Château de Lussac (Lussac, Charente-Maritime)

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Château de Lussac
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Protection  Inscrit MH (1999)
Coordonnées 45° 28′ 10″ nord, 0° 28′ 43″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région historique Saintonge
Subdivision administrative Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Commune Lussac

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Château de Lussac

Le château de Lussac est situé à Lussac, près de Jonzac, en Charente-Maritime.

Historique[modifier | modifier le code]

La seigneurie existe dès le XVIe siècle, et elle passe en 1530 de Jean Vidault à François Lefourestier, seigneur d'Orignac, le mari de Catherine Vidault.

En 1729, Françoise-Marguerite Arnould de Vignolle fait faire une estimation : tout est en ruine, les granges, le colombier, les murailles comme une des tours. Il ne reste que le pavillon de gauche et une tour, et elle fait reconstruire un corps de logis bas s'appuyant sur eux et un pavillon symétrique.

Le logis, les communs, le lavoir, la glacière, l'orangerie, ainsi que les terrasses, leurs escaliers, le parc, la passerelle métallique, le pont sur la Seugne et le vivier en pierre ont été inscrits monument historique par arrêté du 21 décembre 1999[1]

La restauration du château et son embellissement sont l’œuvre de la marquise des Dunes, qui y mourut en I766, après avoir institué son cousin, François de Poute, seigneur de Nieul-le-Virouil, son légataire universel, lequel vendit le château et son annexe du Breuillé, le 30 juin I782, à Charles Lys, moyennant le prix de I64 000 livres. Quelques années plus tard, le 2 août I784, Charles Lys achetait, mais cette fois en commun avec son frère, Daniel Lys, du Sire de Pons, la terre détachée de sa châtellenie de Clion, contiguë à celle de Lussac, moyennant un prix de I30 000 livres, sommes qui permettent de juger de l'importance des immeubles qui ont fait l'objet de ces achats.

Charles et Daniel Lys, dont nous avons déjà vu les noms, descendants de Jean LYS – DALLAY sont restés suivant la tradition des leurs de fervents prosélytes.

Armateurs à Bordeaux ils avaient acquis une fortune considérable, Charles Lys surtout, par ses transactions commerciales avec les anciennes colonies Françaises, notamment celle de Saint-Domingue, où il possédait plusieurs établissements avec lesquels il entretenait des relations continuelles, au moyen de sa flottille, dont deux de ses bateaux portaient un nom symbolique :

"Le LYS" et la "Saintonge"

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château domine la vallée de la Seugne et surplombe les jardins qui sont en terrasse et où l'on accède par des escaliers à balustres dont un est marqué 1769.

Le corps de logis bas est encadré de deux pavillons à haute toiture à pans couverts d'ardoises.

De l'autre côté, la cour est encadrée de dépendances : écuries, poulailler, chenil, bugeoir (ou pièce à bugée la lessive), fenil, granges et logements ouvriers.

Parc et jardin[modifier | modifier le code]

Le jardin bas est dessiné de parterres à la française. Près des balustres se trouve une orangerie à toitures à l'italienne.

La grande allée donne la perspective.

Le parc est coupé d'allées cavalières. Au fond se cache un chenil du XIXe siècle

Les communs sont tapissés de treilles dont certains pieds sont très anciens, comme un muscat de 150 ans.

Au bord de la Seugne, près du potager, s'étend la "pêcherie", une très ancienne réserve à poissons.

La passerelle métallique, le pont en pierre enjambant la Seugne et le vivier en pierre dans le lit de la rivière sont inscrits monuments historiques par arrêté du 21 décembre 1999.

Visites[modifier | modifier le code]

Du 1er juillet au 5 septembre, de 10h à 18h.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Châteaux manoirs logis, la Charente-Maritime, éditions Patrimoines et Médias 1993, (ISBN 2-910137-04-X)
  • Guide des parcs et jardins de Charente-Maritime, Philippe Prévôt, éditions Sud-Ouest 2003, (ISBN 2-87901-497-2)