Daniel S. Milo

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Daniel S. Milo
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Daniel MilwitzkyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

Daniel Shabetai Milo (hébreu דניאל שבתאי מילוא, né à Tel Aviv le 21 août 1953 sous le nom de Daniel Milwitzky) est un philosophe et écrivain franco-israélien. Milo est professeur de philosophie naturelle à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS)[1] Paris. Il est l'auteur de neuf livres et trente-cinq articles et chapitres de livres ; son travail a été traduit en neuf langues. Il a réalisé trois courts métrages : Between Sofa and Ceiling (2000), Grandpa, What Have You Done in Summer 2002? (2002), Hunger as Art (2005) et plusieurs productions théâtrales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel S. Milo est né à Tel Aviv, en Israël, en 1953. Son père, Yossef Milo (Milwitsky), est né à Berlin et sa mère, Bruria Milo (née Weitzen), était originaire de Pologne. Après avoir obtenu un baccalauréat et une maîtrise en philosophie, en littérature comparée et en études cinématographiques à l'Université de Tel-Aviv, il a terminé sa thèse de maîtrise en 1980. Après avoir déménagé à Paris en 1982, il a rédigé une thèse de doctorat en études culturelles à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), puis a été recruté dans cette même institution[2].

Milo a proposé une révision de la façon de faire de l'histoire dans un manifeste intitulé Pour une histoire expérimentale, ou le gai savoir, repris dans Alter histoire. Essais d'histoire expérimentale. En 1989, il commence à l'EHESS son séminaire qu'il intitule Lire. « C'était le challenge : être avec les grands esprits » (entretien à la revue Labyrinthe [3]). En 2007, son séminaire change de nom et s'intitule : Philosophie naturelle.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Études cinématographiques[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970 , chaque domaine était censé avoir son propre langage : mode, politique, sport - et cinéma. Milo[4] a contesté cet axiome. Il a assimilé le film à la cuisine, parce que dans cette dernière, préparer un plat et le manger demandent des capacités différentes. Il n'est pas demandé au client de connaître les "secrets" du chef. Dans l'art culinaire et dans l'art cinématographique, l'ignorance n'est pas un obstacle; c'est souvent un avantage. Milo a fait valoir qu'il n'existe pas de langage cinématographique en ce qui concerne le spectateur. Celui-ci n'a pas besoin de maîtriser une langue spécifique. Le cinéma est une exception parmi les modes de communication, car il exige de la part du créateur la maîtrise de techniques tout en exemptant presque totalement le public de cette demande. Le succès du cinéaste se mesure souvent par sa capacité à dissimuler sa maîtrise de la syntaxe.

Études culturelles[modifier | modifier le code]

La thèse de doctorat de Milo, Aspects de la survie culturelle, présentait ses recherches sur l'excès ; elle était sa première rencontre avec le darwinisme. Il y a des candidats au panthéon culturel : la lutte pour la (sur)vie dans la mémoire collective est malthusienne. Milo considère la postérité comme l'équivalent culturel de la sélection naturelle. Il a été un pionnier dans l'application d'outils quantitatifs au canon culturel. Il évalue la vie posthume d'un artiste ou d'une œuvre en comptant sa présence dans les manuels scolaires les traductions, les musées, les encyclopédies,les noms de rues, les répertoires de théâtre. Il fut le premier à étudier les traductions[5] et les noms de rues[6] comme repères historiques et culturels. Deux des chapitres de sa thèse ont été publiés dans Les Lieux de mémoire sous la direction de P. Nora, un autre l'a été dans Annales HSS.

Historiographie[modifier | modifier le code]

La phase suivante de la recherche de Milo a été déclenchée par une expérience de pensée : et si l'on commençait à compter le temps, non pas à partir de la circoncision du Christ (l'an 1) mais de sa crucifixion (l'an 33)?. Toutes les dates de l'ère chrétienne seraient alors décalées de 33 ans, le premier tiers de chaque siècle reculant ainsi au siècle précédent. Le XXe siècle, par exemple, serait alors amputé de la Révolution d'Octobre, de la Première Guerre mondiale, d'Albert Einstein, de Proust, de Kafka et du cinéma muet. Le XVIIIe siècle deviendrait le siècle des Lumières et du Romantisme, etc. Ce jeu de fiction historique a permis la problématisation de la notion de "siècle", segment arbitraire par excellence. Milo a ensuite questionné d'autres divisions du passé, en insistant de façon récurrente sur leur caractère artificiel, d'où la métaphore du "charcutage du temps". Le titre de son livre, Trahir le temps (Histoire), joue sur l'homonymie trahir/révéler : pour étudier le passé, il faut le trahir. L'outil le plus perfide est la périodisation, car les périodes font croire qu'elles se réfèrent à la réalité alors qu'elles sont en fait totalement arbitraires. Parmi ces divisions, Milo a étudié la notion de génération et l'invention de la césure BC/AD (avant/après Jésus-Christ). Milo a consacré une étude spéciale au calendrier républicain, créé et mis en œuvre par la Révolution française - un laboratoire grandeur nature sur la manipulation du temps. Puisque l'ère républicaine devait remplacer l'ère chrétienne, elle a commencé avec l'abolition de la monarchie le 22 septembre 1792 : c'est l'année I. L'année a été divisée en douze mois, chacun divisé en trois semaines de dix jours appelées "décades". Le dixième jour, décadi, a remplacé le dimanche comme jour de repos et de fête. Une autre étude est consacrée aux soi-disant terreurs de l'an mil. Cette psychose collective n'a pu avoir lieu parce que la plupart des hommes du Moyen Âge ignoraient l'année dans laquelle ils vivaient. Milo a découvert que le mythe est né en même temps que le siècle, c'est-à-dire la division du temps en périodes de 100 ans ; le siècle a été inventé vers 1600 et est devenu la norme vers 1800. « Milo a été acclamé par son étude intrigante Trahir le temps dans laquelle il a déconstruit notre périodisation du temps historique au moyen de modèles expérimentaux »[7].

Histoire expérimentale[modifier | modifier le code]

Expérimenter, c'est faire violence à l'objet avec l'espoir qu'il crache le morceau s'appelant vérité. Dans les laboratoires, on fait subir aux organismes une violence telle que la nature n'en rêve jamais. Trahir la réalité pour la révéler est à la base de la méthode expérimentale. Milo a écrit un manifeste, "Pour une histoire expérimentale ou La science gaie. Suivant Claude Bernard dans L'Introduction à l'étude de la médecine expérimentale (1865), il énumère six méthodes expérimentales archétypales : greffe, ablation, décontextualisation, modification d'échelle, collage et rebapbtisation. Au cœur du projet était l'idée de l'espièglerie : expérimenter, c'est jouer, au sens le plus sérieux du terme.

Milo a réuni un groupe d'historiens prêts à jouer avec le passé. Les résultats ont été publiés dans Alter histoire : Essais d'histoire expérimentale (1991). Voici, comme un exemple le jeu « dépaysement ». Deux autobiographies, celle d'Ignace de Loyola et celle de Glückel von Hameln, ont été proposées aux joueurs. Pour participer, il fallait être non-spécialiste du XVIe siècle et des Jésuites pour ceux qui ont choisi Loyola et du XVIIe siècle et des Juifs allemands pour ceux qui ont choisi Glückel. Ainsi, un participant a lu l'autobiographie du fondateur de la Compagnie de Jésus (les Jésuites) à travers le regard incrédule et méprisant d'un érudit confucéen. Alter Histoire a provoqué une amère controverse, avec schisme et excommunications, mais a fini par atteindre le statut de classique. Tomasz Wiślicz a déclaré que « ce fut le projet le plus radical et aussi le plus intéressant pour renouveler l'histoire en France dans les années 1990. De plus, le plan a été réalisé »[8].

Philosophie expérimentale[modifier | modifier le code]

La plupart des questions sur les affaires humaines ne peuvent pas être testées expérimentalement en raison des contraintes qui pèsent sur la recherche sur les sujets humains[9] Dans son séminaire « Lire », Milo a lu pendant une quinzaine d'années les grands textes littéraires comme des protocoles où l'écrivain pousse à la limite un trait humain, une situation humaine, et nous montre ce que cela donne. Cette méthode a donné Héros & cobayes (1997)[10],[11].

Éthique[modifier | modifier le code]

Dans Clefs (1993) il est devenu clair que le principal protagoniste de la pensée de Milo est le cerveau, et que le leitmotiv de son œuvre est l'excès. Qu'est-ce que l'excès ? Quand on peut faire avec moins. Sa méthode aussi s'en dégage : "la vérité pousse sur les bords des lieux communs et des sentiers battus". Milo lit les bruits verbaux : stéréotypes, platitudes, clichés, trophées, truismes - comme des thèses philosophiques. La première section, "Phrases", est composée de 222 phrases telles que : "Même un Kafka n'était Kafka que deux heures par jour" ; "Vouloir, c'est ne pas pouvoir faire autrement" ; "Sous l'eau, tous les icebergs sont mouillés" ; "Plus je vais au fond de moi-même, moins je suis seul" ; "Pas de mirage sans désert", etc. La deuxième partie, "Standards", propose une série de jam sessions sur des lieux communs et des maximes telles que "Ne pas parler de corde dans la maison d'un pendu" ; "Être ou ne pas être" et "Ce n'est pas si simple". Dans la troisième partie, "Verrous", Milo développe un système éthique. En son centre, le droit de dire "je". Trois paradigmes ou métaphores nous gouvernent : Épicerie, Paranoïa et Iceberg (EPI). Chez l'épicier, il n'y a pas de repas gratuit. Pour le paranoïaque, tout a un sens. Dans l'iceberg, le sens est entre les lignes. L'épicier ne peut admettre des actions unilatérales. Pour le paranoïaque, rien n'est neutre. Et l'ennemi du scaphandrier est la littéralité. La simplicité est l'impensable des trois. Or nous valorisons plus la simplicité que la complexité. Agir de manière désintéressée est universellement valorisé. Accepter la réalité telle qu'elle est, sans message ni sens, demande beaucoup d'efforts et de sacrifices. La capacité à ne pas voir quelque agenda secret derrière le comportement des hommes est admiré. Il n'est guère surprenant que nous avons tendance à voir dans les rares moments où l'on réussit à surmonter l'EPI l'expression de notre vrai moi.[interprétation personnelle]

Philosophie[modifier | modifier le code]

Le consensus, de nos jours, est que la Vérité est dépassée, l'objectivité est une chimère, à chacun son point de vue, tout est relatif. Afin de combattre le consensus, Milo étudia sa supposée icône dans Pour Narcisse : Essai de l'amour impartial (1996) ; Narcisse, on le sait[style à revoir], pousse le subjectivisme à l'extrême en tombant amoureux de lui-même. Mais une lecture littérale de l'histoire de Narcisse telle qu'elle est racontée par Ovide, son créateur, dans Les Métamorphoses, révèle exactement le contraire. D'abord, Narcisse ne tombe pas amoureux de lui-même mais d'une réflexion sur l'eau qu'il ignore être la sienne. Deuxièmement, son amour est loin d'être relatif. Narcisse, insiste Ovide, est la perfection incarnée ; c'est pourquoi tous les personnages de l'histoire, humains et nymphes, tombent amoureux de lui. Troisièmement, Narcisse est accusé d'arrogance par ceux qui l'aimaient parce qu'il ne voulait pas répondre à leurs sentiments. Mais il a raison dans son indifférence : dans cette histoire, tomber amoureux de tout autre que Narcisse eût été un compromis, un pis aller, car lui seul provoque un amour universel. Quatrièmement, Narcisse est accusé de frigidité, mais en fait, il est consumé par son amour pour la créature parfaite qu'il a vue, jusqu'à ce que la mort les sépare. Moralité de la fable : l'objectivité est rare, elle est dangereuse, mais elle existe. Beaucoup de scientifiques et de philosophes adhéreraient.[interprétation personnelle]

Philosophie naturelle[modifier | modifier le code]

La pratique de la philosophie, et donc l'amour de la vérité, sous-tendent le parcours décrit jusqu'ici. La recherche sérieuse de la vérité ne fait pas l'impasse sur la science, c'est-à-dire la science expérimentale, et en particulier la biologie. Celle-ci est présente dès le début du parcours de Milo, avec la filiation darwinienne affirmée de sa thèse portant sur certains « aspects de la survie culturelle ». Elle se retrouve en première place au terme actuel de son parcours, avec la Philosophie naturelle.

Milo a publié L'Invention de demain, d'abord en hébreu (2009)[12], puis en français (2011)[13]. Le livre a été traduit en coréen en 2017.[14] Il part d'un fait surprenant et inconnu hors des milieux spécialisés: jusqu'il y a 58,000 ans, l'humanité ne comptait pas plus de 20.000 (vingt mille !) personnes. Ce n'est donc pas le grand cerveau de l'homme qui a livré "l'arbitrage final dans la bataille pour la vie" (Darwin)[15]. Milo constate que nos ancêtres sont devenus de plus en plus vulnérables précisément à cause de la croissance du cerveau. Puis, comme par un tour de magie, la roue de la fortune a tourné. Plusieurs centaines de membres de notre espèce ont émigré d'Afrique il y a 58 000 ans, et en l'espace de vingt mille ans, certains d'entre eux sont arrivés en Australie ! L'expansion géographique s'est accompagnée d'une explosion démographique. De vingt mille, ils sont passés à vingt millions, puis à deux cents millions, puis à huit milliards. Qu'est-ce qui a poussé Homo sapiens au mouvement perpétuel? Milo propose que le salut est venu de l'invention du futur. La faculté de se projeter dans le néant, de faire des projets concernant ce néant, et de partager ces projets avec ses pairs a offert à Homo sapiens la victoire finale. Mais elle nous a condamné à l'intranquillité chronique. Pour citer Blaise Pascal, "Le présent n'est jamais notre but ; le passé et le présent sont nos moyens, l'avenir seul est notre objet"[16]. L'Invention du Futur a été un best-seller en Israël et a fait l'objet d'une large couverture médiatique[17]. Marcela Iacub l'a qualifié dans Libération d"époustouflant et inattendu"[18].

Good Enough[modifier | modifier le code]

Après avoir exploré l'excès humain dans L'invention du futur, les recherches de Milo l'ont conduit à la nature, en particulier à l'évolution. Good Enough: The Tolerance for Mediocrity in Nature and Society (2019)[19] montre que l'excès, la redondance, l'absurdité, le bruit, l'inutilité, la futilité et l'inefficacité sont omniprésents à tous les niveaux de la vie, du moléculaire au comportemental[20],[21],[22]. La seule différence entre les deux types d'excès : l'homme produit ses excès alors que les autres organismes en héritent.Le biologiste Nicolas Gompel de l'Université Ludwig-Maximilians de Munich écrit: "Dans cet essai salutaire, Daniel Milo raconte aux biologistes avec joie ce qu'ils savent déjà mais qu'ils n'avouent jamais. Enracinant son argument dans la genèse de la théorie de Darwin, Milo met l'accent sur la place du médiocre, de l'inutile et du nivellement par le bas dans la variation naturelle." [23]

Livres[modifier | modifier le code]

  • 1985: Aspects de la survie culturelle, Thèse de doctorat, Paris, EHESS
  • 1991: Trahir le temps (histoire), Paris, Les Belles Lettres
  • 1991: Alter Histoire. Essais d'histoire expérimentale (avec Alain Boureau et al.,), Paris, Les Belles Lettres
  • 1993: Clefs, Paris, Les Belles Lettres (traduction en espagnol : Llaves, par Rolando Pratz-Paez, 2005, Miami, Ediciones Catalejo)
  • 1995: Pour Narcisse: Essai de l'amour impartial, Paris, Les Belles Lettres (traduction en polonais : Pochwała Narcyza. O miłości bezstronnej, 2006, par Agata Gołębiewska, Jaworski, Warsaw)
  • 1997: Héros & Cobayes, Paris, Les Belles Lettres
  • 2002: La dernière mort de Socrate, Paris, Les Belles Lettres
  • 2004: Les Porteurs de cerveau, Paris, Les Belles Lettres
  • 2009: Hamzaat Ha'Machar (en hébreu: The Invention of Tomorrow),Tel Aviv, Ha-Kibbutz Ha-Mehuchad (traduction en français : L'Invention de demain, 2011, Paris, Les Belles Lettres ; Korean translation, 미 래 중 독 자오늘을 버리고 내일만 사는 별종, 사피엔스 2017)
  • 2019: Good Enough: The Tolerance for Mediocrity in Nature and Society, Cambridge MA, Harvard University Press

Liens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Enseignements de Daniel S. Milo, maître de conférences de l'EHESS, en 2019-2020 : HABU », sur enseignements-2019.ehess.fr (consulté le 27 mai 2019)
  2. http://www.toomuch.us/ABCDSM/article.aspx?id=9
  3. http://www.revuelabyrinthe.org/document1555.html
  4. Daniel Milo, « The ‘culinary’ character of cinematic language », Semiotica, vol. 58, nos 1-2,‎ (ISSN 0037-1998 et 1613-3692, DOI 10.1515/semi.1986.58.1-2.83, lire en ligne, consulté le 4 juin 2019)
  5. Jean Deslisle, « Dimensions culturelles de certaines fonction de la traduction », Atelier de traduction (Roumanie), n° 21, 2014, p. 37-60.
  6. « The history of street names has become fashionable in Italy in recent years. When Daniel Milo’s work on 'Nom des rues' appeared in 1986 in the Lieux de mémoire edited by Pierre Nora, Italian historiography had yet to produce anything significant on the subject. Almost twenty years later, as a result of an enlargement of the traditional sources of political and diplomatic history, the scenario is enhanced by different, interesting contributions, especially at a local level. », Roberto Balzani, « Urban Toponomy, Cultural memory and the World Wars », in Elena Lamberti and Vita Fortunati, eds., Memories and Representations of War The Case of World War I and World War II.
  7. Tomasz Wiślicz, « The Annals School and the Challenge of the Late 20(th) Century. Criticisms and Tentative », Acta Poloniae Historica, 92, 2005. Christian Delacampagne, « Erreurs de calendrier », Le Monde, 21 mars 1991. Pierre Chaunu, « Les futurs antérieurs », Le Figaro, 24 février 1991.
  8. Tomasz Wiślicz, « The Annals School and the Challenge of the Late 20th Century. Criticisms and Tentative », Acta Poloniae Historica, 92, 2005
  9. « FDA Policy for the Protection of Human Subjects », FDA, 2018-11-03.
  10. Héros & Cobayes, Paris, Les Belles Lettres
  11. « Heroes as Guinea Pigs », Common Knowledge, vol. 5, no 1 (Spring 1996), p. 33-58
  12. Israel Oppenheim, « Shmuel Nitzan, editor. Tnu’at Dror be’Galicia. Tel Aviv: Beit Lohamei ha-Gettaot and ha-Kibbutz ha-Meuhad. 1984. », dans Polin: Studies in Polish Jewry Volume 2, The Littman Library of Jewish Civilization (ISBN 9781909821538, lire en ligne), p. 447–450
  13. L'Invention de demain, 2011, Paris, Les Belles Lettres
  14. 미 래 중 독 자오늘을 버리고 내일만 사는 별종, 사피엔스 2017
  15. Charles Darwin, The descent of man, and selection in relation to sex. By Charles Darwin ..., J. Murray,, (lire en ligne)
  16. Hélène Bouchilloux, « Comment interpréter le fragment Lafuma 786 des Pensées ? », Courrier du Centre international Blaise Pascal, no 21,‎ , p. 47–48 (ISSN 0249-6674 et 2493-7460, DOI 10.4000/ccibp.542, lire en ligne, consulté le 4 juin 2019)
  17. רשימת רבי המכר, ידיעות אחרונות 4.12.2009; יובל דרור, "מחפש את המחר", הארץ, 8 בינואר 2010; אירי ריקין, "אדם אחרי בן אדם: ביקורת על הספר המצאת המחר מעריב 8.12.2009; המצאת המחר דודי גולדמן, "הרהורים על טבע האדם," אודיסיאה ,22 במאי
  18. Marcela Iacub, "Les sexe, comme des bêtes," Libération 29 octobre 2011
  19. « Harvard University Press (HUP) », sur Lexikon des gesamten Buchwesens Online (consulté le 4 juin 2019)
  20. « 'Good Enough' Is Great on Darwin », sur www.popmatters.com (consulté le 9 juin 2019)
  21. (en) « Natural selection can’t explain this bug’s bizarre horn », sur www.popsci.com (consulté le 28 juin 2019)
  22. (en) inquisitivebiologist, « Book review – Good Enough: The Tolerance for Mediocrity in Nature and Society », sur The Inquisitive Biologist, (consulté le 10 août 2019)
  23. (en) « Good Enough — Daniel S. Milo | Harvard University Press », sur www.hup.harvard.edu (consulté le 31 mai 2019)