Forges de la Providence

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Les Forges de La Providence était une société spécialisée dans la production d'acier, basée dans la région de Charleroi, en Hainaut.

La société comptait trois sites de production : Marchienne-au-Pont en Belgique, Réhon (usine de La Providence Réhon) et Hautmont-sur-Sambre en France. Un quatrième site a existé brièvement en Ukraine, à Sartana, de 1895 à 1920.

Fondée en 1836, la société a été indépendante jusqu'en 1966, date à laquelle elle est rachetée par Cockerill-Ougrée, qui deviendra le groupe sidérurgique Cockerill-Sambre.

Les usines françaises ont fermé leurs portes dans les années 1980. L'usine belge est restée active jusqu'en 2008 avant d'être fermée pour trois ans puis de reprendre brièvement son activité. En 2012, date de la fermeture définitive, l'usine comptait environ un millier d'employés[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Un tableau, dressé en 1811 par la préfecture du département de Jemmapes, signale l'existence de deux hauts-fourneaux dans la région de Charleroi. Ils sont élevés à Hourpes et à Gougnies.

Histoire des usines[modifier | modifier le code]

Marchienne-au-Pont[modifier | modifier le code]

Hautmont-sur-Sambre[modifier | modifier le code]

Réhon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Providence Réhon.

La Providence russe[modifier | modifier le code]

En 1895, la direction générale s’intéresse à un pays jugé neuf industriellement, l'Empire russe. Les Réserves minières y sont importantes. La Providence réussit à obtenir des concessions dans les mines de Crimée et du Donetsk. Une société indépendante est fondée, le , la société de La Providence Russe. Son siège est à Marchienne-au-Pont et l'usine est à Sartana. On y monte 4 batteries de fours à coke, 4 hauts fourneaux de 370 m³, 1 aciérie Thomas, 1 aciérie Siemens, des laminoirs, 1 fonderie , des ateliers et magasins, 1 moulin à phosphate, 1 fabrique de briques à Laitier. Pendant l'exercice 1914-1914, 3 300 ouvriers y sont occupés 12 h/j et produisent 162 000 tonnes de fonte. Les cadres sont français ou belges ; l’un d’entre eux, M. Cornet, a sous ses ordres un certain ouvrier du nom de Nikita Khrouchtchev[2].

En 1920, l’usine s’arrête définitivement, ruinée par la première Guerre mondiale et la révolution russe[2].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1836 : Providence
  • 1966 : Cockerill-Ougrée providence
  • 1970 : Cockerill-Ougrée Providence et Espérance-Longdoz
  • 1979 : Cockerill
  • 1981 : Cockerill-Sambre (fusion des deux bassins sidérurgiques)
  • 1987 : Groupe Cockerill-Sambre
  • 1999 : Cockerill-Sambre Groupe Usinor (Usinor rachète le groupe Cockerill-Sambre à la région wallonne)
  • 2001 : Carsid (groupe Duferco)

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rtbf.be/info/regions/detail_siderurgie-le-point-sur-l-avenir-des-travailleurs-de-carsid-a-marcinelle?id=7841288
  2. a et b [PDF]Jacques Corbion (préf. Yvon Lamy), Le Savoir… fer — Glossaire du haut fourneau : Le langage… (savoureux, parfois) des hommes du fer et de la zone fonte, du mineur au… cokier d'hier et d'aujourd'hui, 5, [détail des éditions] (lire en ligne), § Providence russe

Lien externe[modifier | modifier le code]

Photos de 2007 des forges de la Providence