Opération Atalante

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Campagne européenne anti-piraterie
Mission Eunavfor Atalante
Description de l'image Puntland.gif.
Informations générales
Date [1]
Lieu Golfe d'Aden, côte de la Somalie
Belligérants
Flag of Europe.svg Union européenne (24/28)
Drapeau du Chili Chili
Drapeau de la Colombie Colombie
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau de la Serbie Serbie
Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Pirates
Commandants
Rear-Admiral Philip Jones, remplacé Rear-Admiral Peter Hudson, Général Buster Howes puis Rear-Admiral Duncan Potts
Forces en présence
4 à 13 navires de guerre, avions de patrouille maritime, commandos armés.
Soutien de la Task force 53 américaine.
Le plus souvent un « bateau-mère » d'où partent de petites embarcations qui vont aborder les cibles.

L’opération Atalante est une mission militaire et diplomatique mise en œuvre par l'Union européenne, dans le cadre de la force navale européenne (Eunavfor) et de la PSDC, dans le but de lutter contre l'insécurité dans le golfe d'Aden et l'océan Indien, une zone maritime menacée par des pirates qui partent des côtes somaliennes.

La mission s'est déployée à partir du pour remplacer les accompagnements nationaux. Elle a à sa disposition, selon les moments, entre quatre et treize bâtiments appuyés par des avions de patrouille maritime avec comme point d'appui Djibouti et des commandos embarqués à bord des navires du Programme alimentaire mondial ravitaillant la Somalie ou navires de commerce traversant la zone.

En 2009 et novembre 2012, les forces européennes d’Eunavfor ont assuré l’escorte de 166 navires du PAM et 128 navires de l’AMISOM[2].

Pays participants[modifier | modifier le code]

Parmi les États participants :

La Suisse avait envisagé une participation avec l'engagement de l'unité DRA10. Mais le parlement suisse a refusé de valider cet envoi[6]. La Nouvelle-Zélande (2014) et la République de Corée (2015) ont rejoint d'autres pays tiers comme la Norvège.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Mercredi  : Les députés espagnols approuvent à la quasi-unanimité l'envoi de 395 militaires pour intégrer la force européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes. Le feu vert définitif sera donné par le conseil des ministres. Selon la ministre de la Défense, Carme Chacón, cette opération « est d'une importance vitale pour la défense des intérêts géostratégiques et économiques de l'Espagne » et elle va « servir à apporter plus de sécurité à nos pêcheurs », présents près des côtes somaliennes. L'Espagne va envoyer une frégate militaire, un navire d'approvisionnement logistique, un avion patrouilleur, et un maximum de 395 militaires. Cette flotte espagnole ira rejoindre la mission Atalanta lancée depuis le 8 décembre par l'Union européenne pour traquer les pirates somaliens avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique mais dont l'Espagne devrait prendre le commandement au printemps.
  • Mercredi  : Selon le journal Ouest-France, le président Barack Obama envisagerait de mener des opérations de bombardement sur les bases pirates et d'envoyer des bâtiments de guerre à la suite de l'enlèvement du capitaine du Maersk Alabama Richard Phillips[7].
  • Vendredi  : les ambassadeurs des vingt-sept États membres du Comité politique et de sécurité (COPS) de l'Union européenne autorisent l'extension de l'opération vers les Seychelles[8].
  • Vendredi  : une nouvelle décision permet l'extension de l'opération plus à l'est et au sud[10].
  • Vendredi  : lors du Conseil affaires étrangères, les ministres décident de prolonger de deux années supplémentaires, jusqu’en décembre 2014, l’Opération Atalanta menée par l’UE contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique.
  • Vendredi  : lors du Conseil affaires étrangères, les ministres décident de prolonger de deux années supplémentaires, jusqu’au 12 décembre 2016, l’Opération Atalanta.

Effets[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, le nombre d'attaques est passé de 168 (dont 43 réussies) à 3 en 2014 (dont zéro réussie)[11].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « About us », sur Eunavfor Atalanta,‎
  • Nicolas Gros-Verheyde, « Une piraterie en chute libre depuis 4 ans, dernier bilan », Bruxelles2,‎ (lire en ligne)
  • Nicolas Gros-Verheyde, « Les Bulgares envoient deux officiers au QG d'Atalanta », Bruxelles2,‎ (lire en ligne)
  • « Obama prêt à bombarder les pirates ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]