Cyril F. Benoit

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Cyril Benoit est un entrepreneur français spécialisé dans les opérations de fusion-acquisitions internationales, notamment entre la France et la Chine. Il est également Président du think-tank Vouloir la République. Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (philosophie), il a effectué la première partie de son parcours professionnel dans la sphère publique.

Cyril F. Benoit
Portrait de Cyril Benoit.jpg

Cyril F. Benoit, Président de B&A Investment Bankers

Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Cyril Benoit dirige B&A Investment Bankers (www.benoit-associes.com) qu'il a créé en 2011. B&A est une société de conseil spécialisée dans les opérations de fusions-acquisitions internationales, en particulier entre la France et la Chine. B&A dispose d'une équipe à Shanghai dirigée par Emmanuel Gros, cousin de Cyril Benoit, qui est également Vice-Président de la chambre de commerce française en Chine. B&A est notamment à l'origine de la transaction entre Bright Food et Diva[1] qui, pour la première foi, a vu un groupe d'État chinois prendre le contrôle d'une PME française.

Cyril Benoit a commencé son parcours en 1997 comme plume de Laurent Fabius à la Présidence de l'Assemblée Nationale[2],[3],[4]. Il travaille ensuite à Washington DC auprès de l'emblématique Tom Lantos, Représentant démocrate connu pour son engagement en faveur des droits de l'homme. De 2000 à 2002, il rejoint Laurent Fabius à Bercy et intègre le cabinet au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie. Il est également chef adjoint de cabinet, puis conseiller technique du ministre de l’industrie Christian Pierret[5].

À la Direction du Trésor (aujourd'hui Direction générale du Trésor), il suit successivement, en 2002 et 2003, de la Présidence française du G8, des présidences indiennes et mexicaines du G20 (au bureau E2), puis participe au groupe constitutif de l'Agence des participations de l’État.

En 2003, il rejoint Léon Bressler, alors PDG d’Unibail, comme chargé de mission. Après avoir occupé diverses responsabilités chez Unibail-Rodamco dont Head of Corporate Development puis Directeur financier et des investissements, il intègre en 2007 le fonds d'investissement de Perella Weinberg Partners à Londres.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le quotidien économique Les Échos sélectionne Cyril Benoit dans l'édition spéciale "La relève" du 18 novembre 2013"[6].

En novembre 2014, l'Opinion le classe 5e de son "Top 50 des défricheurs français" [7].

Engagement[modifier | modifier le code]

Cyril Benoit a fondé en 1995 le think-tank Vouloir la République dont la Fondation Saint-Simon a écrit, dans sa dernière note consacrée à l’engagement des trentenaires en politique, qu’il était le club de réflexion qui « prend le plus au sérieux le besoin d’un travail de fond, diagnostiqué par de nombreux militants »[8]. En 1999, le club rédige notamment un projet de Constitution européenne et s’oppose à l’élargissement de l’Europe.

En mars 2017, Vouloir la République est relancé pour lutter contre le Front national[9]. Pour en finir avec la seule dénonciation morale ou idéologique du FN, ineffective depuis des années, le think-tank estime qu’il s'agit désormais d'argumenter face à un parti enraciné dans le paysage politique français. Chaque jour, Vouloir la République publie sur une page Facebook dédiée des postes visant à décrypter et contrer les « 144 engagements présidentiels » de la candidate du FN [10].

Cyril Benoit intervient également régulièrement dans le débat public. Il est l'auteur de différents articles sur l'économie internationale et les interactions entre politique et finance, notamment dans Les Échos ou le Huffington Post [11],[12],[13].

Cyril Benoit a été élu le 12 juin 2013 Président du Conseil de Surveillance de l'Institut Aspen France [14] où il a succédé à Raymond BarreMichel Pébereau et Jean-Pierre Jouyet. Il a quitté cette fonction bénévole en mars 2015.

Il est aussi l’un des fondateurs de la Fondation Reconnue d’Utilité Publique « France-Israël » initiée par Jacques Chirac et Ariel Sharon [15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ivan Letessier, « Bright Food prend le contrôle du négociant bordelais Diva », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  2. Fabius : Les blessures d’une ambition, Jean-Gabriel Fredet, Hachette
  3. « La galaxie Fabius au service de la "diplomatie économique" »
  4. La galaxie pourvoyeuse d’ idées du ministre de l’économie, Michel Noblecourt, Le Monde du 20 avril 2000
  5. http://admi.net/jo/20000729/ECOP0000595A.html
  6. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/dossier/les_echos_la_releve/0203115187477-la-releve-kesako-628369.php
  7. http://www.lopinion.fr/4-novembre-2014/cyril-benoit-traduit-francais-affaires-en-chinois-17996
  8. Les 20-30 ans : une cartographie politique, Marc-Olivier Padis, Fondation Saint-Simon, juillet 1999
  9. « La société civile riposte à Marine Le Pen derrière la bannière #leFNvousment », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  10. « Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 3 avril 2017)
  11. http://www.huffingtonpost.fr/cyril-benoit/
  12. http://lecercle.lesechos.fr/221138661/cyril_benoit
  13. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1154481-face-a-la-crise-economique-et-la-crise-du-politique-ce-quoi-doit-apporter-le-remaniement.html
  14. « Aspen, la «boîte à dialogue» pas comme les autres », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  15. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018088965&dateTexte