Caresses interdites

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Caresses interdites (Daddy, Darling) est un film danois et américain, réalisé par Joseph W. Sarno et sorti en 1970. Il aborde les thèmes de la famille monoparentale et recomposée, de la découverte de la sexualité, de la jalousie, de l'inceste et du lesbianisme, en introduisant quelques scènes érotiques.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans un pavillon de Copenhague, Katja, une jeune étudiante de dix-neuf ans, n'a pas d'autre amie que Lise et vit seule avec son père veuf, Eric, souvent en déplacement pour son travail. Vierge et éprouvant du désir pour lui, elle tente de le séduire, en vain, et doit se contenter de fantasmer sur lui, y compris lorsqu'elle cède aux avances de Lars, le jeune locataire et amant de Lise et sa mère.

Lorsque Katja apprend de son père qu'il va se marier avec Svea, une collègue qu'il fréquente secrètement depuis quelque temps, elle est prise de jalousie et de désarroi. Un soir, après les cours, elle se confie à son professeur, Miss Sten, qui, pour la réconforter, la convie à les rejoindre, elle et son amie Miss Bellig, à un dîner organisé par la sœur de cette dernière, Lena. Celle-ci, artiste à succès, accepte de donner des cours de peinture à Katja, devant les recommandations de Miss Sten. L'intérêt de Katja pour cette nouvelle expérience lui fait quelque peu oublier sa jalousie pour Svea, et elle devient de plus en plus cordiale à son égard.

Mais un soir, Katja surprend son père et Svea en train de faire l'amour. Elle s'enfuit alors chez Lena, qu'elle trouve en compagnie de Tanja, leur modèle de nu. Lena lui explique qu'elle et Tanja entretiennent le même type de relation que Miss Sten et Miss Bellig, dont elle lui avait déjà expliqué qu'elles étaient amantes. Lena demande alors à Tanja d'initier Katja aux plaisirs entre femmes, puis la chasse de son appartement.

Katja en revient avec l'idée de profiter de l'absence de son père pour séduire Svea et ainsi la discréditer auprès de son père. Elle parvient à ses fins, mais, alors qu'elle s'apprête à téléphoner à son père pour le lui révéler, elle se ressaisit et quitte la maison.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Sarno a choisi le Danemark en raison de l'attitude plus libérale de ce pays, par rapport aux États-Unis, à l'égard de la nudité et de la sexualité[1].

La Revue du cinéma qualifie le travail de Sarno de « portrait psychologique cohérent » et de « réalisation honnête qui évite le scabreux, mais gâchée par le détours du scénario et l'extrême faiblesse des dialogues »[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Musique : composée et dirigée par Tony Hazzard (en)
  • Chansons (extraites de l'album Tony Hazzard sings Tony Hazzard sorti en 1969)[5] :
    • Hello, World
    • Fade Away, Maureen
    • Hello It's Me
    • Me, the Peaceful Heart
    • You Won't Be Leaving

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Helli Louise (en) (créditée Helle Louise) : Katja Holmqvist
  • Ole Wisborg (da) : Eric Holmqvist, le père de Katja
  • Gio Petré (en) : Svea Karlson, la maîtresse puis épouse d'Eric
  • Fezex Kyo (créditée Kyo Feza) : Lise Norbert, une camarade de Katja
  • Lise Thomsen (en) (créditée Lisa Thomson) : Eva Norbert, la mère de Lise
  • Søren Strømberg (da) : Lars, le locataire et amant de Lise et sa mère
  • Tove Maës : Segrid Sten, le professeur de Katja et Lise
  • Inger Gleerup : Marie Belling, la maîtresse de Segrid
  • Lise Henningsen : Lena Belling, la sœur de Marie
  • Jeanette Swensson (créditée Jeannette Swenson) : Tanja, le modèle et maîtresse de Lena

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) Vincent LoBrutto, The Encyclopedia of American Independent Filmmaking, Westport (Connecticut), Greenwood Press, , 566 p. (ISBN 0-313-30199-9), p. 367.
  2. Daniel Sauvaget, « Caresses interdites », La Revue du cinéma, no 260,‎ , p. 133–134.
  3. (en) « Daddy Darling (1970) », BBFC.
  4. (en) « Daddy, Darling », Monthly Film Bulletin, vol. 39, no 461,‎ .
  5. (en) Simon Matthews, Psychedelic Celluloid: British Pop Music in Film & TV 1965 - 1974, Harpenden, Old Castle, (ISBN 978-1-84344-457-2), p. 129.