Château du Bérouze

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Château du Bérouze
Période ou style Château du XVII
Type Demeure noble
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Bernard Ducis
Protection non
Site web www.chateauduberouze.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 46° 05′ 07″ nord, 6° 43′ 01″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Samoëns

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Château du Bérouze

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Château du Bérouze

Le château du Bérouze (Bérouse) est un manoir du XVIIe siècle, situé sur la commune de Samoëns, dans le département de Haute-Savoie.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château du Bérouze est situé à l'entrée de Samoëns, par la route arrivant de Taninges en face de la chapelle dédiée à saint Pierre et saint Paul.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château du Bérouze, fut construit à côté d’une tour carrée du XVe siècle, vers 1660 par Bernard Ducis, fermier du prince et ancien châtelain de Saint-Jeoire[2],[3]. Son testament de 1660 fait une donation pour édifier une chapelle en face du manoir[2],[3]. L'argent sert a rétablir une ancienne chapelle du hameau dédiée aux saints Pierre et Paul[2],[3]. La chapelle était à l'origine installée au le col de Cou (Couz)[3]. Très probablement détruite en 1476, lors de l'invasion des troupes valaisannes, elle est reconstruite en 1481 au hameau de Bérouse[3].

L'édifice accueille une école[3].

Depuis 1997 un couple d'écrivains et journalistes néo-zélandais entreprend de restaurer le château, ce dernier étant pratiquement resté à l'abandon depuis 1930[réf. nécessaire].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le château fut témoin d’une idylle qui ne se termina pas très heureusement. Durant la guerre de succession d’Autriche, un capitaine espagnole en garnison à Samoëns et Taninges et logé au château, s’éprit de la fille du maître du Bérouze, Charlotte Lejeune, et l’épousa en 1748[4].

Malheureusement, la guerre finie, le régiment rentre en Espagne et le fringant capitaine le suivant, abandonnant sa femme enceinte sans jamais donner de ses nouvelles. Josepha Juradoz, telle était le nom de la fille d’inconstant Espagnol, épousa à son tour le fils unique d’un notable de Samoëns, François-Joseph-Marie Rouge. Quelques années plus tard, en 1775, elle eut la surprise d’apprendre que son père, devenu colonel et gouverneur de Cadiz, pris de remords, avait rédigé son testament en sa faveur et lui laissait une vraie fortune en or et bijoux. Mais elle n’eut guère le temps de profiter car elle mourut deux ans plus tard. Déjà bien pourvu du côté de sa famille paternelle, François-Marie Rouge devint, grâce à l’héritage de sa femme, le plus riche bourgeois des environs. Il utilisa sa fortune à faire le bien, créant au Bérouze une école de latinité, dont il était régent, protégeant les prêtres réfractaires durant le Révolution et terminant sa vie comme syndic de sa commune, en philanthrope aimé et respecté[4].

Description[modifier | modifier le code]

Le château de Bérouze est un manoir, couvert d'une haute toiture à quatre pans en ardoises, à laquelle on accède à sa cour par une porte cochère.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 159-160.
  • Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 255 p. (ISBN 978-2-8420-6274-3, lire en ligne)
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 535-544, « Samoëns ».
  • Hippolyte Tavernier, Histoire de Samoëns, Haute-Savoie : 1167-1792, Chambéry, imp. Ménard, , 291 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées IGN.
  2. a b et c Histoire de Samoëns, p. 89 (lire en ligne).
  3. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes 1980, p. 544.
  4. a et b Histoire de Samoëns, p. 122-123 (lire en ligne).