Frontière entre la Bulgarie et la Grèce

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Frontière entre la Bulgarie et la Grèce
Caractéristiques
Délimite Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de la Grèce Grèce
Longueur totale 475 km
Historique
Création 1913
Tracé actuel 1919

La frontière entre la Bulgarie et la Grèce est la frontière séparant la Bulgarie et la Grèce.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux guerres balkaniques, la Grèce n'avait de frontière terrestre qu'avec l'Empire ottoman. À la suite de ces deux conflits (le second ayant opposé Grèce et Bulgarie), lors du traité de Bucarest, la frontière est fixée dans la vallée du Nestos, à quelques kilomètres à l'est du fleuve. La Bulgarie, alliée des puissances centrales lors de la Première Guerre mondiale et donc dans le camp des vaincus, perdit son accès à la mer Égée lors du traité de Neuilly et céda la Thrace occidentale à la Grèce. Elle reprit la région durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'une partie de la Macédoine grecque. La frontière a été rétablie dans son tracé de 1919 après la guerre[1].

Aspects stratégiques[modifier | modifier le code]

La frontière gréco-bulgare est en grande partie constituée par la chaîne des Rhodopes, ce qui en fit pour la Grèce et la Bulgarie une frontière relativement facile à défendre. La vallée du Strymon est en effet le point de passage quasi-unique, par une vallée étroite. La vallée de la Maritsa (Évros) est un point de passage alternatif, au niveau de la frontière avec la Turquie, éloigné de tout point stratégique grec. La longue plaine littorale thrace donnerait ensuite à l'aéronavale grecque la possibilité de repousser ou retarder l'attaque[1].

Problèmes des villages pomaks[modifier | modifier le code]

La proximité des frontières avec la Bulgarie et avec la Turquie a incité jusqu'à la fin des années 1990, les autorités grecques à placer sous administration militaire les villages bulgarophones et turcophones du Nome d'Évros, ceux-ci étant peuplés essentiellement par une population de confession musulmane. Ce régime appelé en grec epitirumeni zoni (« zone surveillée ») suspendait en fait le droit commun des citoyens et de l'administration civile dans toute une série de domaines (résidence, citoyenneté, déplacement, possession de biens immobiliers, etc.). Cette zone était interdite d'accès aux personnes extérieures sauf autorisation spéciale délivrée par le Ministère de la Défense grec.

Points de passage[modifier | modifier le code]

Les principaux points de passage entre la Bulgarie et la Grèce sont :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce., Complexe, Paris, 2006. (ISBN 2804800733)
  • André Wurfbain, L'échange gréco-bulgare des minorités ethniques, Payot, 1930

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Prévélakis, p. 23-24

Article connexe[modifier | modifier le code]