François Fertiault

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François Fertiault
François Fertiault 1914.jpg
François Fertiault à l'âge de 100 ans, en 1914.
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François Fertiault, né le à Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire[1],[2]) et mort le [1] à Paris (9e)[3], était un écrivain et poète français. Il a parfois publié ses œuvres sous le pseudonyme Altifuret Cranisof, anagramme de son nom et de son prénom[4], et a été le doyen de la Société des gens de lettres[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fertiault était le fils d'un militaire en retraite[6] qui avait combattu sous Napoléon[1] et qui était devenu commis de l'octroi à Verdun-sur-le-Doubs. Grâce à l'aide de son oncle et d'un clerc, il fréquente une école de Chalon-sur-Saône[1] à partir de 1820, et décroche son baccalauréat en 1834[5], à l'âge de 20 ans.

Durant sa scolarité, il fait insérer quelques vers dans Le XIXe siècle, qui est publié à Chalon-sur-Saône, notamment La Nuit du génie qui a été très remarqué[5]. Les brouillons et ébauches littéraires de Fertiault se révèlent prometteurs, et Fertiault est embauché dans la foulée au sein de la rédaction du journal Patriote de Saône-et-Loire et fait ses débuts en tant que critique littéraire. Fertiault s'installe ensuite à Paris, où il travaille comme prote (chef d'un atelier typographique[7]) pour l'imprimerie Dondey-Dupré[1] à partir du . En 1836, il est embauché par Bischoffsheimer en tant que secrétaire dans une banque, où il travaille jusqu'à la Révolution de 1848[1],[5]. En 1842, il a contribué à La Nouvelle Revue française.

En 1841, François Fertiault se marie avec Julie Rodde[1], une des filles du journaliste Victor Rodde (1792–1835). Il aura un enfant avec elle, mais qui meurt durant l'enfance en 1856. Fertiault soutient sa femme dans ses œuvres littéraires et publie quelques livres avec elle[1].

Fertiault et sa femme s'installent à Paris quelques années plus tard et travaillent en tant qu'éditeurs du périodique Feuilleton de Paris de 1847 à 1851, puis de jusqu'en 1867 au Bulletin de l'union des poètes[5],[8]. À côté de ses œuvres littéraires, Fertiault était également critique littéraire jusqu'à la fin de sa vie, s'occupant principalement de la littérature contemporaine et moderne.

Grâce à Alphonse Lemerre, Fertiault entre en contact avec le mouvement littéraire « parnassien » et collabore à la célèbre anthologie Le Parnasse contemporain[9]. Il correspond également beaucoup avec le poète normand Alexandre Piédagnel[9],[10].

Sa femme Julie meurt en 1900. Fertiault se retire progressivement de sa carrière littéraire et meurt à l'âge de 101 ans[9] le [1] à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et récits
  • Arthur ou le dîner de sept châtelains, 1837
  • Au clair pays, 1897
  • Le Dix-neuvième siècle. Satires, 1840 (avec Eugène Nus)
  • Les Imperceptibles, 1903
  • Les Voix amies, 1864 (avec Julie Rodde)
Poèmes
  • Intimes et Familières, 1907
  • Le Poème des larmes 1858 (avec Julie Rodde)
  • Rimes bourguignonnes, 1899
  • Sympathies, 1898
Livres d'enfance et de jeunesse
  • La Bonne Étoile, 1845
  • En Bourgogne, 1898
  • La Chambre aux histoires, 1874
  • Pâquerettes et Boutons d'or, 1844
  • Les Petits Drames rustiques, 1875
Essais
  • Histoire anecdotique et pittoresque de la danse chez les peuples anciens et modernes, Paris, Aubry, 1854, lire en ligne sur Gallica.
  • Les Amoureux du livre, Claudin, Paris, 1877[9].
  • Dictionnaire du langage populaire Verduno-Chalonnais, Bouillon, Paris, 1898.
  • Les Drames et cancans du livre, Lemerre, Paris, 1900.
  • Les Légendes du livre, Lemerre, Paris, 1886.
  • Les Mystères du destin, Lemerre, Paris, 1888 (publié sous l'anagramme « Cranisof Altifuret »).
  • La Vie du livre, Lemerre, Paris, 1909.

Hommage[modifier | modifier le code]

À Verdun-sur-le-Doubs, une rue porte son nom[11]. Il existe aussi une impasse François-Fertiault à Chalon-sur-Saône.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen : Index général, Bruxelles, De Boeck Supérieur, , 600 p. (ISBN 2-8041-3162-9, lire en ligne), p. 377
  2. Son acte de naissance dans le registre des naissances de Verdun-sur-le-Doubs pour l'année 1814. Les actes ne sont pas numérotés.
  3. Son acte de décès (n°1320) dans les registres de décès du 9ème arrondissement de Paris pour l'année 1915
  4. « François Fertiiault », sur bnf.fr
  5. a b c d et e Richardot, François Fertiault dans Dictionnaire de biographie française, Paris,
  6. Acte de naissance de François Fertiaux dit Fertiault
  7. « définition de prote », sur larousse.fr
  8. « Le bulletin de l'union des poètes », sur bnf.fr
  9. a b c et d François Fertiault, short-edition.com
  10. Le Père Lécureux, bouquiniste : François Fertiault à Alexandre Piedagnel. Lettre et poème autographe retrouvés, le-bibliomane.blogspot.fr
  11. Liste des rues de Verdun-sur-le-Doubs

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Richardot, François Fertiault, in Michel Prevost, Dictionnaire de biographie française, Letouzey & Ané, Paris, Bd. 13 (1975), p. 1186 f.
  • Maurice Du Bos, Une poète bibliophile. François Fertiault, Boucheron & Vesseley, Paris, 1905.
  • Gilbert Froidure d'Aubigné, Les hommes de notre temps, édition « Journal du Parlement », Paris, 1905, p. 135.
  • Alphonse Lemerre, Le Parnasse contemporain, Lemerre, Paris, 1866.
  • Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen. Index général, De Boeck université, Bruxelles, 2000.
  • Robert Sabatier, Histoire de la poésie française : Poésie du XIXe siècle, vol. 2, Albin Michel, , 544 p. (ISBN 2-226-19838-5, lire en ligne), p. 350.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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