Motorized transport vehicle for a pedestrian, (lire en ligne)
  2. (en) « agreement chen without performences from 03 2011 to 03 2014.pdf », sur Dropbox (consulté le 19 juin 2018)
  3. « Solowheel, une roue électrique pour circuler en ville », sur Le Monde.fr, (consulté le 19 juin 2018)
  4. « Cinq questions sur la roue électrique, le nouveau joujou qui envahit les trottoirs » sur Francetvinfo.fr, 5 octobre 2015, lire en ligne.
  5. « Site web Inmotion »
  6. « La GT16, un modèle Rockwheel pour le offroad ultra performant », Gyropodus.Fr,‎ (lire en ligne)
  7. « On a testé le Solowheel, le monocycle électrique » sur leparisien.fr, 28 mars 2013, lire en ligne.
  8. « Les modèles de gyroroues les plus rapides du monde », Gyropodus.fr,‎ (lire en ligne)
  9. Pourquoi les véhicules Ninebot ne dépassent pas 25 km/h ? sur ninebot-france.com
  10. « Code de la route (Belgique) »
  11. La réglementation des gyroroues - Code de la route en France, Le Reviewer
  12. Pascale Krémer, « L’étonnante trajectoire de la gyroroue électrique », sur Le Monde.fr, (consulté le 19 juin 2018)
  13. « Airwheels et autres », sur www.tcs.ch (consulté le 29 août 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]