Geneviève Jacques

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Geneviève Jacques
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Fonction
Présidente
La Cimade
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Geneviève Jacques, née Geneviève Camus en 1944, est une militante française en faveur des droits des femmes et des réfugiés, engagée dans des structures proches des Églises. Elle est présidente de La Cimade de 2013 à 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Geneviève Jacques est née en 1944 dans une famille catholique. Au cours de ses études supérieures de mathématiques, elle découvre la Cimade à Marseille à l'occasion de cours d'alphabétisation donnés pour le compte d'une autre association d'aide aux migrants[1]. Elle commence à travailler pour l'association en 1966, dans le camp de Sainte-Livrade-sur-Lot[1].

En 1969, elle rencontre André Jacques, qu'elle épousera. Dans les années 1970, il devient responsable du secteur réfugiés de la Cimade et directeur du centre d'accueil de Massy où ils vivent. En 1980, ils partent s'installer en Suisse, à Genève, où Geneviève Jacques travaille pour l'Alliance mondiale des Unions chrétiennes féminines (World Young Women’s Christian Association[2]). Elle s'implique dans des actions en faveur des femmes réfugiées[3].

Elle revient à la Cimade comme secrétaire générale de 1988 à 1996, puis retourne à Genève où elle travaille pour le Conseil œcuménique des Églises (COE), au secteur des relations internationales, poste sur lequel André Jacques l'avait précédé. Il est alors président du Service international pour les droits de l'homme. Elle dirige ensuite les programmes du COE[3].

À partir de 2006, elle effectue des missions pour la Fédération internationale des droits de l'homme en Haïti, en Libye, en Tunisie et en Égypte[4]. Elle est décorée de la Légion d'honneur en 2008 au titre du Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté[5].

Elle est élue présidente de la Cimade en juin 2013[3]. Son successeur en 2018 est Christophe Deltombe[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • avec André Jacques, Les déracinés. Réfugiés et migrants dans le monde, Paris, La Découverte, 1985, 245 p.
  • Au delà de l'impunité, une perspective œcuménique sur les questions de vérité, de justice et de réconciliation, COE, 2001 (éditions en anglais et en espagnol)
  • Les droits de l'homme et l'impunité des crimes économiques, Éditions du Cerf, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b «La Cimade, 70 ans de solidarité active avec les étrangers», témoignage de Geneviève Jacques in Dzovinar Kévonian, Geneviève Dreyfus-Armand, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Marianne Amar (dir), La Cimade et l'accueil des réfugiés. Identités, répertoires d'actions et politiques de l'asile, 1939-1994, Paris, Presses universitaires de Paris-Ouest, 2013, p. 247-258.
  2. Voir le site internet de l'Alliance mondiale des Unions chrétiennes féminines.
  3. a b et c Louis de Courcy, « Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, une vie consacrée à l’accueil », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 7 octobre 2019)
  4. Libye, en finir avec la traque des migrants, Migreurope, FIDH, 2012, 84 p.
  5. Voir le site Protestant.org, décret sur légifrance.
  6. Emilien Urbach, « Christophe Deltombe « La crise migratoire n’existe pas, c’est une crise de la solidarité », L'Humanité, (consulté le 27 juin 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Le site de la Cimade.