Château de Montaupin

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Le Château de Montaupin se situe au sud du village d’Oizé, dans le département de la Sarthe.

L'entrée du château
Château de Montaupin

Situé à quelques kilomètres du Mans et à vingt minutes de son fameux circuit et a à peine une heure et demi de la capitale, le château domine sa campagne environnante.

Ce château féodal daté des XIe siècle et XIIe siècle a connu de multiples transformations.

La plus ancienne partie du château encore visible aujourd’hui est le pigeonnier, daté du XVe siècle. Le reste de la bâtisse se partage entre des constructions datant des XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Seuls quelques éléments de la construction originale ont survécu aux épreuves du temps : datés du XVe siècle, le pigeonnier, la crypte de l’ancienne chapelle et le puits à l’entrée du château sont encore visibles. Un deuxième pigeonnier a été détruit au début du XXe siècle et le temps a altéré et vu la modification du château dans son architecture.

Le domaine est aujourd'hui inscrit sur la liste des patrimoines bâtis à protéger au titre de l'article L.151-19 du code de l'urbanisme.

Pigeonnier du château
Le pigeonnier du château

Le château de Montaupin à travers les âges (479-2021)[modifier | modifier le code]

Le château de Montaupin-la-Cour au Moyen-âge (479-1492)[1][modifier | modifier le code]

Il y eut deux châteaux de Montaupin : celui de Château de Montaupin-Jacquette et Montaupin-La-Cour, l’actuelle propriété). Tous les deux se situent au sud du bourg de Oizé, une possession seigneuriale.[2] Jean et Girard de Montaupin sont mentionnés dans le Cartulaire de Château-du-Loir comme vassaux, vers 1239, de la châtellenie d’Oizé.

Le Manoir de Montaupin apparaît dans les sources comme une possession seigneuriale vers 1342. Le 4 février 1392, Guillaume Chastain possède le fief de Montaupin-Jacquette et fait aveux de cette terre à Guyon du Bouchet, seigneur du Bouchet aux Corneilles.

Montaupin-la-Cour, tenu de la châtellenie de Foulletourte à foi et hommage simple, appartenait dès le XIVe siècle aux du Bouchet, seigneurs du Bouchet-aux-Corneilles –une ancienne forteresse de la zone datée XIè et XIIe siècle, aujourd’hui détruite, située à Oizé à la limite de Requeil. Au début du XVe siècle, la région est tourmentée par la Guerre de Cent ans. Le Château du Bouchet-aux-Corneilles tombe d’ailleurs aux mains des Anglais en 1425, sous Henri VI, avant d’être repris.

La famille du Bouschet[3][modifier | modifier le code]

On peut ainsi déduire que les du Bouchet  appartenaient à l’une des branches de la famille Du Bouchet De Sourches – ces derniers étaient d’importants seigneurs et propriétaires terriens de la zone. Simon du Bouchet aurait alors sûrement reçu le château ou du moins les terres de Montaupin en héritage avant de s’y établir, en tant que tout premier seigneur.

Arbre généalogique de la famille Du Bouschet de Montaupin ; crédits aux créatrices de cette page

En 1407, Simon du Bouchet, chambellan de roi Charles VII, devient le Premier Seigneur du château de Montaupin. Geoffroy du Bouschet (son fils), écuyer, seigneur du Bouchet, ne nous est guère connu. Il donna en 1457 une rente de 2 sols 6 deniers tournois à l’église de Requeil. Il épousa Ysabeau de Thévalles et en eut cinq enfants :

  • Jean du Bouchet (1340-1404), écuyer[1], seigneur du Bouchet ; marié à Jeanne de Buffe en 1365, devient Seigneur du Bouchet et de Montaupin-la-Cour, de Buffe et des Mortiers. Il échangera Montaupin-la-Cour, ses bois et vignes, contre la « Dreuserie », terres non loin de Montaupin (un domaine sarthois) avant de s’éteindre en 1475.
  • Briand du Bouchet, mort avant le 24 juin 1484 ;
  • Guyonne du Bouchet, veuve de Bremond des Bordes, écuyer, en 1484;
  • Aliette du Bouchet, unie par contrat du 13 janvier 1458 à Jacques de La Chevrière, écuyer, seigneur de la Roche de Vaux. Elle est décédée en 1484 ;
  • Marguerite du Bouchet (1480-1486) trépassa sans avoir contracté d’alliance.

Guyonne du Bouchet est seule héritière.  Elle dénonce les tractations des terres du Bouschet et fait procès à la mort de son frère Jean. Elle gagne à la Cour du Mans, rembourse les acheteurs (610 écus) et rentre en possession des biens aliénés par ce dernier. Elle vend le 13 septembre 1486, pour la modique somme de 2211 livres, la propriété à son beau-frère Jacques de La Chevrière , écuyer, seigneur de la Roche de Vaux, situé à Requeil, et marié à sa sœur Aliette.

Le château de Montaupin aux XIVème et XVème siècles ; crédits aux créatrices de cette page

La famille D'Aubigné[4],[5],[6][modifier | modifier le code]

Jacques et Aliette de La Chevrière auront une fille, Perrine de La Chevrière, la « Dame de Montaupin ». Lors du mariage de celle-ci, le 4 août 1488, elle apporta en dot la propriété à Jacques d’Aubigné, quatrième fils de Jean II d’Aubigné, seigneur de la Perrière, et d’Yolande du Cloître. Jacques d’Aubigné en fit aveu au seigneur de Foulletourte. Il eut trois enfants avec Aliette : Jean III, Marie et René, ainsi que deux enfants « naturels », Guyon et Catherine[7].

Il semble que la ferme actuelle de Montaupin-Jacquette aurait été le manoir jusque-là et Jacques d’Aubigné aurait transféré cette féodalité à Montaupin-la-Cour. Des travaux ont sans doute résulter de ce changement puisque le pigeonnier, dernier vestige visible de l’époque féodale, date de cette époque[8].

C’est après le décès de Jacques D’Aubigné en 1531 que ses fils porteront le titre de Seigneur d’Aubigné et de Montaupin.[9]

Le Château de Montaupin à la Renaissance (1450-1600)[10][modifier | modifier le code]

La famille D'Aubigné[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la famille D'Aubigne de Montaupin ; crédits aux créatrices de cette page

Le fils de Jacques d’Aubigné, René d’Aubigné, chevalier, seigneur de Montaupin, épousa Jeanne de Cochefillet de Vauvineux sans avoir de descendance. Il en va de même pour sa sœur Marie d’Aubigné, marié à Hélie du Doët.  

Jean III d’Aubigné de Montaupin, premier héritier et seigneur de Montaupin, se maria avec Olive Bousseron avec laquelle il eut 3 filles :

  • Guyone
  • Jacqueline
  • Françoise

Si les deux premières s’éteignirent sans alliance, Françoise d’Aubigné devient la Dame de Montaupin en épousant Jean de La Carrière Le Roy en 1565. Ce dernier s’avou vassal d’André de Beauvau, seigneur de Foulletourte, le 19 juin 1574.

La famille Le Roy[11][modifier | modifier le code]

De son mariage avec Jean de La Carrière Le Roy, Françoise d’Aubigné mettra au monde quatre enfants :

  • Pierre, écuyer, sieur de Montaupin et de la Carrière ;
  • Jean, écuyer, sieur de la Carrière, de la Houssaye, de Monfoulon et des Rochettes, qui fut marié en 1605 à Esther Gaultier, fille de François Gaultier, écuyer, sieur d’Aussigné. Il fit hommage à son frère aîné du lieu de la Foucherie, où il demeurait le 4 juillet 1608 et résida ensuite, de 1610 à 1614 « au lieu de la Marionnière, près le bourg de Saint-Sauveur-de-Flée », et de 1621 à 1633 aux Rochettes, paroisse d’Aviré. Tuteur et garde noble de ses enfants, de 1617 à 1630, il l’est également de son neveu Pierre en 1633.
  • Renée, mariée en 1611 à François de Hodon, écuyer, sieur des Buchetières ;
  • Julien Le Roy, sieur de la Foucherie, marié à Suzanne de Guerguebec et décédé à Oizé, le 11 octobre 1605. Sa veuve est « garde noble de son fils », Charles Le Roy, écuyer, seigneur d’Assé, en 1611.

C’est Pierre Le Roy qui prendra la suite de son père à la tête de la seigneurie de Montaupin. Le 11 juin 1593, Pierre Ier Le Roy avoua Montaupin avant de se marier le 10 mars 1611 à Barbe de Mondragon. Il décède en 1618.

Le Château de Montaupin au XVIIè siècle[modifier | modifier le code]

La famille Le Roy[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

Pierre Le Roy de Montaupin et Barbe de Mondragon eurent 3 enfants :

  • Pierre II, qui s’éteignit sans postérité entre 1633 et 1644,
  • Louis René
  • Charles Le Roy

Sa femme Barbe de Mondragon, dame du Bignon et du Verger, déjà veuve en 1618, convola en secondes noces avec Cyprien Le Vayer, écuyer, sieur de Bourgjolly.

Louis René Ier Le Roy, écuyer, seigneur de Montaupin, hérite de ce fief. Il prit pour femme Marie de Bellanger. Il en eut plusieurs enfants pour lesquels leur tuteur fit foi et hommage le 6 mars 1656:

  • Louise
  • René Jean Louise Le Roy épousa Robert Bellivier en 1672 avant de s’éteindre en 1696. Son frère René Jean Le Roy, écuyer, Seigneur de Montaupin, épousa le 12 janvier 1665, dans l’église de Broc, Louise de Broc, fille de Jacques de Broc, chevalier, baron de Saint-Mars-la-Pile, seigneur de Broc, et de Marguerite de Bourdeille.

René Jean Le Roy reçut le 19 janvier 1686, au nom de sa femme, et « des enfants de défunt Armand de Broc, Sceau de René Le Roy et de Louise de Broc, seigneur d’Echemiré, en attendant le règlement définitif de la succession de Sébastien de Broc, seigneur de Foulletourte et des Perrais, « la maison », domaine et appartenances et dépendances de Beaumont, à Oizé, et le moulin de Mocque Souris », échus audit Armand de Broc dans un partage précédent. Il était lieutenant au régiment de Lyonnais en 1689.

Le Château de Montaupin au XVIIIè siècle[modifier | modifier le code]

La famille Le Roy[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

Louise de Broc mourut le 15 juin 1706 et fut inhumée dans l’église d’Oizé le 28 du même mois. Son mari la suivit dans la tombe le 20 novembre 1721.

Sept enfants naquirent de leur union :

  • Louise, morte en 1738 sans alliance ni postérité ;
  • Renée, née le 22 octobre 1675 et mariée à Magdelon Thimoléon de Savonnières, chevalier, seigneur d’Entre-Deux-Bois et de Courdenet, à Vaas, fils de Jean-Guillaume de Savonnières et de Marie de La Haye, le 28 janvier 1711 ;
  • Marie, morte en 1782 sans postérité ;
  • Catherine-Ambroise, morte en 1715 sans alliance ni postérité ;
  • René-Pierre
  • Louis-Auguste, baptisé le 27 mai 1681 qui hérita de la seigneurie de Montaupin, épousa en premières noces Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet durant l’année 1731 et Marie-Thérèse de Moloré, en 1752 pour ses secondes noces.

Trois seulement survécurent à leur père : Renée, Louise et Louis, chevalier, seigneur de Montaupin et de Beaumont.

En 1731, Louis Auguste Le Roy de Montaupin s’unit à Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet (fille de René Aubert, sieur de Boisguiet, avocat au parlement, seigneur d’Yvré-le-Pôlin, et de Marie Le Peletier de Feumusson), et suivit la carrière des armes ; il était en 1725 et 1732 commandant d’artillerie à La Rochelle et chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, et lieutenant commandant de la même arme au département de Valenciennes.

De Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet, il eut deux enfants :

  • Louise-Armande, baptisée à Oizé le 18 septembre 1769, qui hérita de Montaupin de par l’ordre de succession, elle se maria par deux fois, le 1er mai 1788 avec le comte de L’hermitte, Pierre-Étienne, seigneur du Mesnil-Guyon, La Mazure, La Cheverie, Champhays, chevalier de Saint-Louis et capitaine au régiment de La Fère, et aux alentours de 1800 avec Henri-François Le Moine.
  • Augustine-Louise-Madeleine, née au Mans, paroisse de Saint-Nicolas le 21 février 1772, mariée à Jean-François-Marie d’Alexandre le 5 juillet 1791, officier au régiment de Chartres-Infanterie, fils d’Antoine d’Alexandre, chevalier, et d’Amable Philibé). Un accident la rendit veuve le 24 avril 1805.

Le 14 février 1752, Louis-Auguste Le Roy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Montaupin, Beaumont, la Place, Yvré-le-Pôlin, commissaire extraordinaire d’artillerie au Port-Louis, s’unit, en deuxième noces et à l’âge de 27 ans et demi, à Marie-Thérèse de Moloré, fille de Gabriel-René de Moloré, seigneur de Villaines, président de l’élection du Mans, et d’Anne-Renée de Belleriant, dans l’église de Savigné-l’Evêque.

Tombé veuf de bonne heure et ayant perdu Anne-Louise-Thérèse Le Roy, unique enfant issu de sa relation avec Marie-Thérèse de Moloré, née au Mans le 11 septembre 1753, il se remaria le 3 mai 1768, étant alors chef de brigade du corps d’artillerie au régiment de Strasbourg, à Louise-Marguerite de Montesson, la veuve de Jean-Armand, chevalier, marquis de Raffetanges, et fille de Louis-Pierre Joseph de Montesson, chevalier, seigneur de Douillet, et de Marguerite-Renée Le Silleur.

Louis-Auguste Le Roy décéda le 3 juin 1788, et sa femme le 28 février 1772.  

Louise-Armande Le Roy de Montaupin et son époux Pierre-Étienne de L’hermitte obtinrent, par acte notarial de succession, le 19 juillet 1791, devant René-Julien Le Blaye et Julien Dioré, notaires à Oizé et à Sougé-le-Ganelon, les deux tiers de cet héritage pour leur part : le lieu et domaine de Montaupin, les bordages de la Teisserie, de Verreille, et de la Place, les métairies Grassin, de la Roche et de Beaumont, les closeries de la Clérissière et de la Foucherie, les moulins de Mocque-Souris et de Boisard, et quatre-vingts à cent journaux de sapinières ou bois taillis à la Verrie et un pécule financier (rentes).

Augustine-Louise-Madeleine Le Roy et son époux Jean-François-Marie d’Alexandre eurent l’autre tiers dans leur lot, c’est-à-dire les métairies de la Bussonnière et de la Petite-Chapelle, à Sougé-le-Ganelon, deux maisons rue du Puits-de Quatre-Roues, au Mans et un pécule financier.

Le Château de Montaupin au XIXè siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution Française, débutée 1789, voit des affrontements armés se propager hors des murs de Paris et atteindre les diverses régions françaises.

La famille Le Roy [12],[4],[13][modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

Le mari de Louise-Armande Le Roy de L’hermitte, alors dame de Montaupin, fut un commandant en second au sein de l’artillerie de l’armée des côtes de Cherbourg sous Wimpffen et devint un des principaux chefs de la chouannerie dans la Sarthe. Il fut tué à Saint Denis-d’Orques, après la pacification, en avril 1795, dans une rencontre avec les Bleus, troupes républicaines qui s’opposent aux Blancs, troupes royalistes, lors de la guerre civile dite de la Chouannerie de 1792 à 1800[12].

On peut alors supposer que c’est ce conflit qui voit la destruction d’une partie du château puis sa reconstruction plus tard par la famille De La Porte.

Le 2 mars 1804, Louise Armande Le Roy de Montaupin épouse en secondes noces Henri François Le Moine qui décède en 1826.

On perd alors la trace du château qui ne réapparait qu’en 1827, lors de sa vente par les héritiers de Louis-François d’Arlanges et sa femme Louise-Agathe d’Orlvaux au maire d’Oizé, le marquis Ambroise de La Porte.

Le lien entre les Le Roy de Montaupin et Louise-Agathe d’Orlvaux reste méconnu, on peut supposer qu’elle était l’héritière en succession la plus proche et a donc récupéré la propriété après les multiples confiscations de biens nobiliaires et affrontements armés de la Révolution Française, ou bien que son illustre nom lui valut ce cadeau, ce château voisin à ses terres à la Restauration. Cette acquisition peut également être liée à des ventes successives au cours de la période. [14]

Chronologie du château de Montaupin - XVI et XVIIème siècles ; crédits aux créatrices de cette page

La famille d'Arlanges[15][modifier | modifier le code]

Louise-Agathe d’Orvaulx, fille de Louis-Philippe-François Comte d’Orvaulx, apporta en dot le château de Montaupin à son époux Louis- François d’Arlanges, le 28 février 1799.

De ce mariage naitront 5 enfants :

  • Marie-Louise-Zoé d’Arlanges née en 1800 et mariée à Charles-André-Auguste de la Voyrie le 17 mai 1821 – ce dernier était un ancien officier de la marine royale, reconnu pour ses services, ses faits d’armes et sa fidélité lors des Guerres de Vendée. De leurs mariages naissent 2 filles.
  • Adolphe-Louis-Gaston d’Arlanges, né le 7 avril 1802 ;
  • Eugène-Louis-Gaston d’Arlanges, né le 7 mars 1806 et marié à Nathalie Morisson de la Bassetière. De leur union naissent 3 filles.
  • Adèle-Charlotte-Agathe d'Arlanges, née en 1804 et décédée en 1820 ;
  • Marie-Armande d’Arlanges, née le 10 juillet 1807 et morte jeune

C’est Marie-Louise-Zoé d’Arlanges et son époux Charles-André-Auguste de la Voyrie qui recueillirent les biens de leurs pères et mères en 1827 à la mort de Louis-François d’Arlanges. Ils vendirent la propriété, château et terres, en 1827 au marquis de Saint-Gemme.

La famille De La Porte[16][modifier | modifier le code]

M. Ambroise de La Porte, né le 19 août 1793 et décédé le 12 février 1866. Le Marquis de la Porte était un agriculteur de renommé et maire d’Oizé, il résida dans le château de 1830 à 1866 et utilisa les terres comme une large ferme et un espace de cultures agricoles primées.

Vente de Montaupin via petites annonces [16]

À sa mort, en 1866, la propriété en passa au marquis Ambroise de La Porte, son fils aîné, né le 17 juillet 1833 et décédé le 20 décembre 1912 ; ce dernier la vend par adjudication.

Ventes successives de la propriété[modifier | modifier le code]

Descriptif des ventes successives ; crédits aux créatrices de cette page

On perd alors la trace de la propriété - dès lors, de par les ventes successives de la propriété, les séquences de vente restent méconnues. Le château de Montaupin passe par de nombreux changements de propriétaires sur de courtes périodes aux XIXème et XXème siècles. La guerre franco-allemande de 1870 à 1871 qui voit l’occupation de la Sarthe y joue peut-être pour quelque chose.

M. Vrament acquit, en 1880, la propriété avant de la revendre en 1888. Le château et ses dépendances (58 Ha) sont revendus à M. Cureau (un grand voyageur et collectionneur de tableaux) et les terres à Messieurs Piedor, Dupuy, Sacré, et Le Bled.

La propriété change encore de mains, avant de réapparaître en 1900.

Chronologie des propriétaires successifs de Montaupin du XIXème au XXIème siècles ; crédits aux créatrices de cette page

Le Château de Montaupin au XXè siècle[17][modifier | modifier le code]

La famille Mary[modifier | modifier le code]

Depuis 1915, le château a été vendu à la famille Mary Athanase-Modeste et Joséphine-Augusta Mary née Maissin, qui le transmettent à leurs filles : Geneviève Mary épouse Bataille et Louise Madeleine Mary épouse Chesnais.

Le château fut ensuite vendu en 1957 à Monsieur Ferré, (marchand de biens au MANS) avant de la vendre en 1959 à la famille David.[18]

Se succéderont alors – en qualité de propriétaires des lieux :

  • Pierre et Germaine David (1959-1967)
  • Alain David et Nicole Dubois (1984-2000)

Le Château de Montaupin au XXIè siècle[17][modifier | modifier le code]

La famille David[modifier | modifier le code]

La famille David conserve encore Montaupin et son château avec Mme Marie-Paule David, en qualité de propriétaire, de 2000 à 2021.

La famille Fadel[modifier | modifier le code]

Le château de Montaupin est actuellement exploité en tant que chambres d’hôtes avec un gîte dans la Tour extérieure, et dispose depuis 2021 de nouveaux propriétaires, la famille Fadel, qui a totalement rénové le Château de Montaupin.

Chronologie des ventes successives du château ; crédits aux créatrices de cette page

Étude héraldique[18][modifier | modifier le code]

Famille Du Bouchet :

«D’argent à deux fasces de sable, d'azur, semé de fleurs de lys d'argent, accompagné d'un lion»

Forme : Ecartelé

Pièces et rebattements : Fascé de 6 pièces

Meubles : Lion, Lys

Blason de la famille Du Bouschet

Famille d’Aubigné :

«De gueules, au lion d’hermines armé, lampassé & couronné d’or»

Forme : écu français moderne

Emaux: Gueules

Fourrures: Hermine

Meubles : Lion

Blason de la famille D'Aubigné

Famille Le Roy:

Forme : écu des Dames

Emaux: Gueules

Rebattements: Losangé

Meubles : Griffon

Blasin de la famille Le Roy

Famille D'Arlanges:

«D'argent, à trois merlettes, accompagnées de six annelets, rangés en orle, surmontés d'une fasce ondée, le tout de sable. »

Métaux : Argent

Pièce et Rebattements: fasce ondée

Meubles : Merlettes et annelets

Le blason de la famille d'Arlanges

Famille De La Porte:

Forme : écu italien

Meubles : Lion

Ornements extérieurs: Cri, Supports avec des aigles couronnés avec sceptre, globe et croix

Le blason de la famille La Porte

Le parc de Montaupin[13][modifier | modifier le code]

Le parc du château de Montaupin s’étend sur plus d’un hectare.

Y cohabite un tuya de plus de cinq siècles, un catalpa au tronc de près de 10 mètres de circonférence et un séquoia, dont les graines auraient été ramenés d’Orient par le naturaliste Pierre Belon, né en 1517 à la Souletière, à la limite d’Oizé et de Cérans-Foulletourte. C’est ce dernier qui introduit diverses plantes exotiques en France, il porta une grande attention aux propriétés médicinales de celles-ci.[14]

Le parc se compose alors de plantes importées et communes au paysage de la région. On y trouve une multitude d’arbres et arbres fruitiers : sapins, cèdres, marronniers, peupliers d’Italie, noyers, pommiers, palmiers, cerisiers, poiriers et pruniers. Le parc dispose également d’un important jardin floral composé de variété de roses, vignes, tulipes, jacinthes, jonquilles, muguet, roseaux et iris poussant près de l’étang.


On y retrouve également des potagers de menthes et des buissons de fruits rouges, des muriers, framboisiers, cassis et groseillers.

La façade du château

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie: Volume 4, Paris, Monnoyer, , 830 p. (lire en ligne), p. 316, 317
  2. Société des archives historiques du Maine, La Province du Maine, (lire en ligne)
  3. Société historique et archéologique du Maine Auteur du texte, « Revue historique et archéologique du Maine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le )
  4. a et b Anselme de Sainte-Marie, Honoré Caille Du Fourny, Ange de Sainte-Rosalie (François Raffard, en religion le père Ange de Sainte-Rosalie.) et Simplicien (Paul Lucas, en religion le père Simplicien.), HISTOIRE GENEALOGIQUE ET CHRONOLOGIQUE DE LA MAISON ROYALE DE FRANCE, DES PAIRS, GRANDS OFFICIERS de la couronne & de la Maison du Roy: & des anciens Barons du Royaume: AVEC LES QUALITEZ, L'ORIGINE, LE PROGRÉS & les Armes de leurs Familles; Ensemble les Statuts & le Catalogue des Chevaliers, Commandeurs, & Officiers de l'Ordre du S. Esprit. LE TOUT DRESSÉ SUR TITRES ORIGINAUX, SUR LES Registres des Chartes du Roy, du Parlement, de la Chambre des Comptes, [et] du Châtelet de Paris, Cartulaires, Manuscrits de la Bibliotheque du Roy, [et] d'autres Cabinets curieux, Par la Compagnie des Libraires, (lire en ligne)
  5. Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume ...: On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles & les plus illustres ..., La veuve Duchesne, (lire en ligne)
  6. Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume, Vol. 1, Paris, La Veyve Duschene (lire en ligne), p. 497
  7. Anselme de Sainte-Marie, Honoré Caille Du Fourny, François Raffard et Paul Lucas, HISTOIRE GENEALOGIQUE ET CHRONOLOGIQUE DE LA MAISON ROYALE DE FRANCE, DES PAIRS, GRANDS OFFICIERS de la couronne & de la Maison du Roy: & des anciens Barons du Royaume, Paris, Par la Compagnie des Libraires, 20 mais 2021, 980 p. (lire en ligne), p. 451
  8. Société historique et archéologique du Maine Auteur du texte, « Revue historique et archéologique du Maine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le )
  9. Etienne Patou, « Arbres génalogiques de Montaupin »
  10. 1.     Archives de l’église de Requeil, compte de 1514.
  11. « "pierfit" - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le )
  12. a et b Nepveu de La Manouillère, « 1789-1799. Un chanoine sans chapitre, désemparé face à la Révolution », dans Journal d’un chanoine du Mans : Nepveu de La Manouillère (1759-1807), Presses universitaires de Rennes, coll. « Mémoire commune », (ISBN 978-2-7535-6554-8, lire en ligne), p. 465–589
  13. a et b Société des archives historiques du Maine, La Province du Maine, France, 432 p. (lire en ligne)
  14. a et b Anne-Marie Renoir, Oizé : un village du Haut-Maine chargé d'Histoire, page 16
  15. Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre, Badier Jacques, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. Tome 7, Paris, 1863-1876, 486 p. (lire en ligne)
  16. a et b « Journal des débats politiques et littéraires », Journal des débats politiques et littéraires,‎ (lire en ligne)
  17. a et b 1.     Archives de la Sarthe, fonds municipal, n° 25, fol. ho et 47 v°.
  18. a et b Archives du Maurier, Dossier de Montaupin