Gilles Vaillancourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vaillancourt.

Gilles Vaillancourt
Illustration.
Fonctions
Maire de Laval
Prédécesseur Claude Ulysse Lefebvre
Successeur Alexandre Duplessis (intérim),
Marc Demers
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Laval-des-Rapides
Parti politique Parti PRO des Lavallois

Gilles Vaillancourt, né le 9 janvier 1941 à Laval-des-Rapides, est un homme politique québécois. Après avoir dominé la scène politique Laval entre 1989 et 2012 en tant que maire, il est reconnu coupable de fraude en 2016[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il siège d'abord au conseil de la ville de Laval en 1973 comme échevin du district Laval-des-Rapides dans le parti du maire Lucien Paiement, puis, en 1980, dans le Parti du ralliement officiel (P.R.O. de Laval) du maire Claude U. Lefebvre. En 1989, il succède à Lefebvre comme maire et comme dirigeant du parti.

Gilles Vaillancourt est président de l'Union des municipalités du Québec de 1995 à 1997. Il est réélu maire en 1997, 2001, 2005 et en 2009 avec une majorité de candidats. Sous ses mandats administratifs commence la construction du métro de Laval.

En 2007, le gouvernement du Québec, via le conseil des ministres de Jean Charest, le nomme membre du CA d'Hydro-Québec. Il sera remercié en 2010.

Lors des élections du 6 novembre 2005, Gilles Vaillancourt est réélu avec une forte majorité (74,61 % contre 16 % pour sa plus proche opposante, Audrey Boisvert, une jeune étudiante de 18 ans). Mademoiselle Boisvert était alliée avec M. Sylvain A. Trottier, candidat de 19 ans au poste de conseiller municipal dans le district de Sainte-Dorothée. Il a reçu 22 % des voix contre M. Pierre Cléroux, candidat de l'équipe de Vaillancourt.

Lors de l'élection du 1er novembre 2009, Gilles Vaillancourt a été réélu avec une majorité de 61,3 %, devant Lydia Aboulian, candidate à la mairie pour le Mouvement lavallois.

Condamnation pour corruption[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commission Charbonneau.

Le 4 octobre 2012, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) fait des perquisitions à la résidence du maire, à l'hôtel de ville et dans deux autres établissements de la ville de Laval. Ces perquisitions ont lieu dans le cadre d'une vaste enquête sur l'attribution de contrats mêlant des chefs d'entreprises à la mafia, pour lesquels auraient été détourné des dizaines de millions de dollars de fonds publics[2]. Le lendemain, l'UPAC fait une nouvelle perquisition dans un immeuble du chemin des Cageux, à Laval, où Gilles Vaillancourt résiderait aussi. Le 24 octobre 2012, l'escouade Marteau procède à de nouvelles perquisitions visant Vaillancourt. Des policiers de la Sûreté du Québec ont ainsi perquisitionné plus de 10 coffrets de sûreté que louait M. Vaillancourt dans des établissements financiers. Plus tard, en fin de journée, il se retire temporairement de son poste de maire pour des raisons de santé.

Le 9 novembre 2012, il quitte ses fonctions[3]. Le 9 mai 2013, le maire Vaillancourt est arrêté par l'UPAC, et avec lui un riche entrepreneur soupçonné de connivence avec la mafia[4]. Il fait face à des accusations de gangstérisme, de complot, de fraude et de corruption[5]. Reconnu coupable le 1 décembre 2016, il est condamné à restituer 8,5 millions de dollars et fait également l'objet d'une condamnation de 6 ans d'incarcération [6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Vaillancourt écope de six ans de prison
  2. Article du Soleil, « Perquisition chez le maire de Laval »
  3. Brian Myles, « Gilles Vaillancourt quitte son poste », Le Devoir,
  4. Fabrice de Pierrebourg, « UPAC: Gilles Vaillancourt et Tony Accurso sont arrêtés », La Presse,
  5. Isabelle Richer, « Gilles Vaillancourt pourra aller en vacances », Radio-Canada,
  6. « L'ex-maire de la 3e ville du Québec coupable de détournements de fonds publics », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]