Giacomo Bartolomeo Beccari

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Jacopo Bartolomeo Beccari
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Giacomo Bartolomeo Beccari, médecin et naturaliste italien (1682-1766). Son principal ouvrage est Consulta medica, 1777-1781, 3 volumes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giacomo Bartolomeo Beccari naquit à Bologne, le 25 juillet 1682, et y fit ses études sous les jésuites. Il se sentit de bonne heure porté vers les sciences naturelles, et surtout vers la physique expérimentale. Après sa philosophie, il fit son cours de médecine, et fut reçu, en 1704, docteur dans l’une et l’autre faculté. Une académie savante, nommée des Inquieti, dont il était membre, et où il avait pour confrères des hommes tels que Morgagni et Manfredi, avait le défaut d’être trop attachée aux formes scolastiques, et de renfermer ses travaux dans un cercle trop étroit. Il s’y fit une réforme, dont lui et ses deux savants amis furent les principaux auteurs. On élut douze académiciens, ordinaires, entres lesquels furent partagées l’histoire naturelle, la chimie, l’anatomie, la médecine, la physique et les mathématiques. L’histoire naturelle échut à Beccari, et il justifia ce choix par ses travaux. Cette académie des Inquieti fut le berceau du célèbre institut fondé à Bologne en 1711 par le comte Luigi Ferdinando Marsigli, et dans lequel Beccari fut nommé professeur de physique. Ce grand établissement, que Fontenelle (Éloge de Marsigli) compare à l’Atlantide du chancelier Bacon, ouvrit ses cours en 1714 ; Beccari y commença le sien, et fit construire plusieurs machines qui manquaient à la riche collection donnée à l’institut par Marsigli. Il exerçait cependant avec succès la médecine, et faisait chez lui des cours de cette science et de philosophie, qui étaient aussi suivis que ceux de l’institut même. Une maladie violente et dangereuse, dont il fut atteint en 1718, les interrompit pendant huit mois ; mais il les reprit ensuite avec une nouvelle ardeur. Il était lié d’amitié avec les savants les plus célèbres, entre autres avec le grand anatomiste Morgagni et le célèbre astronome et poète Eustachio Manfredi. Ses liaisons scientifiques s’étendaient hors de l’Italie ; et ce fut après avoir correspondu avec des membres de la Royal Society de Londres, sur des questions de physique transcendante, qu’il y fut reçu en 1728. Il avait été élu en 1723, président, non de l’institut même, mais de l’Académie des sciences de l’institut, ce qui est très-différent, place vacante par la mort du célèbre anatomiste Antonio Maria Valsalva. Le président de l’institut, Matteo Bazzano, étant mort en 1750, cette place honorable fut donnée à Beccari, après un concours qui fut ouvert pendant quatre mois. Il s’occupa aussitôt de faire adopter des règlements utiles qui ont subsisté jusqu’à ces derniers temps. Il ne discontinua point pour cela ses leçons de chimie, science qu’il professait alors à l’institut, et ne cessa d’enseigner que lorsque l’extrême vieillesse lui eut ôté toutes ses forces. Il mourut universellement aimé et regretté, le 18 janvier 1766.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Lettera al cavalier Tommaso Derham intorno la meteora chiamata foco fatuo, imprimée d’abord dans les Philosophical Transactions of the Royal Society, ensuite dans un recueil traduit de ces mêmes Transactions, depuis l’année 1720 jusqu’à 1730, par le même chevalier Derham, à qui elle était adressée, t. 5, Naples, 1734, in-4°.
  • Dissertatio meteorologico-medica, in qua æris temperies et morbi Bononiæ grassantes annis 1729 et sequenti describuntur, dans le 5e volume des Actes de l’Académie des Curieux de la Nature.
  • Parere intorno al taglio della macchia di Viareggio, Lucques, 1739, in-4°.
  • De longis jejuniis Dissertatio. Le cardinal Lambertini, occupé d’un ouvrage sur les miracles qui peuvent donner à ceux qui les ont faits une place parmi les saints, avait consulté l’Académie de l’institut sur la question de savoir s’il fallait regarder comme un miracle la longue abstinence de toute nourriture ; Beccari fut chargé de la réponse. Elle est contenue dans cette dissertation, où il prouve, par l’expérience et le raisonnement, qu’un homme peut jeûner entièrement pendant une semaine, même pendant un mois ; que ces longues abstinences, ou sont des maladies, ou doivent en produire ; d’où il conclut que le jeûne le plus prolongé, s’il est accompagné de quelque dérangement de santé, n’est point un miracle. Cet opuscule est imprimé dans l’appendix de la 1re partie du livre 4 de l’ouvrage du cardinal Prospero Lambertini, De Servorum Dei Beatificatione et beatorum Canonizatione, Padoue, 1743, in-fol.
  • De quamplurimis phosphoris nunc primum detectis Commentarius, Bologne, 1744, in-4° ;
  • De quamplurimis phosphoris Commentarius alter, dans le t. 2, part. 2, des Commentarii de Bononiensi scientiarum et artium instituto atque academia.
  • Dans le recueil de ces mêmes commentaires, on trouve plusieurs opuscules de Beccari, tels que De Motu intestino corporum fluidorum, t. 1er ; De medicatis Recobarii Aquis, t. 5 ; De Lacte, t. 4, etc.
  • Des consultations médicales et médico-légales, etc. Il a de plus laissé un grand nombre de dissertations et d’autres opuscules, restés en manuscrit à Bologne, dans la bibliothèque de l’institut.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]