Wépion
| Wépion | |||||
Le chemin de halage le long de la Meuse en hiver. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Namur | ||||
| Commune | Namur | ||||
| Code postal | 5100 | ||||
| Code INS | 92094C | ||||
| Zone téléphonique | 081 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Wépionnais(e) | ||||
| Population | 6 358 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 394 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 25′ nord, 4° 52′ est | ||||
| Superficie | 1 614 ha = 16,14 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Wépion dans la commune de Namur | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| modifier |
|||||
Wépion est une section de la ville belge de Namur (Région wallonne de Belgique). Située dans la partie méridionale de Namur, Wépion se trouve en bord de Meuse (route de Dinant) tout en ayant une partie ancienne sur les hauteurs. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
[modifier | modifier le code]L’appellation Wépion provient du terme "Vulpilio" qui signifie terre à renards.
Le nom de Wépion apparaît pour la première fois en 832 dans un acte de donation de Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne et empereur d'Occident (de 813 à 833 et de 835 à sa mort en 840), à son serviteur Aginulphe: "in pago namucensi… in loco qui dicitur Vulpilionis" (ce qui traduit signifie: « dans le village de Namucensi… dans un endroit appelé Vulpilionis »).
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]| Malonne | Namur | Jambes Dave | ||
| Malonne Floreffe | N | Dave | ||
| O Wépion E | ||||
| S | ||||
| Bois-de-Villers | Profondeville | Lustin |
Démographie
[modifier | modifier le code]
- Sources:INS, Rem:1831 jusqu'en 1970=recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]Avant le régime révolutionnaire français la commune de Wépion n’était pas aussi étendue qu’actuellement, elle ne comportait notamment pas la Seigneurie de Fooz (sud).
En 1792, la famille de Maloteau vendit les seigneuries de Fooz, Haye-à-Fooz et Wépion à Lambert-Alexis de Montpellier, fils puiné de Charles-Alexis (1717-1807), seigneur d'Annevoie, Rouillon, Ambresin etc, célèbre maître de forges de son temps et créateur des jardins d'Annevoie. Le , les français sont vainqueurs à Fleurus tandis que le marque la fin de l'Ancien régime avec le rattachement de nos provinces à la République française.
D'une commune rurale avant la Seconde Guerre mondiale, Wépion est devenue une cité résidentielle.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]
- Le Fort de St-Héribert fait partie de l'ancienne position Fortifiée de Namur. Il fut actif durant les deux guerres mondiales. Presque entièrement disparu il ressort progressivement de terre depuis 2013 grâce à la Fondation "Emile Legros" et à quelques passionnés. Certaines parties peuvent aujourd'hui être visitées : voir www.fortsaintheribert.be.
- Les villas mosanes "Belle Époque" de la chaussée de Dinant.
- L’église de l’Assomption, construite entre 1902 et 1904 dans un style néo-roman, est l’œuvre de l’architecte Van Gheluwe[1].
- Les bois et étangs de l'ancienne forêt de la Marlagne.
- Le plus grand séquoia de Belgique (45 mètres) et un cèdre du Liban bicentenaire.
- La promenade du bord de Meuse : ancien chemin de halage aménagé en RAVeL 2 (vues sur les Rochers de Néviau, l'île et le château de Dave).
- Les vestiges du 'Désert de Marlagne', ancien couvent de Pères Carmes ermites fondé en 1618 par les Archiducs Albert et Isabelle qui est disparue à la Révolution française[1], dont il reste notamment une chapelle et un porche monumental (XVIIe siècle). Il subsiste également un corps de logis Renaissance, une ferme et une grange. Des moniales bénédictines s'installèrent à l'abbaye en 1919 avant de se fixer définitivement à Ermeton-sur-Biert[2].
- L’ancien moulin de la Marlagne, datant de la première moitié du XIXe siècle[3].
- La ferme de Vévy Wéron, dont les prairies longent l'enceinte méridionale du couvent des Carmes ('Désert de Marlagne').
- Les anciennes bâtisses du Trieu Colin.
- Le jardin anglais du domaine du Sous-Bois (propriété privée ouverte occasionnellement au public)
- L'ancien portail et les dépendances du Château Drion (détruit), datant de 1865, construit au sein du domaine du couvent des Carmes de la Marlagne.
- La ferme de Notre-Dame au Bois, ancienne demeure du desservant de la chapelle édifiée en 1696, aujourd’hui disparue[3].
- L’église de l’Assomption de Fooz est un édifice de style néo-classique, dont la date 1848 est inscrite au-dessus du portail[4].
- Le château de Fooz, ancien siège d’une seigneurie foncière, fut acheté en 1623 par Albert de Tamison à l’hôpital Saint-Jacques de Namur, puis vendu en 1753 à Thomas Maloteau, seigneur du lieu et président du Conseil provincial, avant de passer à Lambert-Alexis de Montpellier. Au XIXe siècle, il appartenait à la famille Wasseige. Construit en trois phases aux XVIIe et XVIIIe siècles, il fut agrandi au XIXe siècle[5].
Culture
[modifier | modifier le code]- Le Centre culturel Marcel Hicter.
- Le Centre spirituel jésuite fondé en 1971.
Musée
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Galerie d'images
[modifier | modifier le code]-
Vue de Dave depuis Wépion.
-
Entrée du Fort de Saint-Héribert.
-
Musée de la Fraise.
-
Le château Fernan Nunez.
Économie
[modifier | modifier le code]Wépion est célèbre pour ses fraises qui sont mises en vente durant la saison de ce fruit. Le marché de la Fraise de Wépion s'est surtout développé dans l'entre deux guerres et fut à son apogée dans les années 1960, quasiment chaque famille cultivait de la fraise. À cette époque, la criée de Wépion expédiait des fraises jusqu'à Rungis en France.
De nos jours, l'activité s'est fortement professionnalisée et l'on y commercialise, par la criée, des fraises de mai à août.
Vie associative
[modifier | modifier le code]Jumelage
[modifier | modifier le code]| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Biedenkopf[6] | Allemagne | |||
| La Charité-sur-Loire | France | |||
| Neustadt an der Orla | Allemagne | |||
| Oostduinkerke[7] | Belgique | depuis | ||
Personnalités
[modifier | modifier le code]- La joueuse de tennis Justine Henin vécut un temps à Wépion, en bord de Meuse, avant de s'installer dans la principauté de Monaco.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 805.
- ↑ Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 66.
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 806.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 807.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 808.
- ↑ « https://www.biedenkopf.de/de/stadt-erleben/partnerstaedte/ »
- ↑ « https://www.koksijde.be/bloeiende-jumelages »
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)
