David Engels

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David Engels
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VerviersVoir et modifier les données sur Wikidata
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Société Mommsen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

David Engels (né le à Verviers) est un historien belge, il est actuellement professeur à l'Université libre de Bruxelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

David Engels, originaire de la Communauté germanophone de Belgique, réalisa des études d’histoire, de philosophie et de sciences économiques à l’Université technique de Rhénanie-Westphalie à Aix-la-Chapelle (RWTH) de 1997 à 2002. Après avoir bénéficié d’une bourse de la Studienstiftung des deutschen Volkes, il soumit en 2005 une thèse doctorale portant sur la divination romaine et intitulée Das römische Vorzeichenwesen (753–27 v.Chr.). Quellen, Terminologie, Kommentar, historische Entwicklung (La divination romaine (753-27 ACN). Sources, terminologie, commentaire, mise au point historique), thèse défendue en 2006 et publiée en 2007. À partir de 2005, Engels exerça la charge d’assistant à la chaire d’histoire ancienne de la RWTH-Aachen, dirigée par Raban von Haehling [1]. En 2008, il fut nommé titulaire de la chaire d’histoire romaine à l’Université libre de Bruxelles (ULB) [2]. En 2009, il devint également rédacteur de la section d’histoire romaine de Latomus. Revue d’études latines, dirigée à l’époque par Carl Deroux, puis fut désigné rédacteur en chef et, de 2012 à 2017, directeur général de l’institution [3]. Engels s’est spécialisé dans le domaine de l’histoire de la religion romaine et des institutions de l’empire des Séleucides, mais est également actif dans l’histoire des réceptions de l’Antiquité et de la philosophie de l’histoire. Il s'exprime régulièrement dans la presse francophone sur des questions d'actualité européennes, surtout chez Atlantico[4] et dans Le Vif/L'Express.

Publications[modifier | modifier le code]

Dès 2007, Engels dirigea plusieurs projets de recherche qui aboutirent tous dans la publications d'ouvrages collectifs. Ainsi, de 2007 à 2008, il dirigea, avec Carla Nicolaye, un projet de recherche interdisciplinaire sur la symbolique culturelle de l’abeille de l’Antiquité à nos jours, finalisé en 2008 avec la publication des résultats sous le titre Ille operum custos. Kulturgeschichtliche Beiträge zur antiken Bienensymbolik und ihrer Rezeption. En 2008, Engels prit, avec Lioba Geis et Michael Kleu, la direction d’un autre projet de recherche, consacré cette fois aux diverses formes d’exercice du pouvoir en Sicile, publié en 2010 sous le titre Zwischen Ideal und Wirklichkeit. Herrschaft auf Sizilien von der Antike bis zum Spätmittelalter. En 2009 finalement, Engels supervisa, avec Didier Martens et Alexis Wilkin, un projet de recherche localisé à l'ULB et dédié au phénomène culturel de la "destruction" (La destruction dans l'histoire. Pratiques et discours), finalisé en 2013 avec la publication d'un ouvrage thématique réunissant les contributions des divers collaborateurs. Dans la suite du premier Belgian Workshop in Ancient History, organisé fin 2010 et dédié à la compétition entre les religions de l'Antiquité, Engels publia en 2014 avec Peter Van Nuffelen l'ouvrage collectif résultant des diverses présentations. En 2015, il publia un ouvrage collectif dédié aux conceptions biologistes et cyliques dans la philosophie de l'histoire (Von Platon bis Fukuyama), livre issu d'un cycle de conférences organisé par Engels à l'Université libre de Bruxelles. Engels est également impliqué dans les recherches sur l'histoire régionale et édita, en 2015, avec Carlo Lejeune, le premier volume de Grenzerfahrungen, une histoire de la Communauté germanophone (époques Antiquité et Moyen Âge). En 2017, Engels publia, dans la série Studia Hellenistica, sous le titre de Benefactors, Kings, Rulers, une série d'études consacrées à l'empire séleucide.

En 2013, Engels publia, aux éditions du Toucan, une monographie ancrée dans la tradition historique d’Oswald Spengler et d’Arnold Toynbee et consacrée à la crise identitaire actuelle de l’Union européenne. Dans son essai, intitulé de manière programmatique Le Déclin, Engels compare systématiquement, à l’aide de douze indicateurs, divers aspects de la construction de l’identité collective de l’Union européenne avec des symptômes de crise de la République romaine tardive. Le livre fut un certain succès de librairie[5] et lança un vif débat sur l'actualité de l'Antiquité romaine pour l'importance de l'Europe contemporaine. Une traduction allemande rédigée par l'auteur et largement augmentée est parue en 2014 chez Europa Verlag Berlin et fut élue « meilleur essai septembre 2014 » par le Süddeutsche Zeitung et le Norddeutscher Rundfunk[6]; en 2017 parut une traduction croate. De son côté, Philippe Arnaud, critique au journal Le Monde, conclut sur cet essai que : « Si le repli sur soi n'est pas la solution, l'Europe, suggère David Engels, doit assumer de façon critique son héritage et ses traditions, plutôt que de les occulter. En jargon d'aujourd'hui, cela s'appelle le "soft power". Une autre façon de dire que l'Europe n'est ni une frontière, ni un laboratoire, mais un espace politique qu'il s'agit de penser et de bâtir. » [7]

Analysant l'évolution récente de l'Europe, il avance que « nous n’avons aucune chance d’éviter une guerre civile ». Selon lui, cette guerre civile prendrait la forme de « banlieues qui échappent au contrôle de l’État. Avec des territoires où règnent des groupes paramilitaires, ethniques ou religieux. Avec une criminalité galopante. Avec une faillite économique et un total immobilisme politique. » Il avance que « les principaux partis allemands ne veulent pas admettre la pauvreté croissante, la perturbation culturelle et politique croissante et la perte de confiance dans la démocratie. » Cette situation serait comparable à celle de la fin de la République romaine[8].

Bibliographie (livres uniquement)[modifier | modifier le code]

  • Das römische Vorzeichenwesen (753–27 v.Chr.). Quellen, Terminologie, Kommentar, historische Entwicklung, Stuttgart, éditions Franz Steiner, 2007 (Potsdamer Altertumswissenschaftliche Beiträge 22), 877p., (ISBN 978-3-515-09027-8)[9].
  • Ille operum custos. Kulturgeschichtliche Beiträge zur antiken Bienensymbolik und ihrer Rezeption. Édité avec Carla Nicolaye, Hildesheim-Zurich-New York, éditions Olms, 2008 (Spudasmata 118), 318p., (ISBN 978-3-487-13606-6).
  • Zwischen Ideal und Wirklichkeit. Herrschaft auf Sizilien von der Antike bis zum Spätmittelalter. Édité avec Lioba Geis et Michael Kleu, Stuttgart, éditions Franz Steiner, 2010, 365p., (ISBN 978-3-515-09641-6).
  • Le Déclin. La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine. Quelques analogies, Paris, éditions du Toucan, 2013, 384p., (ISBN 978-2-810-00524-6)[10], [11], [12], [13].
  • La Destruction dans l'histoire. Pratiques et discours, édité avec Didier Martens et Alexis Wilkin, Bern - Berlin - Bruxelles - Frankfurt a.M. - New York - Oxford - Wien, Éditions Peter Lang, 2013, (ISBN 978-2-87574-006-9).
  • Religion and Competition in Antiquity, édité avec Peter Van Nuffelen, Bruxelles, Éditions Latomus, 2014, 307p[14].
  • Auf dem Weg ins Imperium. Die Krise der Europäischen Union und der Untergang der römischen Republik. Historische Parallelen, Berlin - München, Europa Verlag Berlin, 2014, 544p. (ISBN 978-3944305455).
  • Von Platon bis Fukuyama. Biologistische und zyklische Konzepte in der Geschichtsphilosophie der Antike und des Abendlandes, Bruxelles, 2015, 336p. (ISBN 978-90-429-3274-6).
  • Grenzerfahrungen, Band 1: Villen, Dörfer, Burgen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, édité avec Carlo Lejeune, Eupen, Grenz Echo-Verlag, 2016, 304p. (ISBN 978-3-86712-104-0).
  • Zalazak. Kriza Europske unije i pad Rimske republike - nekoliko povijesnih analogija, Zagreb, Litteris, 2017, 343p. (ISBN 978-953-7250-86-7)
  • Benefactors, Kings, Rulers. Studies on the Seleukid Empire between East and West, Leuven, Peeters, 2017 603p. (ISBN 978-90-429-3327-9)

Entretien[modifier | modifier le code]

Entretien (en anglais) avec Henk de Berg (2017)

-- Première partie

-- Deuxième partie

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]