Götz von Berlichingen

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Götz von Berlichingen
Götz von Berlichingen Portrait.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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Hornberg Castle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
signature de Götz von Berlichingen

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Götz von Berlichingen (nommé aussi Gottfried von Berlichingen, ou encore Godefroy de Berlichingen) est un chevalier allemand ainsi qu'un mercenaire, surnommé Main de fer. Il est né vers 1480, dans une famille noble, au château de Jagsthausen dans le Wurtemberg, et mort le dans son château de Hornberg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il prit part aux guerres que se livrèrent les électeurs de Brandebourg et les ducs de Bavière au commencement du XVIe siècle, ainsi qu'à la guerre des Paysans à la tête de ces derniers. La justice impériale prononça contre lui une mesure de mise hors la loi (Reichsexekution). Ayant perdu une main, il s'en fit faire une en fer, qui lui valut son surnom.

Œuvre et réception[modifier | modifier le code]

Dans sa vieillesse, à moitié aveugle, il a dicté son autobiographie dans le style d'un roman de chevalerie. Il y présente ses activités de mercenaire sous des motifs altruistes, qui le montrent comme un défenseur des personnes privées de leurs droits ou insultées. Malgré sa présentation parfois maladroite et ses nombreuses imperfections, son récit reflète fidèlement les valeurs de son époque, en particulier celles de la noblesse. L'histoire de ses aventures fut publiée en 1731 et 1858.

Postérité et littérature[modifier | modifier le code]

Goethe l'a pris pour héros d'une de ses premières pièces de théâtre (1773) où la fidélité historique n'est nullement respectée, de même que plus tard Jean-Paul Sartre (Le Diable et le Bon Dieu, 1951) et Jean Ray (La Main de Goetz von Berlichingen, 1961).

La culture populaire allemande a retenu une citation de la pièce de Goethe, défi lancé par Götz, en un langage souabe très direct, à l'adresse d'un capitaine qui doit venir le capturer : « Er aber, sag's ihm, er kann mich im Arsche lecken! » (« Celui-là, va donc lui dire qu'il peut me lécher le cul ! »)[1].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Goethe, Götz von Berlichingen, acte III.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Helgard Ulmschneider (Eds.), Götz von Berlichingen Mein Fehd und Handlungen (publication de l'édition originale de son autobiographie). Thorbecke, Sigmaringen 1981
  • Les exploits chevaleresques de Messire Goetz de Berlichingen à la main-de-fer, écrits par lui-même, trad. en fr. d'Éduard Dupont, Collection Lumen Animi, 1930. Nouvelle édition préfacé par Alain de Benoist, Avallon, 1987.

Littérature[modifier | modifier le code]

Études historiques[modifier | modifier le code]

  • (de) F. W. G. Graf von Berlichingen-Rossach - Geschichte des Ritters Götz von Berlichingen und seiner Familie, Leipzig, 1861.
  • (de) R. Pallmann - Der historische Götz von Berlichingen, Berlin, 1894.
  • (de) Helgard Ulmschneider, Götz von Berlichingen: Ein adeliges Leben der deutschen Renaissance, Thorbecke, Sigmaringen 1974
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