Ewald Mataré

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Ewald Mataré
Ewald Matare Engel Essen.jpg

Ange

Naissance
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Burtscheid (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
Büderich (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
Distinction
commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ewald Mataré ( à Burtscheid – (à 78 ans) à Büderich) est un peintre et sculpteur allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ewald Wilhelm Hubert Mataré se forme à l'Académie des arts de Berlin à partir de 1907. Il était un élève de Julius Ehrentraut (né en 1841) et de Lovis Corinth (1858-1925). En 1918, il rejoint le Novembergruppe. Mataré s'est principalement consacré à la sculpture. Une grande partie de son œuvre sculptée est composée de figures animalières.

En 1932, il obtient une chaire à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf. Après 1933, la vie culturelle et artistique en Allemagne est étouffée par l'idéologie nazie. Mataré est dénoncée comme étant « dégénéré » et perd son poste. Une de ses sculptures, « Die Katze » (Le Chat), est d'ailleurs placé dans le salon de l'Art dégénéré de Munich, en 1937[1]. Mataré se tourne alors vers l'Art sacré.

Après la guerre, Mataré devient directeur de la Kunstakademie de Düsseldorf, mais démissionne assez rapidement. Il continue à donner des cours particuliers à des élèves comme Karl Franke, Günter Haese, Erwin Heerich, Georg Meistermann et travaille pour différents mécènes.

Il participe aux documenta 1 (première grande exposition d'Art moderne dans l'Allemagne de l'après-guerre) et documenta 2, respectivement en 1955 et 1959, à Cassel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephanie Baron (ed), Peter Guenther at al. (1992) " Entartete Kunst " Das Schicksal der Avantgarde im Nazi-Deutschland. Exhibition catalogue, Los Angeles County Museum of Art and German Historic Museum. Hirmer Verlag, Munich, 1992.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Mataré und seine Schüler, Meerbuscher EUROGA-Kunstweg 25.8.–1.9.2002, Hrsg. Stadt Meerbusch, Meerbusch, 2002.
  • Anna Klapheck, Das Sakrale und das profane in der Kunst Matarés, in: Ausst. Kat. Düsseldorf, 1967. (pp. 9–10).