Génétique comportementale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la biologie
Cet article est une ébauche concernant la biologie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

La génétique comportementale est la branche de la génétique portant sur l'étude des interactions entre phénotypes comportementaux et génotype.

Science récente et en plein essor, elle vise à étudier les relations entre la génétique et les caractéristiques mentales d'un individu. La génétique comportementale est fortement interdisciplinaire et fait notamment appel à la neuroscience, la génétique, l'épigénétique, l'éthologie, la psychologie, la psychiatrie et les statistiques.

On sait ainsi que la majorité des troubles mentaux, tels la schizophrénie ou l'autisme, sont en grande partie d'origine congénitale.

Certaines études montrent également la part innée de l'intelligence[1] ou de certains traits du caractère humain[2],[3], ce qui pose de nombreux problèmes éthiques (égalité des chances, manipulation génétique, eugénisme) tout en ouvrant la voie à de nouveaux traitements médicaux et une meilleure compréhension du vivant.

Un exemple de méthode de détermination de caractères génétiques du comportement est l'Étude d'association pangénomique. Il s'agit, dans le cas de la génétique comportementale, de comparer le génome d'un grand nombre d'individus et de chercher des corrélations entre certaines variations génétiques (par exemple un Polymorphisme nucléotidique) et des traits comportementaux. De telles études ont permis, par exemple, de faire une corrélation entre certains Locus du génome et le nombre d'années d'études suivies par un individu[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/435816.stm
  2. http://books.google.fr/books?id=up6q1hqAqiYC&printsec=frontcover
  3. http://www.linternaute.com/science/biologie/interviews/06/roubertoux/roubertoux.shtml
  4. Erika Check Hayden, « Gene variants linked to success at school prove divisive », Nature, vol. 533,‎ , p. 154–155 (DOI 10.1038/533154a, lire en ligne)
  5. (en) Aysu Okbay, Jonathan P. Beauchamp, Mark Alan Fontana et James J. Lee, « Genome-wide association study identifies 74 loci associated with educational attainment », Nature, vol. 533,‎ , p. 539–542 (ISSN 0028-0836, PMID 27225129, PMCID 4883595, DOI 10.1038/nature17671, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pinker, S. (2002) The Blank Slate: The Modern Denial of Human Nature.
  • Robert Plomin, John C. DeFries, Gerald E. McClearn, Patricia Arecchi, Michael Rutter, Des gènes au comportement : introduction à la génétique comportementale, De Boeck Université, , 496 p. (ISBN 2744500488)

Article connexe[modifier | modifier le code]