Chapelle Notre-Dame de Clairefontaine

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Chapelle Notre-Dame de Clairefontaine
Image illustrative de l’article Chapelle Notre-Dame de Clairefontaine
La chapelle Notre-Dame-du-Bel-Amour, à Clairefontaine
Présentation
Culte catholique
Rattachement Diocèse de Namur
Début de la construction 1875
Fin des travaux 1877
Architecte Charles Arendt
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Ville Clairefontaine (Arlon)
Coordonnées 49° 39′ 58″ nord, 5° 51′ 57″ est
Géolocalisation sur la carte : Province de Luxembourg
(Voir situation sur carte : Province de Luxembourg)
Chapelle Notre-Dame de Clairefontaine
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Chapelle Notre-Dame de Clairefontaine

La chapelle Notre-Dame de Clairefontaine (connue également sous le nom de Notre-Dame-du-bel-Amour) est un édifice religieux catholique de style néo-roman sis à Clairefontaine, près d’Arlon en Belgique. Construite par les Jésuites en 1875, là-même où se trouvait le sanctuaire de l’ancienne abbaye de Clairefontaine, la chapelle sert de lieu de culte aux quelques habitants du hameau de Clairefontaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les jésuites achètent en 1874 le site de l’ancienne abbaye de Clairefontaine, à quatre kilomètres à l’est d’Arlon, et près de la frontière luxembourgeoise pour y construire la maison de campagne de leur nouveau noviciat (d’Arlon). Il n’y a plus que ruines et le tout est dans un état de grand abandon. Lors des travaux de déblaiement des novices jésuites découvrent des ossements humains dans un orifice recouvert d’une pierre. Une plaque en étain les identifie comme étant ceux de la comtesse Ermesinde Ire de Luxembourg (1186-1247), fondatrice de l’abbaye[1]. Les ossements, qui forment un squelette quasi complet, sont placés dans un coffret de fer, et ce dernier dans un sarcophage de bois.

La chapelle, vue à partir des ruines de l'abbaye

Les jésuites construisent une chapelle (de 1875 à 1877) pour y abriter la statue de Notre-Dame de Clairefontaine qui fut la protectrice de l’ancienne abbaye, au dessus de la crypte de l’ancienne abbatiale. L’architecte en est le Luxembourgeois Charles Arendt (lb). Le coffret en fer avec les reliques d’Ermesinde sont placés dans un nouveau sarcophage de marbre (avec gisant) qui sont placés dans le transept droit de la petite chapelle.

Sous l’impulsion des Jésuites qui encouragent la dévotion à Notre-Dame de Clairefontaine, la chapelle devient centre de pèlerinage marial des catholiques d’Arlon et des environs. Elle est fort fréquentée surtout durant le mois de mai. Les novices jésuites, en promenade à partir d’Arlon, visitent souvent la chapelle, dite également « Notre-Dame du Bel-Amour ».

Le noviciat jésuite d’Arlon est transféré à Wépion en 1968. Le domaine de Clairefontaine devient en 1972 la propriété des Œuvres du doyenné d’Arlon (paroisse Saint-Martin) qui y aménage un centre pour activités pastorales et culturelles qui reprend l’ancien nom de « Bardenbourg »[2].

Lors d’une première restauration, en 1984, le sarcophage est redescendu dans la crypte, près de la source Saint-Bernard, où il se trouve encore.

De 1997 à 2000 des fouilles archéologiques sont organisées par la Région wallonne et la chapelle est restaurée par le Grand-Duché de Luxembourg.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reliques d’Ermesinde cachées en 1747 par les moniales de Clairefontaine. Une expertise archéologique et anthropologique récente (1997), avec datation au carbone 14, confirma l’identification des ossements comme étant ceux de la fondatrice de l’abbaye.
  2. Gérard de Bardenbourg, seigneur des lieux, aurait reçu en novembre 1147, à Clairefontaine, saint Bernard de Clairvaux qui faisait étape dans la région en compagnie de son disciple cistercien devenu le pape Eugène III. Avec l’eau de la source saint Bernard aurait béni le fils malade du seigneur qui en fut immédiatement guéri.
  3. Voir la description détaillée des vitraux sur le site web de la paroisse.