Concerto pour violon no 1 de Bartók

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Le Concerto pour violon no 1, Sz 36 a été écrit par Béla Bartók en 1907-1908, alors qu'il commençait à enseigner à l'Académie de musique de Budapest.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'œuvre concertante pour violon de Bartók comprend également deux rhapsodies écrites près de 20 ans plus tard, ainsi qu'un second concerto datant de 1937-1938. Bartók écrira les esquisses d'un dernier concerto, cette fois-ci pour alto en 1945.

L'œuvre a été dédiée à la violoniste Stefi Geyer pour qui le musicien éprouvait quelques sentiments, non partagés semble-t-il puisque la partition est restée non éditée jusqu'au-delà de la mort du compositeur. Stefi Geyer confie alors la partition au chef d'orchestre Paul Sacher, directeur du Collegium Musicum, au sein duquel elle joue. La création de l'œuvre en est faite le à Bâle en Suisse, avec, au violon, Hansheinz Schneeberger sous la direction de Sacher.

Analyse[modifier | modifier le code]

Il ne comporte que deux mouvements de style rhapsodique, même si Bartók avait planifié d'en écrire un troisième. Il y a beaucoup d'effusion dans ces deux parties écrites dans « une tonalité élargie issue de Richard Strauss et de Wagner »[1]. Page lumineuse, ce concerto fait éclater le lyrisme personnel du compositeur, mêlant des « éléments impressionnistes ou postromantiques, que Bartók rejeta par la suite [...] à des accents très personnels et de surprenantes audaces harmoniques et rythmiques. »[2] Son exécution demande une vingtaine de minutes.

  • Andante sostenuto
  • Allegro giocoso

Le premier mouvement a été repris par Bartók dans le volet initial de ses Deux portraits op. 5 pour orchestre (1907-1911), pièces quasi autobiographiques et de caractère romanesque. Le violon est omniprésent dès la longue phrase rêveuse qui ouvre le premier mouvement dans un climat méditatif, dont l'intensité gagne peu à peu out l'orchestre. Le second mouvement fait davantage apparaître des dissonances, des rythmes fluctuants et des tensions caractéristiques des œuvres à venir de Bartók.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claire Delamarche, Béla Bartók, Paris, Fayard, 2012, p. 241.
  2. Dorle Ellmers : « Bartók : Concertos pour violon », notice du CD avec Renaud Capuçon et l'Orchestre symphonique de Londres dirigé par François-Xavier Roth, Erato, 2018, p. 5.

Liens externes[modifier | modifier le code]