Forêt de la Seigneurie de Joly

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Forêt de la Seigneurie Joly de Lotbinière
Image illustrative de l’article Forêt de la Seigneurie de Joly
Localisation
Coordonnées 46° 29′ 36″ nord, 71° 47′ 10″ ouest
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Géographie
Superficie 16 000 ha
Administration Gouvernement du Québec
Géolocalisation sur la carte : Canada
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Forêt de la Seigneurie de Joly
Géolocalisation sur la carte : Québec
(Voir situation sur carte : Québec)
Forêt de la Seigneurie de Joly
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(Voir situation sur carte : Chaudière-Appalaches)
Forêt de la Seigneurie de Joly

La forêt de la Seigneurie Joly de Lotbinière est une forêt publique québécoise couvrant 10 % de la superficie de la municipalité régionale de comté de Lotbinière, et 70 % du territoire de la petite municipalité de Leclercville, en Chaudière-Appalaches. Sur son territoire est pratiqué l'acériculture et la sylviculture dont des redevances venant de l'exploitation reviennent au Gouvernement du Québec. La forêt est principalement traversée par la rivière du Chêne. La réserve écologique Lionel Cinq-Mars se retrouve sur le territoire et depuis son acquisition par le gouvernement provincial, on a référé à la forêt comme la station forestière de Lotbinière.

Localisation[modifier | modifier le code]

La forêt occupe un grand espace au nord de l'autoroute 20 entre Laurier-Station et Val-Alain

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1860, Henri-Gustave Joly reçoit de sa mère tous les droits de propriété de la seigneurie de Lotbinière située en bordure du fleuve Saint-Laurent, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Québec, là où se trouve aujourd'hui le Domaine Joly-De Lotbinière. Henri-Gustave prend un intérêt tout particulier à la gestion de cette dernière, à laquelle ses parents l'ont étroitement associé. Tout au long de sa vie, même lorsque sa carrière de politicien le mènera loin de sa seigneurie, il la gèrera à distance avec l'aide de son fils Edmond-Gustave.[1]

Dans une lettre à son fils Edmond-Gustave, Joly de Lotbinière écrira : «... Je dois à mon travail en relation avec la foresterie une grande partie du succès que j'ai pu obtenir dans ma vie. [...] vraiment, je crois que je dois plus à la foresterie qu'à la politiqueNOTE 2 ».  Cette déclaration surprenante exprime bien la place importante qu'il a accordé toute sa vie à son amour des arbres et à la conservation des forêts.Tout au long de sa carrière politique, il joue un rôle influent dans les politiques forestières des gouvernements. Il dénonce le pillage éhonté des terres publiques et rappelle sans cesse la nécessité de légiférer pour les générations futures. Il réclame aussi la création d'un comité des Bois et Forêts dont le mandat régularisera la coupe du bois et pourvoira à la gestion contrôlée des forêts.

En 1950, le frère Stephen pose à proximité d'un orme planté lors de la première fête des arbres en 1877, sur la propriété de Henri Joly de Lotbinière

Parallèlement, Henri-Gustave met en pratique sur sa seigneurie ses propres recommandations : féru d'expérimentation, il plante au domaine familial des milliers de noyers noirs, un arbre tendre à la valeur commerciale supérieure, qu'il réussira sur plusieurs années à acclimater aux hivers rigoureux du Québec. En 1882, après avoir présidé le congrès de Montréal de l'American Forestry Congress, il est nommé premier vice-président de cette association. Ardent défenseur des arbres et des forêts, il travaille à sensibiliser la population en écrivant plusieurs articles de journaux et en donnant plusieurs conférences. Il instaure aussi au Québec en 1883 la Fête des arbres, congé scolaire du mois de mai donnant lieu à des réjouissances au cours desquelles sont plantés des milliers d'arbres. Son influence, combinée à la volonté du gouvernement de préserver les forêts publiques, donne naissance, en 1895, au réseau des parcs québécois. Henri-Gustave Joly de Lotbinière a donc joué un rôle clé dans la préservation et la mise en valeur du patrimoine forestier québécois.[2]

Importance écologique[modifier | modifier le code]

La seigneurie, dans la MRC de Lotbinière, couvre 163 km2 .

Elle constitue le seul territoire public forestier de toute la province des Basses-Terres du Saint-Laurent et représente le plus grand fragment forestier encore existant de cette province naturelle. Une analyse territoriale (Gratton, 2011) a démontré que la seigneurie Joly présente un potentiel exceptionnel pour la conservation. Il s’agit du potentiel de conservation le plus important de toute la région de la Chaudière-Appalaches. (selon le CRECA)[1]

La plus grande partie du territoire de la Seigneurie est sous gestion forestière par le MFFP (122,5 km2 ). Cependant, on y retrouve deux secteurs sous réserve forestière non exploitées (pour l’instant) qui totalisent 12 km2 , des aires protégées (une réserve écologique et deux refuges biologiques) totalisant 6,2 km2 et une forêt d’expérimentation de 2,9 km2 . De plus, une portion importante du territoire (19,2 km2 ) est constituée d’érablières acéricoles sous bail.[3]

La forêt de la Seigneurie Joly de Lotbinière présente un potentiel récréo-touristique important pour la pratique de la motoneige, du quad, du ski de fond et de la randonnée en traîneau à chien. Le territoire est aussi utilisé librement pour la chasse à l'orignal et au cerf de virginie.

Forêts Anciennes[modifier | modifier le code]

Certains secteurs de la forêt de la Seigneurie de Joly n’ont pas subi les dommages de l’exploitation forestière. La forêt ressemble à ce qu’on pouvait retrouver à l’ère préindustrielle dans la vallée du Saint-Laurent». De ce fait, une partie de la Seigneurie est comme un témoin géologique.

Ainsi, la concentration d’écosystèmes d’exception est parmi l’une des plus riches dans toute la région de Chaudière-Appalaches.

En instaurant une aire de conservation, l’industrie forestière et le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pourraient s’inspirer de ces témoins pour développer de meilleurs modèles de gestions forestières.[4]

Unité d'aménagement provinciale[modifier | modifier le code]

L’unité d’aménagement 034-51 représente une superficie totale estimée à près de 16 294 ha.

La totalité de cette superficie est de compétence provinciale. De cette superficie totale, on peut exclure notamment la réserve écologique Lionel Cinq-Mars (412 ha), la forêt d’expérimentation (296 ha), les refuges biologiques (210 ha) de même que les érablières acéricoles (1 919 ha). Les contraintes biophysiques (aulnaies, dénudés humides, etc.) représentent pour leur part une superficie totale de 890 ha. La superficie destinée à la production forestière est de 12 281 ha, dont 2 269 ha sont caractérisés par des contraintes particulières. Ces contraintes particulières du territoire correspondent principalement aux aires de confinement du cerf de Virginie (1 432 ha). Le tableau 1 détaille les différentes utilisations du territoire dans l’unité d’aménagement.[5]

Territoire[modifier | modifier le code]

Des portions du territoire de la Seigneurie de Joly sont utilisées à des fins précis :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]