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Conrad de Bavière

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Conrad de Bavière
Image illustrative de l’article Conrad de Bavière
Buste de Conrad de Bavière à la cathédrale de Molfetta.
Bienheureux
Date de naissance v. 1105
Lieu de naissance Ratisbonne
Date de décès
(v. 49 ans)
Lieu de décès Modugno
Ordre religieux Ordre cistercien
Vénéré à Cathédrale Saint-Conrad de Molfetta
Béatification 6 avril 1832
par Grégoire XVI (confirmation de culte)
Fête 15 février
Saint patron diocèse de Molfetta-Ruvo-Giovinazzo-Terlizzi

Conrad de Bavière (San Corrado di Baviera en italien) (Ratisbonne, vers 1105 – Modugno, [1]) est un religieux catholique allemand d'origine italienne du XIIe siècle, considéré comme bienheureux par l'Église catholique[2].

Conrad est italien par son grand-père d'Welf d'Este fils d'Alberto Azzo II d'Este qui devint duc de Bavière. Son fils, Henri IX de Bavière, dit le Noir, épousa Wilfride Billung et réunit ainsi la Saxe à son duché, ce qui en fit l'un des princes les plus importants de l’Empire romain germanique. Conrad de Bavière est le troisième fils de Henri IX.

Conrad, ne pouvant prétendre à la succession de son père, se tourna vers la vie ecclésiastique et alla étudier à l’université de Cologne.

En 1127, après la mort de ses deux grands-parents, il décida de quitter l’Allemagne pour entrer au couvent cistercien de Clairvaux où se trouvait le célèbre abbé Bernard de Clairvaux. Là, Conrad apprit les vertus de la pénitence et de la méditation.

Terre sainte et Pouilles

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Lors de la première croisade, il demanda et obtint de pouvoir entreprendre le long et fatigant voyage en Palestine où il devait rester quelques années à l’ermitage de San Guglielmo.

À son retour de Terre sainte, il décida de s’arrêter dans les Pouilles. Les raisons de son retour en Europe, même si elles ne sont pas connues, peuvent s’expliquer, soit par des problèmes de santé, soit par la volonté d’aller en pèlerinage à la basilique San Nicola de Bari ou à Monte Sant'Angelo.

Le port de Molfetta.

Il s’arrêta à l’hôpital des croisés à Molfetta et c’est là qu’il aurait appris la disgrâce de sa famille : le nouveau prince de Bavière et de Saxe, son frère Henri X dit le Superbe, avait décidé d’abandonner la politique de fidélité aux États de l'Église qui avait toujours été celle de sa famille et s’était rangé aux côtés de l’empereur Lothaire III du Saint Empire en l’accompagnant en 1137 dans son invasion de l’Italie. L'issue négative de cette campagne entraîna la perte des biens d’Henri X et son exil.

C’est certainement après ces évènements que Conrad décida de ne pas retourner à Chiaravalle mais de faire retraite, en 1139. Il trouva l'hospitalité auprès d'une communauté de moines bénédictins installés dans la campagne de Modugno. Il chercha à parfaire sa sainteté par l'expérience de l'ermitage. Il vécut le reste de ses jours en pénitence, priant, jeûnant dans une grotte. Il marqua profondément les habitants, attirés par la figure de ce jeune prince qui, méprisant les richesses terrestres, avait embrassé une vie de sacrifice et d'ascèse en terre étrangère.

La tradition locale situe son décès un , sans doute en 1154, ou en 1155 (un autre version donne aux environs de 1126), à l'approche de la cinquantaine. Le Martyrologe romain le commémore comme tel : « À Modugno, près de Bari dans les Pouilles, se trouvait le bienheureux Corrado, qui mena une vie d'ermite en Palestine, et vécut jusqu'à sa mort dans une grotte misérable »[3].

Vénération du bienheureux

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L'ancienne cathédrale de Molfetta.
Le corps de Conrad de Bavière, nouvelle cathédrale de Molfetta.

Le corps de Conrad de Bavière est, dans un premier temps, conservé dans l'abbaye qui devint lieu de pèlerinage pour les fidèles du bienheureux, beaucoup d'entre eux étant originaires de Molfetta qui l'accueillit à son arrivée dans les Pouilles.

En 1313, l’abbaye est prise par Robert d’Angers et laissée en ruines. Les Molfettains décidèrent de transporter le corps du bienheureux dans leur ville. La date de cette translation, le , est célébrée tous les ans par les Molfettains. Dans un premier temps, le corps est placé dans une crypte du Duomo de Molfetta qui est dédié à San Corrado. Par la suite, à cause de l’humidité dans la crypte, les reliques sont mises dans une chapelle, construite pour cet usage, à l’intérieur de la cathédrale.

Le , ses restes sont placés dans la nouvelle cathédrale : son corps sous l’autel qui lui est dédié et son chef enchâssé à l’intérieur d’un buste reliquaire en argent. La fête patronale a lieu à cette date. Encore aujourd’hui, quelques molfettains vont en pèlerinage à Modugno où le bienheureux a vécu ses dernières années. À Modugno, une de ses reliques se trouve dans l’église Santissima Annunziata.

Sa fête liturgique est célébrée le [4], le dans le diocèse de Molfetta-Ruvo-Giovinazzo-Terlizzi[5], et le chez les Cisterciens[6], comme noté dans la Martyrologe romain.

Notes et références

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  1. (en) Konrad von Bayern, O.Cist., The Cardinals of the Holy Roman Church.
  2. (en) Blessed Conrad of Bavaria, CatholicSaints.Info.
  3. (it) [PDF] 17 marzo : beato Corrado, Martirologio Romano, p. 265
  4. Bienheureux Conrad, moine à Clairvaux, Nominis
  5. (it) Célébrations solennelles en l'honneur du saint patron de Molfetta , Molfetta Discute Magazine (02/2020).
  6. (de) Konrad von Bayern, Biographia Cisterciensis.

Liens externes

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