François Marbos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François Marbos
Biographie
Naissance
Le Péage
Décès (à 86 ans)
Valence
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque constitutionnel de la Drôme
Autres fonctions
Fonction laïque
Membre de la Convention nationale et du Conseil des Cinq-cents.

François Marbos, né au Péage (actuel département de l'Isère) le , mort à Valence (Drôme) le (à 86 ans) fut curé, évêque constitutionnel du département de la Drôme, député à la Convention nationale et membre du Conseil des Cinq-Cents.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Marbos fils et homonyme de François Marbos marchand à Valence et de Madeleine Rochas est curé de Bourg-lès-Valence au moment de la Révolution. Partisan enthousiaste des idées nouvelles[1] il devient le premier maire de la commune. Lorsque l'évêque de Valence Gabriel-Melchior de Messey refuse de prêter le serment, il est nommé en février 1791, évêque constitutionnel du département de la Drôme et sacré à Paris le 3 avril suivant[2].

Le 7 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention nationale par son département, le 5e sur 9. Il s'y prononce, avec les modérés, pour la détention de Louis XVI pendant la guerre et pour son bannissement à la paix, suivit les inspirations des Girondins, et signe la « Protestation » du 6 juin 1793 contre les événements du 31 mai précédent. Compris dans les 73 membres décrétés d'arrestation le 3 octobre, il échappe aux poursuites dirigées contre lui, et n'est réintégré à la Convention que le 18 frimaire an III (8 décembre 1794). Après la fin de la session, la Drôme le renvoya siéger au Conseil des Cinq-cents. Le même jour, il est élu également dans le département de l'Ardèche. François Marbos avait du abandonner ses fonctions d'évêque en 1793 et il disparait de la scène politique, à sa sortie du Conseil des Cinq-Cents, en l'an VI (mai 1797). Il se retire à Valence où il devient conseiller à la préfecture, se réconcilie avec l'Église catholique et meurt en 1825.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon la tradition il aurait entretenu des relations avec le jeune officier Napoléon Bonaparte alors en garnison à Valence
  2. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1916 « L'église constitutionnelle de la Drôme » p. 50-83

Liens externes[modifier | modifier le code]