Augustin-Louis Belle

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Augustin-Louis Belle
Naissance

Paris
Décès
Nationalité
Activité
Peintre, surinspecteur
Maître

Augustin-Louis Belle, né en 1757 à Paris, où il est mort le , est un peintre d’histoire français.

Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de peintres, peintre lui-même, Belle obtint le second prix de peinture en 1783, avec la Parabole de l’Enfant prodigue. Venu étudier à Rome aux frais de son père, Clément Belle, en 1784, il ne put entrer, faute de place, à l’Académie comme pensionnaire, mais il y fut logé et nourri du 11 mai 1785 au 26 janvier 1790. La gratuité de cette faveur, qu’il devait à l’influence de son parent, le graveur Cochin, fut tenue secrète.

Belle n’envoya de Rome qu’un seul tableau, Tobie rendant la vue à son père (1788). De retour en France, il exposa le Mariage de Ruth et de Booz (1791). Nommé, en 1793, directeur de la manufacture des Gobelins, il crut faire preuve de civisme en brûlant, au pied de l’arbre de la Liberté, un certain nombre de tapisseries où se voyaient des armoiries et des chiffres royaux. Il eut, du moins, l’habileté de retenir à la manufacture les artistes tapissiers qui, payés en assignats, menaçaient de suspendre leurs travaux.

Lorsque ses fonctions furent supprimées, Belle se remit à peindre et exposa diverses toiles inspirées de l’antiquité. En 1806, il succéda à son père aux fonctions de surinspecteur aux Gobelins qu’il exerçait depuis 1755 et que lui-même conserva de 1806 à 1816.

On lui doit également de nombreux portraits.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Anatole de Montaiglon, Jules Guiffrey, Correspondance des directeurs de L’Académie de France à Rome avec les surintendants des bâtiments: publiée d’après les manuscrits des Archives nationales sous le patronage de la direction des Beaux-Arts, t. 15, 1785-1790, Paris, Jean Schemit, 1906, p. 554.