Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme

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Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme
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La Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme (FPH) est une fondation de droit suisse créée en 1982 et placée sous l'égide de l'autorité de surveillance du Canton de Vaud. La FPH octroie entre 7 et 10 millions d'euros chaque année à des organisations de la société civile qui soutiennent la transition sociale et écologique.

Historique[modifier | modifier le code]

Né en 1881, Charles Léopold Mayer est un scientifique, philosophe et financier français d’origine irlandaise. Chimiste de formation, il fait fortune dans la finance. Grand admirateur d’Alfred Nobel, il choisit de mettre sa fortune au service de travaux à caractère scientifique et humaniste. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur les moteurs du progrès. Il fonde et entretient la Revue libérale dont le champ très éclectique couvre des domaines aussi variés que l’histoire, la philosophie, la politique ou encore l’économie.

À sa mort en 1971, Charles Léopold Mayer n’a pas d’héritier et il désigne Madeleine Calame, sa secrétaire depuis 30 ans, comme exécutrice testamentaire et administratrice de la future fondation. Après diverses péripéties juridiques et extra-juridiques, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme voit le jour en 1982. Ses buts statutaires :

« soutenir des actions novatrices contribuant au progrès de l’Homme. »

En 2012, l'autorité de surveillance de la fondation est le canton de Vaud[1] en Suisse, mais sa direction effective est en France[2]. Les actifs gérés par la Fondation Charles Léopold Mayer s'élèvent à 413 millions de CHF au 31 décembre 2020[3] en valeurs boursières, mais aussi immeubles et propriétés comme le domaine de Villarceaux.

Famille Calame[modifier | modifier le code]

Suivant le droit suisse, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme est une fondation familiale privée à but philanthropique. La famille Calame a joué un rôle central d'impulsion et de gestion jusque dans les années 2010. Aujourd'hui, la Fondation Charles Léopold Mayer est administrée par un conseil de fondation indépendant, composé de neuf membres titulaires bénévoles sans lien de parenté avec la famille Calame. La liste des membres du conseil est consultable sur le site du registre du commerce de l'État de Vaud, où la fondation est domiciliée[4].

  • Madeleine Calame est la fondatrice et la première présidente de la FPH. Elle meurt en 1986.
  • Son fils Pierre Calame lui succède en 1988. Depuis 2014, il est président honoraire.
  • Son petit-fils Matthieu Calame est directeur de la FPH.
  • Un autre de ses petits-fils, Vincent Calame, est dirigeant d'Exemole, société étroitement liée à la fondation.

Initiatives soutenues[modifier | modifier le code]

La FPH soutient et travaille avec des partenaires dans différents domaines. Ses programmes sont actuellement organisés autour de dix thématiques principales :

  1. Intégration régionale, paix et coopération
  2. Systèmes alimentaires durables territorialisés
  3. Territoire et biorégionalisme
  4. Économie écologique
  5. Démocratie technique, techniques écologiques et low-tech
  6. Régulation des entreprises transnationales et filières durables
  7. Démocratie et État de droit
  8. Mouvements altermondialistes
  9. Énergie et climat
  10. Capitalisation, structuration de l'information et rencontres


Autour de ces thématiques, elle apporte son soutien à différentes organisations de la société civile, par exemple :

  1. Sur intégration régionale, paix et coopération : La Cimade, la FACM, Survie
  2. Sur systèmes alimentaires durables territorialisés : Terre de liens, Réseau Semences Paysannes, la Via Campesina
  3. Sur territoire et biorégionalisme : Urbamonde, Centre d'éco-développement de Villarceaux
  4. Sur économie écologique : Institut Veblen, Ripess International, APRÈS-VD, ATD Quart-Monde
  5. Sur démocratie technique, techniques écologiques et low-tech : Inf'OGM, Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique, Sciences citoyennes
  6. Sur régulation des entreprises transnationales et filières durables : Sherpa, Observatoire des multinationales, Ach'Act
  7. Sur démocratie et État de droit : la Quadrature du net, Alliance internationale des éditeurs indépendants, Modus Operandi, la maison des lanceurs d'alerte
  8. Sur mouvements altermondialistes : Autour du premier mai, Centre de compétences sur la durabilité, Collectif pour une transition citoyenne
  9. Sur énergie et climat : Énergie partagée, négaWatt France et Suisse, Fern, Réseau Action Climat,
  10. Sur capitalisation, structuration de l'information et rencontres : Éditions Charles Léopold Mayer, Framasoft


La FPH a apporté son soutien en 2011-2012 à une étude toxicologique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), pilotée par Gilles-Éric Séralini, sur l'impact sanitaire du maïs génétiquement modifié NK 603 et de l’herbicide Roundup sur la santé des rats[5].

Prix liés à Charles Léopold Mayer[modifier | modifier le code]

  • Prix Charles-Léopold-Mayer
  • Prix Le Monde de la recherche universitaire, avec le concours de la fondation Charles Léopold Mayer (jusqu'en 2016)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.as-so.ch/
  2. 38 rue Saint-Sabin Paris 11e.
  3. FPH, « Rapport d'activités FPH 2020 » [.pdf], sur Fondation Charles Léopold Mayer, (consulté le )
  4. " « Membres du conseil FPH », sur www.vd.ch,
  5. Voir sur rfi.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Clés de l'actualité, Hors série, avril 2007, « Fondation Mayer : l'homme au cœur du progrès », dossier de Marion Gay
  • Tribune de Genève, 6-7 novembre 2004 (« Le généticien Denis Duboule récompensé en France », Grand prix de la biologie 2004 de la fondation Charles Léopold Mayer)
  • Politis, 19-25 février 2004, « Faire émerger une communauté mondiale », entretien avec Pierre Calame, directeur de la fondation Charles Léopold Mayer
  • Politis, 14/20 juin 2007, « Une base de données citoyenne »
  • Le Monde, supplément économie, 3 janvier 2006, « Ouverture d'un site web sur la responsabilité sociale des cadres »
  • Alternatives économiques, décembre 2005, article sur le site Responsabilité sociale des cadres.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]