Esther Hoffenberg

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Esther Hoffenberg
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
Nationalité
Activités

Esther Hoffenberg est une réalisatrice et productrice française de films documentaires, née le [1].

Réalisations[modifier | modifier le code]

En 1980, elle coréalise et coproduit Comme si c'était hier en collaboration avec Myriam Abramowicz. Premier film à s'intéresser aux justes et au sort des enfants cachés en Belgique, il reçoit le Red Ribbon Award à l'American Film Festival[2], une mention spéciale du Prix Femina belge et sort en salle à New York, Bruxelles et Paris.

En 2005, après une carrière établie en tant que productrice, elle revient à la réalisation avec un film très personnel, Les deux vies d'Eva, reliant la fragilité psychique de sa mère, Eva à la violence de la guerre en Europe. Produit par Yaël Fogiel, Les Films du Poisson et Arte France, le film obtient le Prix du Patrimoine au Cinéma du réel de 2005[3] ainsi que le Prix des Escales Documentaires du Festival de La Rochelle[4].

En 2007, Esther Hoffenberg réalise Discorama, Signé Glaser produit et édité en coffert DVD par l'INA, diffusé sur France 3. Ce film s'intéresse à l'émission phare Discorama des années 1960-1970. La personnalité et les interviews légendaires de Denise Glaser ont fait découvrir au grand public de futures stars comme Barbara, Serge Gainsbourg, Dick Annegarn, Véronique Sanson, ou encore Michel Polnareff.

En 2009, Esther Hoffenberg réalise Au pays du nucléaire. Ce film est le fruit d'une enquête approfondie sur tous les sites nucléaires concentrés à La Hague, notamment sur la question de l’irréversibilité. Par un parti pris ethnographique, le film nous fait approcher un ensemble de sujets de société brûlants (la toute-puissance d’une mono-industrie, le rôle essentiel des associations, le désarroi d’une population « éduquée » par les communicants de l’industrie nucléaire). Le film est diffusé en septembre 2009 sur France 2 (Infrarouge).

La même année, Esther Hoffenberg réalise et produit Récits de Sam. Le film revisite des entretiens intimes, filmés en amateur, avec son père, Sam Hoffenberg, survivant du ghetto de Varsovie et du Camp de Poniatowa. Le film a été diffusé sur France 3 (Libre-Court).

Esther Hoffenberg a réalisé en 2013 un film documentaire sur l'écrivain Violette Leduc, produit par Les Films du Poisson et Arte-France.

Productions[modifier | modifier le code]

Les productions de Lapsus, société créée par Esther Hoffenberg en 1989, s'oriente principalement autour de deux axes. D'un côté des films sur l'histoire et la société, de l'autre des films sur l'art et le design, avec une prédilection pour les « Grand Format », case d’Arte consacrée aux films d’auteur.

Longs métrages[modifier | modifier le code]

  • Charlotte, vie ou théâtre ?[5] de Richard Dindo, en 1992. Ce film est consacré à l'artiste Charlotte Salomon. Prix de la meilleure adaptation, FIFA (Montréal) 1992.
  • Nous, les enfants du XXe siècle de Vitali Kanevski, en 1994, sur les enfants des rues de Saint-Pétersbourg. Prix du meilleur documentaire au Festival dei Popoli (Florence) 1994, Mention spéciale du jury au FIPA 1994.
  • Ceux de Saint-Cyr de Philippe Costantini en 1994.
  • La Voie de Ferenc Moldovanyi, de 1997. Prix du film d'essai au Festival de Budapest 1997
  • La Devinière de Benoit Dervaux, en 2000, sur une institution ouverte pour malades psychiatriques en Belgique. Prix des ciné-clubs Rencontres internationales de cinéma Lisbonne 2000, Prix des bibliothèques au Cinéma du Réel 2000.
  • La raison du plus fort de Patric Jean, en 2003, enquête sur les mécanismes d'exclusion au cœur de nos sociétés (surveillance, prison, justice). Prix ARD Médias CIVIS 2006 (Berlin). Mention Spéciale du Jury du Public au festival Visions du réel 2003. Grand Prix au festival Ecocinéma de Rhodes 2003. Mention spéciale au festival de Namur 2003. Mention au Prix Europa de Berlin 2003. Prix Planète du Meilleur Documentaire au 19e Festival International du Cinéma Francophone de Moncton en Acadie/Canada 2005
  • Maisha Ni Karata - La vie est un jeu de cartes de Philippe de Pierpont, en 2003
  • Il fare politica. Chroniques de la Toscane rouge du réalisateur belge Hugues Le Paige, en 2005, enquête sur les identités politiques d'un groupe d'amis communistes au fil des évolutions politiques politiques de la gauche italienne. Prix SCAM du film engagé, Prix Henri Storck – Belgique 2005, Médaille d’argent 24eGrand Prix International Documentaire de l’URTI 2005.

Films unitaires[modifier | modifier le code]

  • La Naissance de l'écriture de Robert Bober et Pierre Dumayet, en 1997
  • La Baraka des marchands mourides de Jean-Paul Colleyn et Victoria Ebin en 1998
  • Marc Ferro, la passion de l'histoire de Michel Vuillermet et Ilios Yannakakis en 1999
  • Pascin l'impudique de François Lévy Kuentz en 2000
  • Natal 71 de Margarida Cardoso en 2000
  • Une Étoile et moi de Mathilde Mignon, en 2001
  • Gaza, l'enfermement de Gaza, l’enfermement, de Ram Loevy en 2002
  • Ma couleur préférée de Jean-Paul Fargier en 2005
  • Dehors de Mathilde Mignon en 2005

Séries documentaires[modifier | modifier le code]

Lapsus a produit deux collections de 26 minutes destinées à un large public. La collection "Artistes" consacrée à la vie et à l’œuvre de 11 "grands maitres". La collection, produite en association avec France 5 et la RMN, comporte cinq films réalisés par Michaël Gaumnitz et écrits par Marie Sellier.

La collection "Design", conçue par Luciano Rigolini, coproduite et éditée en DVD par ARTE, se consacre à des objets cultes, révélateurs d’une époque (le téléphone en bakélite, le imac, la Citroën DS etc.).

Tous les films d’Esther Hoffenberg sont également coproduits par Lapsus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]