Charles Gallé

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Charles Gallé
GalléMaison.jpg
Maison construite par Charles Gallé au no 2, de l'avenue de la Garenne, à Nancy
Naissance
Décès
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NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Mouvement
Conjoint
Fanny Reinemer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Charles Gallé (1818-1902) est un maître verrier français du XIXe siècle. Il est le père d'Émile Gallé, fondateur de l’École de Nancy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Gallé naît le 19 avril 1818 à Paris. Il s'installe en Lorraine en 1844. Artiste peintre, il maîtrise l'art délicat de l'émail. Dans ce domaine, c’est d’abord en utilisant d’anciens moules, décorés au goût du jour, qu'il assoit sa réputation[1]. Après son mariage en 1845 avec Fanny Reinemer, issue d'une famille de négociants en faïences et cristal, il commercialise sa production grâce au magasin de son épouse, Veuve Reinemer et Gallé. Après l'obtention d'une mention honorable à l'Exposition universelle de 1855 à Paris, celui-ci s'appellera Gallé-Reinemer (dès 1856), et il deviendra fournisseur de Napoléon III [2], puis simplement Gallé[1].

Charles Gallé collabore également avec la Faïencerie de Saint-Clément dès 1865, pour laquelle il développe des décors de faïence stannifères (à base d'étain) au bleu de « grand feu[3] ». Créant ensuite de nouveaux émaux originaux, son entreprise familiale rencontre le succès. C'est dans cette ambiance éclectique que son fils, Émile Gallé, recevra une éducation à la fois attentive et audacieuse.

Charles Gallé décéda le 3 décembre 1902, à Nancy.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Gallé, assiette de faïence stannifère à monogramme bleu « grand feu », pour la Faïencerie de Saint-Clément

Charles Gallé s'illustre notamment par ses émaux sur des verres demi-translucides, entaillés, à couches superposées. Ce décor est également sous l’influence d'Hector Guimard, modèle exemplaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul Robaux, Le Regard des Nancéiens sur Émile Gallé, Annales de l'Est, 2005.
  2. ABC, no 207, cf. bibliographie.
  3. La Faïencerie de Lunéville, p. 24.

Bibliographie[modifier | modifier le code]