Chiyo-ni

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Chiyo-ni
Caga no Chiyo standing beside a well.jpg

Chiyo auprès d'un puits dont le seau est pris par un liseron (estampe de Kuniyoshi illustrant son plus fameux haïku.

Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
加賀千代女Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Chiyo-ni (千代尼?, « la nonne Chiyo »), (1703 - ) est une (nonne bouddhiste) et poétesse japonaise de la période Edo. Elle est également connue comme Kaga no Chiyo (加賀千代 ou 加賀の千代?, « Chiyo de Kaga ») du nom de sa province d'origine. Elle est considérée comme une des grandes poétesses japonaises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à 松任 (Mattō, plus rarement prononcé Matsutō), préfecture d'Ishikawa, elle commence à étudier le haïku dès l'âge de douze ans. À dix-sept ans, elle est reconnue par le maître Shikō Kagami (1665-1731). Elle se marie à dix-huit ans, mais son mari meurt deux ans plus tard. Devenue bonzesse en 1754, elle se lie d'amitié avec de nombreux haïjins de cette époque.

Poésie[modifier | modifier le code]

Les fleurs, et en particulier les liserons (volubilis dans certaines traductions), reviennent souvent dans ses haïkus :

« Les chevaux au galop
reniflent leurs jarrets –
un parfum de violettes »

— (trad. Atlan et Bianu)[1]

« S'ils se referment au matin
les volubilis –
c'est par haine des hommes ! »

— (trad. Atlan et Bianu)[2]

Son haïku le plus célèbre est d'ailleurs celui dit du liseron et du seau[3], dont il existe de nombreuses traductions dans chaque langue ; en voici deux en français :

« Le liseron
A mis ses doigts sur le seau de mon puits
Je dois aller emprunter de l'eau au voisin »

— (trad. Coyaud, 1993)[4]

« le liseron
au seau du puits s'est enroulé
à mon voisin je vais quémander de l'eau »

— (trad. Cheng, 2005)[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions originales[modifier | modifier le code]

On connaît d'elle deux recueils de haïkus :

  • 1764. Chiyo-ni kushu (« Recueil des haikus de Chiyo-ni »), 564 haïkus
  • 1771. Haikai matsu no koe (« Haiku du chant des pins »), 327 haikus

Éditions en français[modifier | modifier le code]

Monographies
  • 2017. Chiyo-ni Une femme éprise de poésie Haïkus traduits et présentés par Grace Keiko et Monique Leroux Serres Editions Pippa
Anthologies
  • 2002. Haiku : anthologie du poème court japonais (trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu ; texte français seulement), éd. Gallimard, coll. « Poésie » no 369, 239 pages, (ISBN 2-07-041306-3), 133 auteurs, 504 haïkus (dont 6 de Chiyo)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir anthologie 2002, Haiku : anthologie du poème court japonais, p. 64.
  2. Voir anthologie 2002, Haiku : anthologie du poème court japonais, p. 108.
  3. Le haïku en japonais : asagao ni tsurube torarete morai mizu (朝顔に釣瓶とられて貰ひ水?, litt. « volubilis par, seau-du-puits est-capturé, demander-à-des-proches-et-obtenir eau »).
  4. Coyaud, Maurice (1993), Poésies et contes du Japon, éd. P.A.F. (Pour l'Analyse du Folklore), (ISBN 2-902684-28-2), p. 173 — C'est le seul de Chiyo dans l'ouvrage.
  5. Voir monographie 2005, Bonzesse au jardin nu

Liens externes[modifier | modifier le code]