Claude Beauregard

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Claude Emile François Marie Beauregard
Naissance
Xirocourt (Meurthe-et-Moselle)
Décès (à 32 ans)
Sandoway Drapeau de la Birmanie Birmanie
Origine Drapeau de la France France
Arme French-roundel.svg Aéronautique militaire
Unité escadrille N 69 / SPA 69
Grade adjudant
Conflits Première Guerre mondiale
Autres fonctions pilote de ligne

Claude Emile François Marie Beauregard, né le à Xirocourt en Meurthe-et-Moselle et mort le en service aérien commandé à Sandoway en Birmanie, était un aviateur français. Pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale, après guerre il devient pilote de ligne à la compagnie aérienne Franco-roumaine, puis à l’Aéropostale et enfin à Air Orient. Il était un pionnier des lignes aériennes internationales et des vols de nuit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Beauregard est le fils de François Xavier Beauregard (1832-1912) et de Léontine Marthe Marie Le Carbonnier de la Morsanglière (née en 1856)[1], domiciliés 3 rue Félix Faure à Nancy[2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Né en 1898, il appartient à la « classe 1918 ». Engagé volontaire au 13e régiment d'artillerie, le , il est nommé caporal le . Il passe à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le . Il obtient son brevet de pilote militaire (no 5582) à l'école militaire d'aviation de Pau, le . Il devait être affecté à l'escadrille N 316, mais la création de cette unité a été suspendue le . Il devient pilote de chasse à l'escadrille N 69 / SPA 69 du au deuxième trimestre 1919. Il est nommé sergent au troisième trimestre 1917, puis adjudant au troisième trimestre 1918[2].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après l’armistice du 11 novembre 1918, il quitte l’armée et devient pilote de ligne pour la compagnie aérienne Franco-roumaine. Il est chargé de l'exploitation de la ligne Belgrade-Bucarest[2],[3].

La compagnie Franco-roumaine de navigation aérienne qui officie, entre autres, sur la ligne Paris - Bucarest se lance, le , dans le transport de passagers en vol de nuit. L’idée est de réaliser le parcours de France jusqu'en Roumanie dans la journée, ce qui implique d’effectuer la dernière partie du trajet, soit Belgrade - Bucarest, dans l’obscurité de la nuit. Cette ligne régulière de nuit est une première mondiale. Cette mission est confiée à Louis Guidon et Maurice Noguès, qui sont déjà tous deux à l’origine du premier vol commercial de nuit entre Strasbourg et Paris, le , avec un trimoteur. Pour ce périple nocturne entre Belgrade et Bucarest, les deux aviateurs ont pris les commandes d’un trimoteur Caudron C.61, avec des passagers à son bord, au nombre desquels le patron de la compagnie. Le voyage est un succès, il se déroule sans encombre sur le plan mécanique, et la nuit ne handicape en rien l’évolution de l’avion au-dessus du relief. L’exploitation de la ligne sera désormais confiée à Louis Guidon et Claude Beauregard, qui piloteront l’avion en alternance[4].

Claude Beauregard passe à l’Aéropostale en 1925, et participe à la première liaison aérienne entre la France et l’Amérique du Sud, réalisée le , sur le tronçon entre Toulouse et Casablanca. Il passe à Air Orient à la fin de l’année 1930[5].

Accidents[modifier | modifier le code]

Il périt dans un accident d’avion le . Ce jour-là, le trimoteur Fokker F.VII d’Air Orient immatriculé « PH-AEO » assurait le courrier régulier de Saïgon vers la France, sur la ligne France-Indochine créée par Maurice Noguès et inaugurée quelques mois plus tôt. Claude Beauregard était commandant de bord. Il avait comme co-pilote un collègue également très expérimenté, Ange Bourgeois, en reconnaissance de la ligne. Parvenu en Birmanie, l’appareil fut pris dans les violentes pluies de mousson. L'avion volait très bas, soit que Claude Beauregard cherchait à garder la vision du sol, soit pour tenter un atterrissage. L'aile gauche heurta un arbre plus haut que les autres et l’avion capota sur la côte du fleuve Kyeintali (en). Les membres de l'équipage qui ne furent pas tués à l'impact furent noyés. Les corps furent extraits de la carlingue par des villageois. Le corps de Claude Beauregard fut recueilli le premier. Ceux d’Ange Bourgeois, Olivier Le Roux (radiotélégraphiste) et Pierre Patard (mécanicien navigant) ne furent retrouvés qu’après plusieurs heures de recherche. En présence d’un missionnaire protestant, les quatre aviateurs furent inhumés à Sandoway (actuel Thandwe), un important port de mer situé entre Rangoon (actuel Yangon) et Akyab (actuel Sittwe) en Birmanie. Claude Beauregard totalisait 4 350 heures de vol, dont 3 690 heures en qualité de pilote civil et 660 heures comme pilote militaire[5].

L'équipage a été cité à l'ordre de la Nation par le ministère de l'Air. En février 1932, les corps ont été rapatriés en France. Claude Beauregard repose dans le cimetière de son village natal de Xirocourt[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base collaborative Pierfit, « Claude BEAUREGARD - Pilote aviateur », sur Geneanet (consulté le 15 janvier 2018).
  2. a b c d e f et g Denis Albin, « Escadrille N 69 – SPA 69 » (consulté le 15 janvier 2018).
  3. « DEPART DE L'AVIATEUR BEAUREGARD POUR BUCAREST », sur Gaumont Pathe Archives, (consulté le 15 janvier 2018).
  4. Stéphanie Meyniel, « Le 20 septembre 1923 dans le ciel : Lancement de la ligne régulière de nuit Belgrade – Bucarest », sur Air Journal, (consulté le 15 janvier 2018).
  5. a b c et d « Pierre PATARD (1897-1931) Mécanicien navigant ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]