Derviches (Somalie)

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État Darwiish, 1915
Taleh, capitale de l'État derviche.
Fort principal de Taleh.
Bombardement britannique.

Les derviches somaliens (en somali : Dawlada daraawiish, en arabe : دولة الدراويش, Dawlat ad darawish) sont les partisans de Mohammed Abdullah Hassan, au nord de la Somalie, au début du XXe siècle (1899-1920).

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, l'islam connaît un important développement en Afrique de l'Est, particulièrement dans la Corne de l'Afrique, parfois lié à des mouvements de résistance aux incursions coloniales.

Mohammed Abdullah Hassan (1864-1920), formé en Arabie, commence à promouvoir la confrérie Salehiya au Somaliland. En 1899, il est déclaré «ennemi de l'empire britannique»[1]

Au cours des déplacements du groupe, des forts ou fortins sont construits à différents endroits. En 1913, avec le retrait britannique des côtes, la capitale et le siège permanent sont établis à Taleh, grande ville fortifiée. La forteresse principale, Silsilat, contenant un jardin clos et une maison de garde, devient la résidence de Mohammed Abdullah Hassan, ses femmes, sa famille, les chefs militaires somaliens importants; elle a également accueilli divers dignitaires turcs, yéménites et allemands, et aussi des architectes, maçons et fabricants d'armes.

L'entité derviche a su rester indépendante plus de vingt ans, jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. La campagne britannique du Somaliland (en) de 1919-1920, avec des bombardements aériens, y met fin, après que Mohammed Abdullah Hassan meurt de la grippe.

Héritage[modifier | modifier le code]

Logo de la Puntland Dervish Force, ainsi nommée en hommage aux derviches.

L'histoire de ce qui est, pour les nationalistes somaliens, le premier État somalien moderne a suscité, en somali, de nombreux récits, chants, poèmes, qui sont encore connus, appris, récités. Cette entité est la référence essentielle de ceux qui veulent créer un État qui dépasse les divisions régionales et claniques. Son dirigeant est alors considéré comme un «père de la nation».

Le gouvernement de Mohamed Siad Barre a fait ériger dans des lieux emblématiques les statues des trois grandes icônes somaliennes : Mohammed Abdullah Hassan, Pierre Thrower et Hawo Tako.

De nombreux forts et fortins établis par les derviches ont été intégrés au «trésor national» de la Somalie.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Quelques épisodes des aventures de Corto Maltese se déroulent dans ce cadre, dont Les Éthiopiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. L'Écuyer-Samantar, 1979.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lécuyer-Samantar (Nicole), Mohamed Abdulle Hassan - Poète et guerrier de la Corne de l’Afrique, Paris, ABC, 1979, 205 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]