Cambarellus montezumae

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Cambarellus montezumae ou Acocil est une espèce d’écrevisses de la famille des Cambaridae, endémique du Mexique.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom acocil vient du Nahuatl cuitzilli, qui signifie « tortueux de l'eau » ou « se tortille dans l'eau »[3]. C'est un aliment traditionnel des Mexicains précolombiens, qui bouillaient ou cuisaient l'animal dans des tacos[4].

Distribution[modifier | modifier le code]

C'est une espèce commune dans son aire de répartition, devenant abondante dans certaines régions. Elle peut être trouvée dans un certain nombre de types d'habitats aquatiques, y compris les habitats artificiels tels que le canaux. Elle affectionne les zones à végétation aquatique, et elle s'enterre souvent parmi les racines.

Elle est endémique au Mexique, où elle est connue de Jalisco et Puebla[5].

Description[modifier | modifier le code]

Cette écrevisse naine peut grossir jusqu'à 4 cm pour les femelles et 3 cm pour les mâles. Elles vivent en moyenne 1 an et demi. Elle peut tolérer une gamme relativement large de températures, de pH et de concentrations d'oxygène[5]. Elle est considérée comme une espèce moins préoccupante par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), car elle est adaptable, ses populations sont stables, et elle ne fait face à aucune menace majeure. Les menaces mineures comprennent l'introduction de la carpe commune (Cyprinus carpio) dans la région. L'acocil est toujours une source de nourriture de subsistance pour les populations locales[5].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les femelles peuvent pondre jusqu’à 10-30 œufs pendant 4 semaines qui donnent naissance à des écrevisses miniatures qui sont la copie des parents. À la naissance, on distingue une proportion déséquilibrée entre les deux sexes. Il naît en effet quatre mâles pour une femelle. Une nourriture relativement riche en protéine est nécessaire pour le bon démarrage de la croissance des écrevisses, on peut ensuite passer à une nourriture plus « équilibrée » avec plus de végétaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ITIS, consulté le 6 août 2018
  2. BioLib, consulté le 6 août 2018
  3. Carlos Montemayor et Donald H. Frischmann, Words of the True Peoples : Poetry, vol. 2, University of Texas Press, (ISBN 978-0-292-70580-7, lire en ligne)
  4. Lorenzo Ochoa, Pre-Columbian Foodways : Interdisciplinary Approaches to Food, Culture, and Markets in Ancient Mesoamerica, Springer, , 535–552 p. (ISBN 978-1-4419-0470-6, DOI 10.1007/978-1-4419-0470-3_22, lire en ligne), « Topophilia: a tool for the demarcation of cultural microregions: the case of the Huaxteca »
  5. a b et c Alvarez, F., López-Mejía, M. & Pedraza Lara, C. 2010. Cambarellus montezumae. The IUCN Red List of Threatened Species 2010. Downloaded on 14 June 2016.

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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