Rue Saint-Sabin

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11e arrt
Rue Saint-Sabin
Vue générale de la rue Saint-Sabin.
Vue générale de la rue Saint-Sabin.
Situation
Arrondissement 11e
Début 23, rue Daval
Fin Boulevard Beaumarchais
Morphologie
Longueur 695 m

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Saint-Sabin
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La rue Saint-Sabin est située dans 11e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle commence au 23, rue Daval, quasiment au niveau du 15-17, rue de la Roquette, pour se terminer 88, boulevard Beaumarchais. Elle a une longueur de 695 m, une largeur de 10 m et comporte 72 numéros.

La rue Saint-Sabin est desservie par les stations Bréguet - Sabin et Bastille de la ligne 5 du métro, ainsi que le métro Chemin Vert de la ligne 8 du métro.

Voies rencontrées

La rue Saint-Sabin rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants, c'est-à-dire de la rue Daval au boulevard Beaumarchais (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite. Les rues, passages, allées et cours non ouvertes à la circulation automobile sont indiqués entre parenthèses) :

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle est nommée d'après Charles-Pierre d'Angelenne de Saint-Sabin, écuyer, avocat au Parlement, échevin de Paris de 1775 à 1777.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la partie orientale de l'enceinte de Charles V se trouve au niveau du boulevard Beaumarchais, et à proximité de la Bastille ; Henri II fait construire des bastions pour renforcer le mur. La rue Saint-Sabin épouse le dessin d’un de ces bastions. La rue Saint-Sabin, à son début, est orientée nord/nord-est puis fait un virage à angle droit pour s’orienter nord/nord-ouest et, vers la fin, refait un autre virage à angle droit pour s’orienter ouest/sud-ouest.

La rue porte son nom depuis la rectification de son tracé inaugurée en 1777 en même temps que la rue Amelot. Précédemment, une partie de la rue portait le nom de « petite rue Saint-Pierre » et, antérieurement, « chemin de la Contrescarpe », indiqué sur le plan de Gomboust de 1652.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 8 : cet immeuble est le siège social de l'organisation non gouvernementale internationale Médecins sans frontières, prix Nobel de la paix en 1999.
  • No 24 : l'immeuble abrite les locaux du magazine culturel Les Inrockuptibles.
  • No 39 : l'hôtel particulier, de trois niveaux plus combles au-dessus de la corniche, a été construit en 1909 par l'entreprise A. Chérioux, selon les plans de l'architecte L. Delpoix et ornementé de statues et frises réalisées par le sculpteur E. Chenevière. Les trois fenêtres centrales du premier et du second étage sont reliées entre elles par un balcon avec garde-corps en fer forgé. Les fenêtres du premier sont surmontées d'un fronton triangulaire sculpté. Elles sont encadrées d'une colonne carrée rainurée supportant de chaque côté, au niveau du second étage, une sculpture de femme qui déroule la guirlande de fleurs située au-dessus des fenêtres (immeuble inscrit sur la liste des protections patrimoniales du 11e arrondissement[1]).
  • No 48 : l'École nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) y est logée dans un ancien bâtiment industriel. Créé en 1982, cet EPIC enseigne la création industrielle et le design.
  • No 58 : c'est à cette adresse que se situait l'imprimerie Victor Camis, spécialisée entre 1890 et 1914 dans l'affiche publicitaire lithographiée.
  • No 60 : entrée de la cour du Coq. Cette voie privée pavée est formée de maisons de deux étages, avec des ateliers artisanaux au rez-de-chaussée. Certains ateliers ont été transformés en lofts, ou ateliers d'artistes. La voie est fermée par une grille arborant le nom de la voie et ornée d'un coq.
  • No 62 : les portes du bâtiment qui abrite aujourd'hui la crèche collective sont celles d'un ancien relais de poste avec un portail pour l'entrée et un pour la sortie des chevaux. L'ancienne verrière n'a pu être conservée pour des raisons de sécurité.
  • No 65 : à l'intersection de la rue Saint-Sabin et de la rue Amelot, la charcuterie Le Suprême du Marais a été décorée dans les années 1880-1890 dans le style Belle Époque par l'entrepreneur Thivet. La devanture, les décors extérieurs et intérieurs ornés de fixés sous verre blanc et or, ont fait l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 23 mai 1984.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, p. 287-288.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Henri Mialhe, Évolution socio-professionnelle d'une rue (Saint-Sabin) du 11e arrondissement de Paris, Univ. Paris 1, 1984, 2 vol., 84 p. (maîtrise) s-s.

Liens externes[modifier | modifier le code]