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Localisation des pyramides égyptiennes

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Carte représentant le Nil et l'Ahramat qui longeait les sites de construction de trente-et-une pyramides datant de l’Ancien Empire à la Deuxième Période intermédiaire.

Il existe en Égypte plus d'une centaine de pyramides concentrées, pour la plupart, dans la région memphite et érigées durant une longue période s'étalant de l'Ancien Empire jusqu'au Nouvel Empire. Cet article a pour but de proposer des recherches chronologiques et géographiques ainsi qu'une recherche basée sur les listes de références dressées par Karl Richard Lepsius et John Shae Perring au XIXe siècle.

« Qu'elles soient en pierre (Ancien Empire), ou quelquefois en brique (Moyen Empire), la plupart de ces pyramides s'étalent, dans le temps, de la IIIe à la XIIIe dynastie et, dans l'espace, sur près d'une centaine de kilomètres du rebord du plateau libyque, d'Abou Raouach à l'entrée du Fayoum[1] ». Leur édification sur une bande désertique à l'extrémité du Sahara, sur la rive gauche du Nil (à l'exception de la pyramide de Zaouiet el-Meïtin), s'explique par des facteurs géologiques (le plateau calcaire éocène fournit une pierre de taille issue de carrières environnantes, un socle rocheux stable pour l'élévation de monuments colossaux, et était à l'abri des crues du Nil) mais aussi symboliques (association à la terre du soleil couchant qui correspond au domaine des morts selon les conceptions funéraires égyptiennes)[2]. La plus grande concentration de pyramides qui se trouve entre Gizeh et Licht forme une chaîne de trente-et-un tombeaux. Un autre facteur géographique aurait joué un rôle déterminant dans l'établissement de ce champ de pyramides : au pied du plateau désertique occidental, coulait un bras du Nil, la branche Ahramat[3] (« pyramides », en arabe) désormais enfouie sous le désert et les terres agricoles. Long de soixante-quatre kilomètres et large de deux-cents à huit-cents mètres, ce bras disparu était utilisé comme voie de transport pour la main-d'œuvre et les matériaux de construction des pyramides[4],[5].

Localisations géographiques

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Carte générale de l'Égypte

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Carte détaillée de la région memphite (carte 2)

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Carte détaillée de Zaouiet el-aryan à Dahchour (carte 3)

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Ordre chronologique

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Quelques pyramides souffrant d'un état de délabrement très avancé, échappent encore à la classification :

Les pyramides perdues

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Plus d'une centaine de pyramides (pyramides subsidiaires et provinciales comprises) sont actuellement connues[note 1]. Les pyramides de plusieurs souverains de l'Ancien Empire n'ont pas encore pu être localisées, notamment celles d'Ouserkarê, Mérenrê II et Nitocris. De même, des pyramides de reines reposent toujours enfouies sous les sables : celles de Sechséchet Ire et Ânkhésenpépi Ire, auxquelles il faut sans doute ajouter quelques pyramides de souverains et reines obscurs de la Première et de la Deuxième Période intermédiaire n'ayant laissé aucune trace dans l'histoire.

L'égyptologue allemand Rainer Stadelmann a décelé les vestiges de trois pyramides, toutes situées à Dahchour, la pyramide A de Dahchour sud, la pyramide B de Dahchour sud et la pyramide anonyme de Dahchour. Cette dernière, située au sud de la celle d'Amenemhat II a été très endommagée par la construction d'un pipeline. Les deux pyramides de Dahchour sud n'ont encore fait l'objet d'aucune étude.

Une étude a été effectuée en 2006 par l'équipe allemande du Deutsches Archäologisches Institut. Celle-ci visait à repérer des vestiges dans deux zones vierges de toutes prospections, celles de Saqqarah Sud et de Dahchour Sud (près de Mazghouna). Il en est ressorti que, outre de nombreux monuments divers, des pyramides inachevées devaient reposer sous les sables. L'équipe nomma deux pyramides, pyramide SAK S3 et pyramide SAK S7, situées près de la pyramide inachevée de Saqqarah sud et de la pyramide de Khendjer, ainsi que pyramide DAS 53, près de la pyramide nord de Mazghouna. Aucune fouille n'est actuellement programmée pour mettre au jour l'un ou l'autre de ces monuments.

Position sur la liste de Lepsius

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Cette liste, établi par le voyageur Karl Richard Lepsius en 1842, regroupe soixante-sept constructions (toutes ne sont pas des pyramides) dont la plus au nord se situe à Abou Rawash.

Position sur la liste de Perring

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Notes et références

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  1. Leur nombre total est sujet à débat dans le milieu académique car les spécialistes ne s'accordent pas sur la définition d'une pyramide égyptienne. Cf (en) Owen Jarus, « How many ancient Egyptian pyramids are there? », sur livescience.com, .

Références

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  1. Jean-Pierre Corteggiani, « Des pyramides qui ne se ressemblent pas », sur historia.fr,
  2. Isabelle Franco, Rites et croyances d'éternité, Pygmalion, , p. 15
  3. Infographie représentant Ahramat, le bras desséché du Nil, extraite de Gaël Lombart, « Égyptologie : un affluent disparu du Nil, nommé Ahramat, pourrait résoudre un vieux mystère sur les pyramides », sur leparisien.fr, .
  4. François Savatier, « Le bras perdu du Nil », Pour la science, no 561,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  5. (en) Eman Ghoneim, Timothy J. Ralph, Suzanne Onstine, Raghda El-Behaedi, Gad El-Qady, Amr S. Fahil, Mahfooz Hafez, M. Atya, Mohamed Ebrahim, Ashraf Khozym, Mohamed S. Fathy, « The Egyptian pyramid chain was built along the now abandoned Ahramat Nile Branch », Commun Earth Environ, vol. 5, no 233,‎ , p. 1-13 (DOI 10.1038/s43247-024-01379-7)