Gaudry (évêque de Laon)

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Gaudry
Biographie
Décès
Laon
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Laon
Autres fonctions
Fonction religieuse
Sous-diacre
Chapelain du roi Henri Ier
Fonction laïque
Corégent du pouvoir royal du domaine de Laon

Gaudry ou Gaudri est élu évêque de Laon en 1106 par le chapitre cathédral. Lors de la révolte communale de Laon, il est assassiné le 25 avril (le jeudi après Pâques) 1112[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine peut-être Normande[2], Gaudri figure parmi de ceux qui entoure Henri Ier, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Devenu son chapelain, voire son chancelier, il participe en septembre 1106 à la bataille de Tinchebray où il fait personnellement prisonnier Robert Courteheuse[3].

L'arrivée à Laon[modifier | modifier le code]

Fort de l'appui du souverain anglais, et quelques semaines après Tinchebray, Gaudry est élu évêque de Laon mais comme « ce clerc rapace » et « aristocrate violent[4] » n'était que sous-diacre de l'église de Rouen, son élection est particulièrement contestée par Anselme de Laon, célèbre personnalité connue comme le maître de l'école théologique de Laon. Gaudry intervient alors auprès du pape Pascal II, lequel, venu en France consulter le roi de France, confirme son élection au cours d'un synode tenu à Langres. Gaudry reçoit l'onction pontificale en toute hâte dans l'église Saint-Ruffin (Saint-Ruf) de Valence (ou de Langres ou encore d'Avignon).

Arrivé à Laon, Gaudry se révèle cupide, violent et envieux. il devient corégent du pouvoir royal du domaine de Laon avec Gérard de Quierzy[5], châtelain royal, avoué de l'abbaye Saint-Jean de Laon, et aussi protecteur de l'abbaye Saint-Vincent.

La fuite et le retour[modifier | modifier le code]

À la suite d'une querelle, il décide de faire assassiner Gérard de Quierzy qui venait de l'injurier. Afin que les soupçons ne soient portés sur sa personne, Gaudry part pour Rome quelques jours avant l'exécution du meurtre. En janvier 1110, Gérard de Quierzy est assassiné alors qu'il était en prières dans la cathédrale de Laon[6].

Cependant, l'opinion générale accusant ouvertement l'évêque qui était encore absent, le roi Louis VI, persuadé de la culpabilité de Gaudry et de sa destitution par le pape, s'empresse de dépouiller le palais épiscopal de tous ses biens. Mais celui-ci, revenu réhabilité et chargé de cadeaux, lui oppose bulles et écrits pontificaux sommant le roi de lui rendre ses biens.

L'insurrection laonnoise[modifier | modifier le code]

Toujours à court d'argent, Gaudry essaye par tous les moyens de lever des taxes et des droits supplémentaires. Le vendredi de Carême (19 avril) de l'an 1112, Gaudry veut stopper l'organisation de la commune consentie par le roi. Les bourgeois tentent de le calmer en lui promettant de belles sommes d'argent. Devant la colère du peuple qui menace, le roi préfère quitter la ville. Le 25 avril 1112, c'est l'insurrection.

La révolte de la commune de Laon est relatée par Guibert, abbé de Nogent-sous-Coucy[7].

La fin de Gaudry[modifier | modifier le code]

Alors que son évêché est en feu, Gaudry se sauve en prenant les vêtements d'un domestique. Il se cache dans un tonneau au fond de son cellier. Mais un serf de l'église Saint-Vincent fait sauter le fond du tonneau et demande qui est là. Gaudry répond : « C'est un prisonnier ! » Malgré les suppliques de l'évêque, un homme s'avance et lui fend la tête en deux d'un seul coup de hache. Dépouillé de ses vêtements, son corps est abandonné dans la rue cependant que l'incendie gagne la cathédrale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]