César Chesneau Dumarsais

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César Chesneau Dumarsais
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
C. F. C. D. T.Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Ordre religieux

César Chesneau dit monsieur Dumarsais ou Du Marsais, né à Marseille le et mort à Paris le , est un grammairien et philosophe français.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Dumarsais perd son père au berceau, il est élevé par une mère peu aimante et qui ne s'occupe pas de ses enfants. Elle laisse dépérir la fortune de ses enfants, disperse et vend sans aucun profit une bibliothèque léguée par deux parents. Ceci attriste fortement Dumarsais, qui essaye tant bien que mal de sauver le maximum de livres en les dérobant dès qu'il le peut.

Il entre chez les Oratoriens de sa ville natale, et y fait ses études avec succès. Il s’affilie même à leur congrégation mais, découragé par le peu de liberté qu’on lui laisse, il en sort bientôt pour aller, vers l’âge de vingt-et-un ans, étudier le droit à Paris. Il s’y marie, et est reçu avocat au Parlement, le .

Précepteur et auteur[modifier | modifier le code]

Divers embarras de fortune et de ménage le forcent à quitter le barreau, pour entrer en qualité de précepteur chez le président de Maisons. C'est ici qu’il commence son ouvrage sur les libertés de l’Église gallicane, qui ne paraît qu’après sa mort. Le président de Maisons étant mort, Dumarsais est admis, en qualité de gouverneur, chez le financier Law. La fortune de celui-ci dure peu de temps, ce qui laisse le philosophe sans emploi et sans ressources. Heureusement pour lui, le marquis de Beaufremont lui ouvre sa maison et pendant ce séjour, il peut se livrer plus tranquillement à l’étude; il compose alors ses Principes de Grammaire et surtout son Traité des Tropes, son ouvrage le plus célèbre et celui qui a fait survivre son nom.

En sortant de chez le marquis de Beaufremont, Dumarsais se voit forcé pour vivre d’ouvrir un pensionnat dans le faubourg Saint-Victor, dans lequel il trouve à peine des moyens de subsistance. Il veut encore se charger de quelques éducations particulières, que son âge avancé ne lui permet pas de conserver longtemps. C'est alors qu’il travaille sur l’Encyclopédie. Mais cette activité (151 articles, signés «F», parus dans les sept premiers volumes terminés avant sa mort) ne peut lui assurer une modeste aisance, et il meurt dans la misère et infirme.

Caractère[modifier | modifier le code]

Dumarsais était un esprit net et juste, d’un caractère doux et tranquille, avec sa faible connaissance des hommes, sa naïveté et sa facilité à dire ce qu’il pensait il fut surnommé par D’Alembert «La Fontaine des philosophes». Ses contemporains ont fait l’éloge de sa probité, de sa douceur et de sa simplicité. Il a montré dans ses ouvrages une rare pénétration d’esprit, un grand sens et une érudition étendue.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses principaux ouvrages sont:

  • Traité des Tropes, 1730, son œuvre principale, qui est devenue un classique. Dans ce célèbre traité de rhétorique, l’auteur expose d’abord ce qui constitue le style figuré, et montre combien ce style est ordinaire, et dans les écrits et dans la conversation; il détaille l’usage des tropes dans le discours, en appuyant ses observations d’exemples heureusement choisis. « Tout mérite d’être lu dans le Traité des Tropes, dit D’Alembert, jusqu’à l’errata ; il contient des réflexions sur notre orthographe, sur ses bizarreries, ses inconséquences et ses variations. On voit dans ces réflexions un écrivain judicieux, également éloigné de respecter superstitieusement l’usage et de heurter en tout pour une réforme impraticable. » Cet ouvrage fut loin d’obtenir le succès qu’il méritait: le titre même contribua à l’indifférence du public, et Dumarsais a raconté lui-même que quelqu’un voulant un jour lui faire un compliment, lui dit qu’il venait d’entendre dire beaucoup de bien de son Traité des Tropes, prenant les tropes pour… un nom de peuple.
  • Méthode raisonnée pour apprendre la langue latine (1722); il y présente d’abord les mots dans l’ordre de la construction française avec une version interlinéaire;
  • Exposition de la doctrine de L'Eglise gallicane par rapport aux prétentions de la Cour de Rome (1757)
  • Logique et Principes de grammaire, 1769, où il traite la grammaire en philosophe
  • une petite Logique classique, fort superficielle.

Il a fourni à l'Encyclopédie de Diderot plus de cent cinquante articles sur la grammaire (volume I-VII) ainsi que l’article «philosophe» en 1765[1] (volume XII de l'Encyclopédie).

À côté de ses textes philologiques, il est également l’auteur d’œuvres de philosophie éditées clandestinement, tels que:

  • Le Philosophe (1730);
  • Nouvelles Libertés de penser (1743);
  • Examen de la religion chrétienne (1745).

On lui attribue quelques écrits antireligieux qui ne paraissent pas lui appartenir.

Il a proposé des réformes dans l’orthographe qui n’ont pas été accueillies. Ses Œuvres ont été publiées en 1797, 7 vol.

Son Éloge a été écrit par D’Alembert (dans Encyclopédie, vol. V), et par A. de Gérando (1805). D’Alembert y indique qu’il avait « vécu pauvre et ignoré au sein d’une patrie qu’il avait instruite ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]