Gessopalena

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Gessopalena
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Abruzzo.svg Abruzzes 
Province Chieti 
Code postal 66010
Code ISTAT 069040
Code cadastral D996
Préfixe tel. 0872
Démographie
Gentilé gessani
Population 1 614 hab. (31-12-2010[1])
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 03′ 00″ nord, 14° 16′ 00″ est
Altitude Min. 644 m – Max. 644 m
Superficie 3 100 ha = 31 km2
Divers
Saint patron San Valentino
Localisation

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Gessopalena

Gessopalena est une commune de la province de Chieti dans les Abruzzes en Italie qui fait partie de la Comunità montana Aventino-Medio Sangro (intercommunalité). Proche de l'Adriatique, le village fait face à la Majella (ou Maiella), une montagne sacrée dans la culture et le folklore local. Le nom de Gessopalena dérive de la particularité de la ressource locale longtemps utilisée pour les constructions, le "gesso" (gypse ou craie en français) et de l'origine des populations pré-romaines, les "Peligni". Le "Vieux village" ou "Paese Vecchio", détruit durant la Seconde guerre mondiale, témoigne encore aujourd'hui de cette tradition architecturale. Les habitants de Gessopalena sont appellés "gessani". Cette zone s'engage dans l'histoire par le biais des guerres qui opposent les samnites à Rome au IVème siècle avant J.-C. A l'époque romaine, le toponyme est Terræ gypsi, faisant penser à l'appellation actuelle du village en dialecte abruzzais, "Lu Jèsse". Comme tous les Apennins et l'Italie centrale, Gessopalena est souvent victime de tremblements de terre comme ceux de 1705 et 1933[2]. Certains "gessani" se sont illustrés durant le Risorgimento comme le scientifique et philanthrope Marino Turchi (1808 -1890)[3]. Le folklore et les traditions locales ont largement été perpétuées par Gennaro Finamore, médecin, qui étudie largement les us et coutumes, les chansons, les expressions, et le dialecte local[4]. Parmi les croyances locales, l'épéron rocheux la "Morgia" en forme de lion, serait relié au héros biblique Sanson. La Morgia est aujourd'hui surmontée d'une construction en verre de l'artiste grec Costas Varotsos, visible à plusieurs dizaines de kilomètres. De nombreux gessani ont émigré aux Etats-unis, notamment au début du XXème siècle. La "fontana [dell'Italia]" située piazza Roma, a été érigée en leur mémoire en 1921 avec notamment cette inscription en latin : "HUNC FONTEM AMERICA PEREGRINANTES PATRIAE OBTULERUNT[5]. L'hémorragie démographique se poursuit dans les années 1960-1970, période durant laquelle de nombreux gessani partent travailler en Suisse, en France ou encore au Canada. Gessopalena a également une grande tradition musicale et sa "Banda" est la plus ancienne des Abruzzes (elle remonterait au moins au début du XVIIIème siècle). Durant les années 1930, sa renommée la porte jusqu'aux Etats-unis, notamment au Metropolitan Opera House de New-York[6]. Le musicien "gessano" le plus célèbre reste cependant Giuseppe Persiani (1827-1889). Durant la Seconde guerre mondiale, le village est le lieu d'un massacre perpétrés par les troupes allemandes sur des civils. Le 21 janvier 1944 au petit matin, 42 personnes, femmes, vieillards et enfants, sont massacrés et passés sous les armes par les troupes alpines allemandes à Sant'Agata[7]. Gessopalena est alors l'un des lieux de recrutement d'un mouvement de Résistance, la Brigata Majella[8], qui comptera environ 1500 hommes. Dirigée par le commandant Ettore Troilo[9] de Torricella-Peligna et son second, Domenico Troilo (1922-2007)[10] de Gessopalena, ce mouvement est le seul à suivre la VIIIème Armée alliée hors de ses terres d'origine jusqu'à Milan où elle entre en première ligne. Ettore Troilo sera d'ailleurs préfet de Milan jusqu'en 1947. Pour l'ensemble des événements tragiques et héroïques traversés par le village durant le conflit, l’État italien a décerné à Gessopalena la médaille d'or au mérite civil.[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 juin 2004 en cours Antonio Mario Innaurato    
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Castellana, Coccioli, Colle Mazzetta, Macchie, Piano Mazzetta, Pincianesi, San Biagio Silvilini, Valloni Cucco,Rossi,Riguardata,Monte San Giuliano,Calderali,Pastini.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Casoli, Civitella Messer Raimondo, Lama dei Peligni, Roccascalegna, Torricella Peligna

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. (it) Fabio Di Bitonto, « Gessopalena - Fra gesso, nazisti e terremoti - Paesi Fantasma », sur www.paesifantasma.it (consulté le 21 février 2017)
  3. « storia Gessopalena », sur www.ilsitodi.it (consulté le 21 février 2017)
  4. « storia Gessopalena », sur www.ilsitodi.it (consulté le 21 février 2017)
  5. (it) « Abruzzo Cultura - Scheda fontana prescelta - Provincia di Chieti », sur cultura.regione.abruzzo.it (consulté le 21 février 2017)
  6. Luciano Troilo, « La banda »,‎ (consulté le 21 février 2017)
  7. territorilink, « BRIGATA MAIELLA - Strage di S.Agata a Gessopalena »,‎ (consulté le 21 février 2017)
  8. Patricelli, Marco., I banditi della libertà : la straordinaria storia della Brigata Maiella partigiani senza partito e soldati senza stellette, UTET libreria, (ISBN 9788877509758, OCLC 799477909, lire en ligne)
  9. (it) « Ettore Troilo », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  10. (it) « Domenico Troilo », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  11. (it) « Gessopalena », Wikipedia,‎ (lire en ligne)