François Portzer

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François Portzer
François Portzer.JPG
François Portzer
Fonction
Président
Syndicat national des lycées et collèges
-
Biographie
Naissance
(59 ans)
Nationalité
Française
Activité
Père
Émile Portzer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
France Portzer, née Barazer de Lannurien
Autres informations
Organisation
SNALC
Domaine
Syndicaliste enseignant français

François Portzer (né le ) est un syndicaliste enseignant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

François Portzer est le fils d'un policier résistant et communiste, Émile Portzer (1920-2002), officier de la Légion d’honneur[1], et de France Portzer, née Barazer de Lannurien, directrice d'école honoraire et chevalier des Palmes académiques (1918–2014)[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1984, il obtient son certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (CAPES) en histoire-géographie et se syndique au Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) avant de rejoindre le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) après avoir estimé que le SNES « mélangeait les genres », se battant aussi bien pour des causes humanitaires que pour la défense des intérêts professionnels des enseignants[3].

Il enseigne successivement dans les académies de Dijon, Reims,Versailles et Créteil puis en 1997 au collège public de Quintin dans les Côtes-d'Armor et à partir de 2001 au lycée Rabelais de Saint-Brieuc[3]. Convaincu, en 25 ans de carrière, que le collège unique doit être réformé, il préconise « un « collège pour tous » ménageant des parcours individualisés, avec un enseignement professionnel revitalisé. »[4].

Carrière syndicale[modifier | modifier le code]

En 2000, il est élu président de la section académique du SNALC pour l'académie de Rennes. De 2000 à 2006, il est secrétaire national du SNALC à la vie scolaire. D'avril 2006 à 2009, il est vice-président national du SNALC. À partir de mai 2009, il est à nouveau membre du Bureau national du SNALC. Le 15 octobre 2009, il est élu à l'unanimité secrétaire général de la Fédération générale autonome des fonctionnaires (FGAF).

Devenu professeur agrégé en 1994, il est élu, le 5 janvier 2011, président national du SNALC, fonction où il succède à Bernard Kuntz, démissionnaire[5]. Avec Claire Mazeron, il considère que « la laïcité ne peut plus être assimilée à une simple tolérance ou à une neutralité prudente de l'État » et dès 2012, avec Albert-Jean Mougin, « il approuve les projets de Vincent Peillon imposant une morale laïque (E.M.C.) au collège comme au lycée »[6].

Le 30 avril 2015, au terme du Congrès de Porto-Vecchio, il est reconduit pour quatre ans à la tête de l'organisation[7].

Malgré un bilan positif qui a permis en sept ans le doublement du nombre d'adhérents du syndicat et la victoire de celui-ci aux élections professionnelles de 2014, François Portzer est démis de ses fonctions de président national par la commission administrative du SNALC le 15 mai 2018 à la suite de « tensions au sein du bureau national ». Il est remplacé par Jean-Rémi Girard, l'un des trois vice-présidents du syndicat aux côtés d'Albert-Jean Mougin, lui aussi destitué à cette occasion, et de Marie-Hélène Piquemal, qui est maintenue dans son poste. La mise à l'écart de François Portzer doit toutefois être ratifiée lors d'un congrès en juin et il demeure secrétaire général de la FGAF[8]. Relatant cette révolution interne, le site touteduc.fr note que « Le SNALC est la seule organisation syndicale à avoir soutenu plusieurs des réformes de Jean-Michel Blanquer »[9], ministre de l'Éducation nationale d'Emmanuel Macron. Le Congrès extraordinaire organisé le 30 juin 2018 confirme l'élection de Jean-Rémi Girard (seul candidat en lice) à la présidence jusqu'au 15 avril 2019, date à laquelle son mandat est reconduit pour quatre ans.

Droit humain[modifier | modifier le code]

Initié en 1989 au « droit humain », il a été également président de 2006 à 2009 de la loge maçonnique Henriette Renan de Saint-Brieuc[10] de cette obédience.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Franck Johannes, « Maurice Papon devant ses juges : ceux qui se sont opposés à Vichy. Émile, le policier de toutes les résistances », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. « France Portzer : Décès », sur letelegramme.fr,
  3. a et b Denis Peiron, Il défend une école exigeante. François Portzer. Président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), la-croix.com, 14 janvier 2011 : « Comme une majorité de ses collègues du secondaire, il a alors choisi le Snes. Avant de bifurquer. « Cette organisation mélangeait les genres, se battait à la fois pour la régularisation des sans-papiers et pour l'amélioration des conditions de travail des professeurs », se souvient celui qui a très vite rejoint le Snalc, « seule organisation à vraiment tenir compte des difficultés de terrain, en particulier au collège ». »
  4. Denis Peiron, Il défend une école exigeante. François Portzer. Président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), op. cit..
  5. « Qui sommes-nous ? », sur snalc.fr, .
  6. Vincent Geitner, Les professeurs et l'enseignement de l'Histoire : un consensus impossible, des marges de manœuvre aléatoires (de la Libération à nos jours), thèse présentée en vue de l'obtention du titre de docteur en Histoire, 18 décembre 2015, Université de Lyon-2, p. 84.
  7. « Francois Portzer réélu président du SNALC », sur ToutEduc (consulté le 21 juillet 2018).
  8. Communiqué du SNALC du 19 mai 2018 : Renouvellement du Bureau national.
  9. URGENT : François Portzer démis de la présidence du SNALC, sur touteduc.fr, 16 mai 2018 : « les organisations académiques du Syndicat FGAF des lycées et collèges, dénonçant des tensions au sein du bureau national, ont élu ce bureau provisoire, qui comprend notamment, outre Jean-Rémi Girard, Philippe Frey, Toufic Kayal, et Marie-Hélène Piquemal (déjà vice-présidente). Cette instance devra organiser l'élection d'un nouveau bureau d'ici deux mois, celui-ci assurant la direction de l'organisation syndicale pour le mandat qui reste à courir, donc jusqu'au printemps 2019. / Le SNALC est la seule organisation syndicale à avoir soutenu plusieurs des réformes de Jean-Michel Blanquer ».
  10. Sébastien Grosmaitre, « Francs-maçons : « On est discrets, pas secrets » », Ouest-France.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]