Communauté juive de Tivoli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vicolo dei Granai qui termine dans la piazza Palatina, ancienne porte du ghetto juif de la ville.

Les premières attestations de la présence d'une communauté juive à Tivoli, dans la province de Rome, en Italie, remontent à 1305. Leur activité principale était la médecine. Parmi les personnalités les plus connues de cette communauté étaient : le médecin Elia di Sabato et le physicien Solomone.

Sous le pontificat d'Urbain VI, il existait une synagogue à Tivoli, qui se trouvait à proximité de couvent des Dominicains. Durant cette époque, la communauté s'est accrue. La municipalité jugeant que le comportements agités de certains membres de la communauté pouvait troubler l'ordre public, résolut le 3 juillet 1389 de faire porter à ces derniers une cape rouge sur les épaules pour les démarquer des autres citoyens, sous peine de se voir confisquer leur biens en cas d'infraction[1].

Au XVe siècle, le niveau culturel de la communauté atteint un bon niveau[pas clair][2].

Tivoli a été le siège d'une réunion de représentants de la communauté juive italienne pour discuter des lois anti-juives adoptées par le Concile de Bâle (1431-1449)[3]

Le cimetière était situé au lieu-dit de Magnano, à trois kilomètres du centre-ville le long de la via Tiburtina. À une période plus récente, les archives indiquent que le cimetière se trouvait près de la Rocca Pia. Selon les sources la synagogue était située dans la zone située entre la via Palatina et vicolo dei Granai, naguère connu sous le nom « ruelle des Juifs ». L'édifice, construit au cours des siècles dans divers bâtiments, a été finalement détruit en 1937 pour développer la via Palatina.

Le ghetto juif était entouré par deux portes sous la voûte du portique médiéval, au début de la piazza Palatine, et l'autre à la fin du vicolo dei Granai sur la via Palatina.

Dans l'église San Silvestro se trouve une fresque du XIIe siècle représentant un groupe de Juifs impliqués dans le différend, qui a eu lieu en 315, avec l'évêque Sylvestre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Storia di Tivoli dalla sua origine fino al secolo XVII; éditeur: Nabu Presse; 29 févriel 2012; (ISBN 1276411189 et 978-1276411189); p. 16.
  2. Lazio Itinerari ebraici. I luoghi, la storia, l'arte, éditions Marsilio, 1997, p. 170.
  3. The Jews in the World of the Renaissance - Moses Avigdor Shulvass, p. 89.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lazio Itinerari ebraici. I luoghi, la storia, l'arte. Editore Marsilio, 1997 (ISBN 883176795X)