Go (langage)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le langage de programmation open source créé par Google en 2009 . Pour le langage de programmation créé en 2003 , voir Go! (langage de programmation). Pour go dans d'autres contexte, voir GO.
Go
Logo.

Apparu en
Auteur Robert Griesemer
Rob Pike
Ken Thompson
Développeur Google Inc.
Paradigme Langage compilé, programmation concurrente, impérative et structurée
Typage Fort, statique, structurel
Influencé par C, Pascal, Modula, Oberon, Newsqueak, Limbo [1]
Système d'exploitation Windows, Linux, Mac OS X, FreeBSD, Plan 9[2]
Licence Licence BSD[3], breveté[4]
Site web golang.org

Go est un langage de programmation compilé et concurrent inspiré de C et Pascal. Ce langage a été développé par Google[5] à partir d'un concept initial de Robert Griesemer, Rob Pike et Ken Thompson. Go possède deux implémentations, la première utilise gc, le compilateur Go et la seconde utilise gccgo un « frontend » GCC écrit en C++. Go est écrit en C en utilisant yacc et GNU Bison pour l'analyse syntaxique[6]

Logo de Google Go
Mascotte de Google Go

Un objectif de Go est donné par Rob Pike, l'un de ses trois créateurs, qui dit à propos des jeunes développeurs :

« Ils ne sont pas capables de comprendre un langage brillant, mais nous voulons les amener à réaliser de bons programmes. Ainsi, le langage que nous leur donnons doit être facile à comprendre et facile à adopter »

Go veut faciliter et accélérer la programmation à grande échelle : en raison de sa simplicité, sa compilation serait de 80 % à 90 % plus rapide que la compilation classique du C[7], et il est donc concevable de l'utiliser aussi bien pour écrire des applications, des scripts ou de grands systèmes. Cette simplicité est nécessaire aussi pour assurer la maintenance et l'évolution des programmes sur plusieurs générations de développeurs.

S'il vise aussi la rapidité d'exécution, indispensable à la programmation système, il considère le multithreading comme le moyen le plus robuste d'assurer sur les processeurs actuels cette rapidité[8] tout en rendant la maintenance facile par séparation de tâches simples exécutées indépendamment afin d'éviter de créer des "usines à gaz". Cette conception permet également le fonctionnement sans réécriture sur des architectures multi-cœurs en exploitant immédiatement l'augmentation de puissance correspondante.

« Hello, world »[modifier | modifier le code]

Voici un exemple d'un programme Hello world typique écrit en Go.

package main

import "fmt"

func main() {
	fmt.Printf("Hello, world\n")
}

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le langage Go a été créé pour la programmation système et a depuis été étendu aux applications, ce qui constitue la même cible que le C et surtout le C++. Il s'agit d'un langage impératif et concurrent.

Concurrence[modifier | modifier le code]

Go intègre directement, comme Java, les traitements de code en concurrence. Le mot clé go permet à un appel de fonction de s'exécuter en concurrence avec le thread courant[9]. Ce code exécuté en concurrence se nomme une goroutine par analogie lointaine avec les coroutines. Le programme prendra alors avantage de la topologie de l'ordinateur pour exécuter au mieux les goroutines, pas forcément dans un nouveau thread, mais il est aussi possible qu'un groupe de goroutines soit multiplexé sur un groupe de threads.

Pour appeler une fonction f, on écrit f(). Pour l'appeler en tant que goroutine, on écrit simplement go f(), ce qui est très semblable au call f task; de PL/I; langage gérant également le multitâches... depuis 1970.

Les goroutines communiquent entre elles par passage de messages, en envoyant ou en recevant des messages sur des canaux[10]. Ces messages synchronisent les goroutines entre elles, conformément au modèle CSP, considéré par les auteurs comme plus intuitif que le modèle multi-threadé (avec synchronisation par sémaphores comportant des verrous, notion introduite aussi elle-même par Dijkstra).

Système de types[modifier | modifier le code]

Go a un système de type statique, fortement typé, structurel et sûr, basé sur l'inférence de types avec la possibilité d'utiliser un typage explicite.

La compatibilité des types composés est basée sur les propriétés plutôt que sur le nom. C'est-à-dire que deux types composés seront équivalents si leurs propriétés sont équivalentes : même nom pour la propriété et équivalence de type. C'est le typage typage structurel.

Cela a pour conséquence que le langage n'est pas objet au sens classique (soit avec classes, soit avec prototype), cependant les concepteurs du langage ont fait un choix plus original pour un langage statique. Il est possible de définir des interfaces portant des méthodes décrivant le comportement d'un objet (Il est aussi facilement possible de mélanger plusieurs interfaces en une seule)[11]. Les fonctions Go peuvent déclarer accepter un argument de cette interface. Un objet déclarant toutes les méthodes de cette interface, avec la même signature, peut être passé en argument de cette méthode. La vérification du type est effectuée statiquement par le compilateur.

Le fait que Go ne soit pas objet au sens classique fait que Go n'a pas d'héritage de type et pas de sous-classage. Ceci permet de contourner les problèmes posés par ces systèmes tels l'héritage multiple dans les langages qui le permettent (en C++ par exemple), ou l'héritage simple (en Java par exemple). Grâce à l'équivalence de types basée sur les propriétés, Go n'a pas besoin d'héritage de type. Le sous-classage est émulé par l'« embarquement de type ». Ceci permet de mélanger facilement deux bases de code conçues indépendamment, sans qu'elles aient besoin de partager des types communs.

La visibilité des structures, attributs, variables, constantes, méthodes, types de haut niveau et des fonctions hors de leur paquetage de déclaration est définie par la casse du premier caractère de leurs identificateurs.

Divers[modifier | modifier le code]

Dans Go, la gestion de la mémoire est laissée à un ramasse-miettes[11].

Il n'y a pas encore de programmation générique même si les concepteurs du langage y réfléchissent. Il n'y a pas de surcharge de méthodes ou d'arithmétique des pointeurs. Enfin, il n'y a pas d'assertions ou d'exceptions. Pour remplacer ces deux derniers, Go fournit les mots clés defer, panic et recover qui donnent des mécanismes similaires aux systèmes de gestion des exceptions de langages tels que C++ et Java (mots clés try, catch, finally et throw).

Go peut s'interfacer avec des bibliothèques en C/C++, des développeurs tiers ayant déjà développé des bindings pour SDL et MySQL.

Go définit un format de code standard (au niveau des indentations, de la présentations des structures de contrôle) et fournit un outil pour l'appliquer (go fmt).

Go propose également un système de documentation à partir du code et un framework de test.

L'unité de compilation de go est le package qui est représenté dans l'implémentation standard par un répertoire et les fichiers directement contenu dans ce répertoire. L'import d'un package se fait par son chemin d'importation et peut préciser soit une bibliothèque standard, soit également des packages tiers installé dans des dépôts de sources distants (actuellement supporté : dépôt sous svn, git, mercurial et bazaar)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) What are Go's ancestors?
  2. (en) « Go on Plan9 »
  3. (en) « Text file LICENSE » (consulté le 27 janvier 2011)
  4. (en) « Additional IP Rights Grant » (consulté le 17 janvier 2012)
  5. (en) http://www.techcrunch.com/2009/11/10/google-go-language/
  6. (en) « FAQ - The Go Programming Language », golang.org, 6 octobre 2011.
  7. (en) [PDF] « Go Tech Talk » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-04-13, page 37
  8. Rob Pike sur la programmation concurrente
  9. Cette notion avait été introduite dans PL/I en 1970 en faisant suivre un appel de sous-programme du mot "TASK"
  10. Voir Message Passing Interface
  11. a et b (en) Rob Pike, « Go at Google » (consulté le 6 novembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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