DRA10

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Lors des journées de l'armée. À gauche, un mannequin en configuration terrestre portant la tenue d'assaut complète d'un soldat du DRA10 armé d'un SIG-552 commando et d'un pistolet à la hanche. À droite, l'équipement des unités amphibies du DRA10 avec recycleur d'air (en noir) et sac étanche (dans le dos).
AGF Serval, en service au sein du DRA10

DRA10 ou Détachement de Reconnaissance de l'Armée 10 est une unité d'élite professionnelle de l'Armée suisse[1] créée en août 2007 dont le budget annuel est de 16 millions de francs suisses. Le Conseil fédéral peut décider seul de l'engagement de cette unité en se passant de l'aval du parlement[2].

Recrutement[modifier | modifier le code]

Les exigences de recrutement sont élevées, obtention de la maturité ou d'une formation équivalente et la maîtrise d'une deuxième langue nationale ainsi que l'anglais, une excellente condition physique, une grande résistance psychique et une disponibilité pour des engagements à l'étranger[1]. Chaque année 10 candidats sur environ 300 sont retenus après des tests physiques et psychiques s'étalant sur trois semaines qui sont suivis de trois mois en caserne. Les membres du DRA10 proviennent principalement des grenadiers et des éclaireurs-parachutistes. Les membres sélectionnés subissent ensuite une formation de dix-huit mois, majoritairement à l'étranger[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Les soldats du DRA10 suivent dans leur formation de base des cours de combat rapprochés, de survie, de droit, d'anglais, de psychologie et d'ethnologie[1].

Constitution[modifier | modifier le code]

Le DRA10 compte une centaine de soldats entraînés à la protection de personnes et des infrastructures en 2008. L'effectif est calculé pour mener simultanément plusieurs missions[3]. Ces soldats s'engagent pour cinq ans et sont en permanence mobilisables[2]. En 2009, la moyenne d'âge y est de 28 ans. L'unité est constituée de 4 sections : parachutiste (parachutisme militaire et chute opérationnelle), montagne, motorisé et amphibie[1].

Matériel[modifier | modifier le code]

Le DRA10 dispose d'ordinateurs et de téléphones capables de fonctionner sous l'eau ainsi que d'appareillage de reconnaissance très perfectionnés[1]. Il dispose également du véhicule militaire de reconnaissance AGF Serval.

Engagement[modifier | modifier le code]

Le détachement a été créé pour faire face à des engagements hors de Suisse, par exemple la protection des citoyens suisses ou le soutien à une ambassade suisse[4] ou en général là où les intérêts du pays sont menacés. Selon le conseiller aux États Didier Burkhalter, le DRA10 s'entraîne régulièrement hors de Suisse (le détail de ces entraînements est un secret militaire) et il aurait pu l'être encore plus souvent sans certaines hésitations politiques. Une participation à la Mission Atalanta a été envisagée[1]. La marine française aurait pu accueillir les soldats du DRA10[3]. Lors de la crise diplomatique entre la Suisse et la Libye (2008-2010), en , l'opération SAKR3 devait exfiltrer les otages par mer, 4 membres de l'unité se seraient trouvés sur place du au mais l'opération n'eut finalement pas lieu[5].

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Tribune de Genève, Les forces spéciales suisses sont capables d'intervenir en Libye, par Cédric Waelti, 26 mai 2009, p. 9
  2. a b et c Affronter les pirates? Ce serait leur boulot, par Fabian Muhieddine, 22 décembre 2008Le Matin (journal)
  3. a et b La Marine Française prête à intégrer les soldats suisses, L'Hebdo, Par Michel Guillaume, Titus Plattner, 08.01.2009
  4. Le chef de l’armée prêt à aller en Somalie, par Xavier Alonso, 13.01.2009, 24 heures (Suisse)
  5. Comment les plongeurs du DRA-10 auraient dû sauver nos otages, par Titus Plattner, 17 octobre 2010, Le Matin (journal), p. 3