Claude Despiegeleer

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Claude Despiegeleer est un homme politique belge, membre du Parti socialiste, ancien échevin des Sports et des Bâtiments publics de la ville de Charleroi.

Les affaires[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, Claude Despiegeleer a été impliqué avec d'autres personnalités[1] dans une importante affaire de détournement de biens sociaux au détriment de la société de logement social dont il était administrateur-délégué (affaire dite de La Carolorégienne, révélatrice des nombreux abus des sociétés wallonne du logement[2]). Placé sous mandat d'arrêt, il a été écroué durant 45 jours à la prison de Jamioulx[3] , avant d'être remis en liberté le 14 novembre 2005 dans l'attente du procès[4].

Le , le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Claude Despiegeleer, un an de prison avec sursis de cinq ans, et 5 000 euros d’amende avec sursis pour les quatre cinquièmes pour l’affaire dites de la chaudière de Carcassonne[5]. Le , la cour d'appel de Mons alourdit la peine à deux ans de prison avec sursis. La président de la cour insiste sur le fait qu'« Il a trompé la confiance de toute la communauté locale »[6]. Le pourvoi en cassation introduit à la suite de cette confirmation de condamnation a été rejeté[7].

Plaque vandalisée à l'entrée de la Cité de l'Enfance à Marcinelle avec le nom de Claude Despiegeleer buriné.

Dans l'affaire dite de La Carolorégienne, le tribunal correctionnel de Charleroi l'a condamné le à quatre ans de prison avec sursis partiel pour ce qui dépasse la détention préventive et à 16 500 euros d'amende. Le tribunal fait état dans son jugement d'une « violation flagrante de l'intérêt public » et de « règles de la démocratie au profit des intérêts personnels, financiers ou électoraux »[8].

Salle la Ruche verrière.

Le , dans l'affaire dite de la Ruche verrière, il est reconnu coupable de détournement de subsides. Si Claude Despiegeleer a admis que son but était de faire avancer les choses, les tribunal a estimé que ces infractions avaient été commises dans le but d'assurer la pérennité politique de l'intéressé. Déjà condamné pour des faits identiques, l'inculpé a bénéficié de l'absorption des peines : aucune autre peine ne lui sera octroyée[9].

Stade du pays de Charleroi

Le 24 octobre de la même année, il est condamné dans l'affaire de la pelouse artificielle du Sporting de Charleroi. Pour contourner la procédure longue de l'appel d'offres par la Ville, propriétaire du stade, le Sporting, locataire, non soumis à cette l'obligation, paie lui-même la pelouse. En compensation, la Ville lui achète des places en tribune à la hauteur du montant engagé par le club. Places qui serviront pour l'essentiel aux électeurs de Claude Despiegeleer et Jacques Van Gompel, bourgmestre. Ce dernier, ainsi que deux fonctionnaires et le manager du Sporting sont condamnés à des peines de prison avec sursis[10]. Claude Despiegeleer est condamné mais bénéficie une nouvelle fois de l'absorption de peines[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier Carolo: «C'est inacceptable», La Dernière Heure,
  2. Audits renforcés dans le logement, La Dernière Heure,
  3. Despiegeleer arrêté, le Premier Wallon démissionne , La Première (radio belge),
  4. Claude Despiegeleer libéré, La Première (radio belge),
  5. Despi prend un an avec sursis, Le Soir,
  6. Sanction alourdie pour Despi, Le Soir,
  7. Cassation: pourvoi rejeté pour Despiegeleer dans l'affaire de la chaudière , l'Avenir,
  8. La Carolorégienne: "violation flagrante de l'intérêt public" , La Libre Belgique,
  9. Frédéric Dubois, « Ruche Verrière : Despi coupable », Le Soir « Hainaut »,‎ , p. 18
  10. Jacques Van Gompel se pourvoit en appel et en mars 2013 la Cour d'appel de Mons le blanchit définitivement dans ce dossier (Philippe MacKay, « Van Gompel, aux Huit Heures pour son acquittement », La Dernière Heure,‎ (lire en ligne).
  11. Philippe Mac Kay, « L’ex-bourgmestre de Charleroi condamné », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)