Citadelle d'Alep

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Citadelle d'Alep
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice
Localisation
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Coordonnées 36° 11′ 57″ nord, 37° 09′ 45″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Citadelle d'Alep
Citadelle d'Alep
Histoire
Époque XIIIe siècle

La citadelle d'Alep est un palais médiéval fortifié situé sur un tel dominant le centre-ville d'Alep. Elle présente une imposante entrée fortifiée, et est entourée d'un profond (20 m) et large (30 m) fossé.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première citadelle d'Alep est construite à l'époque hellénistique par Séleucos Nicator[1], un général d'Alexandre le Grand.

Devenue romaine (64 av. J.-C.) puis byzantine (395 apr. J.-C.), la citadelle est assiégée et prise en 637 par le général arabe Khalid ibn al-Walid.

Fortement remaniée par l'émir d'Alep Malik al-Zahir (1193–1216), la citadelle est partiellement détruite par les Mongols de Ketboğa lors de la prise d'Alep en 1260. Reprise la même année par les Mamelouks, elle est reconstruite et fortifiée en 1292. L'aspect actuel du palais fortifié date de cette époque.

En 1400, la citadelle est endommagée lors du saccage d'Alep par les troupes de Tamerlan.

Restaurée par les Mamelouks puis par les Ottomans (qui se sont emparés d'Alep en 1516), la citadelle est fortement endommagée lors d'un séisme en 1822 avant d'être une nouvelle fois restaurée en 1850-1851 par le sultan Abdülmecid Ier.

Guerre civile syrienne[modifier | modifier le code]

Durant la guerre civile, l'armée syrienne utilise la citadelle comme base militaire dès le début de la bataille d'Alep.

En août 2012, la porte extérieure de la citadelle est endommagée après avoir été bombardée par des tirs d'obus rebelles[2] au cours d'un affrontement entre l'armée syrienne libre et les Forces armées syriennes. En juillet 2015, une section des remparts de ce site bâti au XIIIe siècle s'écroule après que la rébellion armée a fait exploser un tunnel situé dans la vieille-ville[3]. Bien qu'assiégée sur trois côtés, la citadelle reste sous le contrôle des loyalistes pendant toute la durée de la bataille et subit des dégâts relativement légers[4],[2]. Selon le grand reporter Georges Malbrunot, journaliste pour Le Figaro, seulement 25 soldats assuraient sa défense, la relève se faisant via un tunnel qui conduisait jusqu'aux souks d'Alep[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Intérieur de la citadelle

L'une des caractéristiques de la citadelle est son imposante entrée fortifiée, accessible par un pont-escalier à huit arches. Cette entrée a été construite par le souverain mamelouk Al-Achraf Qânsûh Al-Ghûrî, au début du XVIe siècle. À l'intérieur, une succession de cinq virages à angle droit et trois imposantes portes en acier, dont certaines possèdent des linteaux sculptés, opposaient autant d'obstacles à un assaut.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ross Burns, The Monuments of Syria : A Guide, I.B.Tauris, 2009, p. 37 (extrait). (ISBN 0857714899)
  2. a et b Elena Scappaticci, « Que reste-t-il d'Alep, trois mois après sa réunification? », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  3. Syrie: la citadelle d’Alep endommagée après l’explosion d’un tunnel, rfi.fr, 13 juillet 2015
  4. a et b Georges Malbrunot, À Alep, dans les ruines de la vieille ville dévastée, Le Figaro, 27 décembre 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]