Giovanni Giocondo

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Bas-relief de la façade de la Loggia del Consiglio de Vérone, communément considéré comme le portrait de Fra Giocondo
Fontego dei Tedeschi, à Venise œuvre de Giovanni Giocondo

Fra Giovanni Giocondo ou Fra'Iacando[1] (vers 1433, Vérone[2] - vers 1515) est un architecte, antiquaire, archéologue et érudit italien surtout connu pour avoir édité l'une des premières versions imprimées du De Architectura de Vitruve.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1472, Giovanni Giocondo prépara la première édition des agronomes latins, un volume intitulé Libri de re rustica.

En 1495, il entra au service du roi de France Charles VIII. Il est alors un vieux dominicain de plus de 60 ans, connu aussi par son nom français Jean Joconde. Il vécut une dizaine d'années en France, au château d'Amboise (avec ses fontaines et jardins) et à Paris où il donnait des cours sur Vitruve. Il était l'architecte du Pont Notre-Dame [3].

Il apporte son concours à la réalisation de plusieurs bâtiments en France[4] :

La république de Venise le chargea en 1509 de concevoir le système défensif de la place forte de Padoue. Il fit ouvrir les enceintes médiévales et entourer la ville d'un large fossé qu'on pouvait contrôler par des tirs croisés depuis des batteries postées sur des plates-formes avancées de part et d'autre du fossé. Constatant que leurs canons avaient peu d'effet sur ces ouvrages bas, les Français et leurs alliés entreprirent une série d'assauts aussi sanglants que vains, puis durent se replier.

En 1511, il publia la première édition illustrée du De architectura de Vitruve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vasari
  2. Amerigo Vespucci (Traduction et notes de Jean Paul Duviols), Le nouveau monde: les voyages d'Amerigo Vespucci (1497-1504), Chandeigne, (lire en ligne), p. 264
  3. Sur Fra Giocondo replacé dans le contexte de la France des années 1500, voir : France 1500, entre Moyen Âge et Renaissance, catalogue d'exposition du Grand Palais, Paris, RMN, 2010, p. 66 (pont Notre-Dame), 69 (jardins des châteaux), 98 (départ de Guido Mazzoni et de Fra Giocondo de la Touraine vers Paris).
  4. Hélène Rousteau-Chambon, La Chambre des comptes de Jean-Baptiste Ceineray, dans Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 2001, tome 108, no 4, p. 81-98 (lire en ligne)
  5. Sylvie Daubresse, Le parlement de Paris, ou, La voix de la raison: (1559-1589), Librairie Droz, Genève, 2005 p. 11 (ISBN 978-2-600-00988-1) (lire en ligne)
  6. Remarque : Plusieurs historiens, dont M. Dulaure, reprenant un distique de Sannazar, ont prétendu que le Petit-Pont avait été détruit en 1499 et reconstruit par Giovanni Giocondo. En fait le pont construit en 1409 a été détruit par un incendie en 1718.
  7. Ville d'Amboise : L’Hôtel Joyeuse

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Niceron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, vol. 30, Paris, Brassion, (lire en ligne)
  • Biographie universelle, ancienne et moderne, tome 17, chez L. G. Michaud imprimeur-libraire, Paris, 1816, p. 397-402 (lire en ligne)
  • Giorgio Vasari (trad. Léopold Leclanché), Vies des peintres, sculpteurs et architectes, vol. 8, Paris, Just Tessier, (lire en ligne), p. 1-24
  • Adolfo Tura, Fra Giocondo & les textes français de géométrie pratique, Librairie Droz, coll. « Hautes études médiévales et modernes », (ISBN 978-2600013468)

Articles connexes[modifier | modifier le code]