Dolmen de la Grotte

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Allée couverte de la Grotte
Image illustrative de l’article Dolmen de la Grotte
Le dolmen de la Grotte.
Présentation
Nom local Dolmen de la Grotta, Grotte aux Fées
Type dolmen angevin
Période Néolithique
Protection Logo monument historique Classé MH (1889)
Caractéristiques
Matériaux granite
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 29″ nord, 3° 02′ 11″ est
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Cournols
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Allée couverte de la Grotte
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
Allée couverte de la Grotte
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Allée couverte de la Grotte

L'allée couverte de la Grotte, appelée aussi dolmen de la Grotta ou Grotte aux Fées, est un monument mégalithique situé à Cournols, au lieu-dit Sarou, dans le département français du Puy-de-Dôme.

Site archéologique, il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.

Protection[modifier | modifier le code]

L'édifice est classé par liste en 1889 au titre des monuments historiques[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'édifice se situe à 800 mètres d'altitude. Bien que le monument soit parfois mentionné comme étant une allée couverte, en partie ruinée, il s'agit selon Michel Gruet d'un authentique dolmen angevin à portique[2] dont la dalle de couverture serait disparue. Selon le plan dressé par Jean-Baptiste Bouillet en 1846, l'édifice comportait alors treize orthostates, délimitant un couloir, une antichambre et une chambre. Le cloisonnement interne était constitué de deux dalles séparant le couloir de l'antichambre et deux autres séparant l'antichambre de la chambre. Le chevet était lui-même constitué de deux dalles contiguës. Le tout était recouvert de deux à trois tables de couverture dont une, en trachyte rapportée du Mont-Dore selon Bouillet, qui fut brisée à deux reprises par la foudre en 1835 et 1853, et dont il ne demeure aucun vestige. Selon le plan dressé par Bouillet, la troisième dalle reposait en arrière du chevet, à l'extrémité ouest de l'édifice sur les vestiges du tumulus. L'ensemble de l'édifice mesurait 10 m à 11 m de longueur dont un tiers occupé par les vestiges du tumulus[3].

Dalle Longueur Largeur Épaisseur
Orthostate no 1 2,80 m 2,80 m 0,45 m
Orthostate no 2 1,70 m 1,10 m 0,50 m
Orthostate no 3 0,40 m 0,70 m 0,40 m
Orthostate no 4 m 1,80 m 0,55 m
Orthostate no 5 0,60 m 1,10 m 0,37 m
Orthostate no 6 1,05 m 1,40 m 0,37 m
Orthostate no 7 0,60 m 0,85 m 0,35 m
Orthostate no 8 0,60 m 1,10 m 0,37 m
Orthostate no 9 0,80 m 0,35 m 0,30 m
Données : Inventaire des mégalithes de la France, 8-Puy-de-Dôme[3]

Actuellement, l'édifice ne comporte plus qu'une seule table de couverture et onze orthostates, le tout mesurant 5,80 m de long pour 4 m de large et 2 m de haut. Le tumulus actuel mesure (2,35 m de long par 2,40 m de large et 0,40 m de hauteur). L'unique table de couverture restante est une grande dalle (3,13 m de long par 2,10 m de large et 0,47 m d'épaisseur) en granite légèrement bombée, fracturée en diagonale d'est en ouest. Tous les orthostates sont en granite[3].

L'antichambre (2,35 m de long par 2,20 m de large et 1,50 m de hauteur) et la chambre (2,60 m de long par 1,50 m de large et 1,50 m de hauteur) sont de forme rectangulaire[3]. L'ensemble ouvre à l'est.

Fouille archéologique[modifier | modifier le code]

L'abbé Croizet fouilla le monument en 1840 où il découvrit des haches en pierre, des coquilles d'huîtres, des pierres de fronde et quelques objets indéterminés. Une hache en bronze fut découverte à proximité de l'édifice. L'ensemble de ce matériel a désormais disparu[3].

En conséquence, la construction peut-être datée du Néolithique avec une réutilisation à l'Age de Bronze.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Allée couverte de la Grotte », notice no PA00092089, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 octobre 2013.
  2. Michel Gruet, « Dolmens angevins à portique », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 53, nos 7-8,‎ , p. 397-401 (lire en ligne)
  3. a b c d et e Amblard 1983

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Sylvie Amblard, Inventaire des mégalithes de la France, 8-Puy-de-Dôme, Paris, CNRS, , 104 p. (ISBN 2-222-03207-5), p. 31-35 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Baptiste Croizet, « Découvertes », dans Tablettes historiques de l'Auvergne : comprenant les départements du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Haute-Loire et de l'Allier, 2, Jean-Baptiste Bouillet (éd.), Clermont-Ferrand, Perol, 1841, p. 73-74 (en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]