Grandeur nature (film, 1974)

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Grandeur nature
Réalisation Luis García Berlanga
Scénario Rafael Azcona
Jean-Claude Carrière (dialogues)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Italie Italie
Durée 101 minutes
Sortie 1974


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Grandeur nature est un film franco-italo-espagnol de Luis García Berlanga, sorti en 1974.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un chirurgien-dentiste commande une poupée gonflable dont il s'éprend passionnément. Son épouse et ses amis le croient atteint par la folie. Un jour, il s'aperçoit que la poupée est « utilisée » par d'autres. Rageusement, mais en pure perte, il essaie de la tuer. Son désespoir le conduit à se jeter avec elle dans la Seine. Il se noie, tandis que la poupée remonte à la surface...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Tourné au cours des dernières années du franquisme, Grandeur nature fut interdit de distribution en Espagne jusqu'en 1977. Le scénario, dû au réalisateur en collaboration avec Rafael Azcona, est marqué par les conceptions artistiques de Pierre Molinier (1900-1976). L'exploitation du film s'est heurtée à bien des incompréhensions. Ainsi, en Grande-Bretagne, il a été diffusé dans le circuit des salles pornographiques. En Italie, il a suscité une manifestation de féministes qui accusèrent le film de présenter la femme comme un objet. D'autres femmes le défendirent pourtant[1].

Luis García Berlanga décrit Grandeur nature de la façon suivante : « Il s'agit d'un film ambigu et qui, par conséquent, est susceptible de multiples interprétations qui s'opposent parfois. C'est essentiellement un discours sur la solitude. Mais non sur la solitude au sens traditionnel. La solitude comme but, comme état idéal dont on peut penser qu'il est heureux et créatif, ou bien même la solitude pour échapper aux agressions de la vie contemporaine. Mais on ne peut atteindre ce stade [...] à cause de la nostalgie de la vie communautaire de la société bourgeoise. Nous sommes assaillis par ses fantômes [...] et nous ne réussissons pas à nous en délivrer. »[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in : E. Larraz, Le cinéma espagnol, des origines à nos jours, préface de L. G. Berlanga, Les Éditions du Cerf, Paris, 1986.
  2. Entretien pour Il Messaggero, reproduit à la fin du scénario de Tamaño natural (Grandeur nature), éd. Sedmay, Madrid, 1976.

Liens externes[modifier | modifier le code]